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Fiche livre | | |
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 | Les Chutes De Joyce-Carol Oates Editeur : Points Parution le : 1 Septembre 2006
Au matin de sa nuit de noces, Ariah Littrell découvre que son époux s'est jeté dans Les chutes du Niagara. Durant sept jours et sept nuits, elle erre au bord du gouffre, à la recherche de son destin brisé. Celle que L'on surnomme désormais " la Veuve blanche des Chutes " attire pourtant l'attention d'un brillant avocat. Une passion aussi improbable qu'absolue les entraîne, mais La malédiction rôde... | [Poche]
Commentaires Amazon| 2008-06-25 | Note : 5/5 | Une découverte Un superbe roman, je me réveille en lisant les commentaires des autres lecteurs dont je m'inspire !
J'ai aimé l'idée, les lieux, l'évolution des écrits, un peu comlexe, mais ce roman est à lire sans idées préconsues. Comme je suis en retard dans mes commentaires, je dirai que c'est le meilleur de l'auteur, s'il faut en lire un c'est celui ci , aprés cela se dégrade. l'auteur est riche en production, mais c'est le seul qui m'ai laissé un souvenir...j'avoue, les autres j'ai laissé tomber. Alors misez sur celui ci pour les vacances
| | 2008-01-04 | Note : 5/5 | Un roman exceptionnel, foisonnant et passionnant »Les chutes » est un roman foisonnant.
A la fois femme hiératique, hautaine, froide envers ses enfants et amante passionnée avec son mari, Aria transmettra ses névroses à ses enfants. C'est un personnage fascinant, à la fois glaçant par sa froideur, son incapacité à aimer et se montrer tendre, et sa volonté farouche de rester libre et de ne pas céder au quant dira-t-on, au dictat d'une société puritaine et conservatrice.
L'intrigue se déroule dans les années 50-60 : Joyce Carol Oates décrit également ce lieu exceptionnel de beauté sauvage transformé en monstre industriel, symbole d'une Amérique délirante et obnubilée par le progrès et l'expansion.
Le style est rapide, saccadé (le premier chapître est un véritable bonheur), et happe le lecteur qui plongera dans "Les chutes" avec bonheur et exaltation.
| | 2007-05-21 | Note : 4/5 | bel ouvrage Ariah est une de ces quelques héroïnes de roman qu'il est difficile d'oublier. Dans sa minutieuse complexité, elle s'anime devant nous comme un être réel. Les "chutes", celles du Niagara et celles de quelques-uns des personnages, grondent en arrière-plan de son histoire tragique et profonde ainsi que celle de sa famille dans un monde dépeint avec une lucidité amère et mordante. Il s'agit là d'une oeuvre littéraire de qualité.
| | 2007-02-14 | Note : 4/5 | "les chutes" un titre à lectures plurielles Evidemment, dans ce roman les première "chutes" qui apparaissent sont celles ,célébrissimes, du Niagara. Elles sont un des personnages centraux du livre, et on ne s'en éloigne jamais. C'est leur aspect maléfique qui est mis en relief, contrastant avec l'utilisation touristique et commerciale dont elles sont l'objet, destination de reve et de mort tout à la fois. Mais ce roman raconte aussi un certain nombre de chutes au sens physique du terme: suicides, accident, assassinat, tentations de plongeon arretées in extremis par d'heureuses interventions...Mais les chutes sont aussi sociales: Ariah et sa famille dégringolant brutalement l'échelle sociale, aussi rapidement que la voiture de son mari plonge dans les chutes.Chutes au sens religieux également: issue d'un famille de pasteurs,Ariah à cause de son histoire personnelle se considère comme damnée(ainsi que ses enfants). Son premier mari,pasteur se jette dans les chutes parce qu'il pense avoir "chuté". Chute aussi d'un groupe social ayant fait fortune en condamnant la population la plus pauvre de la ville à vivre, travailler et élever ses enfants sur un site gravement pollué qui les tuera plus ou moins lentement.
L'ambiguité du titre se retrouve aussi dans les personnages et dans leurs relations. Ariah pleines de contrastes, amoureuse et mère passionnée, obstinée dans ses silences et son isolement(et qui fera sa vie là où elle a vécu l'horreur). Mais tous les autres personnages sont porteurs de contrastes et d'ambiguité: dans leur évolution, leurs choix, leur caractère qui ne concorde pas avec leur apparence (Chandler??, Royall, Juliet, Bud junior, la femme en noir...)
Une oeuvre riche, une valeur sûre.
| | 2006-10-31 | Note : 4/5 | L'envers d'un site prestigieux Au lendemain de leurs noces, le premier mari d'Ariah se jette dans les chutes du Niagara convaincu qu'il ne pourra jamais l'aimer. Dès lors, Ariah portera toute sa vie la certitude d'être damnée.
C'est au cours de ses égarements hébétés qui ont aussitôt suivi la tragédie qu'elle va rencontrer son deuxième mari, Dick Burnaby, jeune avocat, avec lequel elle passera dix années et aura trois enfants. Une décennie de bonheur sans ombrages. Jusqu'au moment où Dick va s'investir corps et âme dans une affaire de pollution chimique qui causera sa perte. Ariah refusera toujours l'implication de son mari, même à titre posthume, certaine que, pour elle, cette affaire est un signe que sa damnation continue.
Ce livre a l'allure d'une saga, ce genre d'histoire à découper en de multiples épisodes pour éventuellement être portés à l'écran.
Comme dans l'ensemble de ses romans, l'auteure nous présente son personnage principal, Ariah, sous les traits d'une femme complexe, tourmentée, aussi exaspérante qu'impénétrable. L'histoire dissèque avec force et brio les déviances de cette personnalité insaisissable qui régnait en maître sur ses enfants les entraînant avec elle dans une forme de déséquilibre.
L'auteure a décidément aussi l'art de pointer avec perspicacité les travers de l'économie et de la politique américaine, avec ses dérives sociales. Ici, elle s'attaque encore plus subtilement aux enjeux colossaux de certains, capables, en toute impunité, de mettre en péril l'environnement et une partie de la population sans aucuns scrupules au nom de l'expansion industrielle. Développement économique prospère d'un côté et destructeur de l'autre. Et dans cette Amérique des années 50-70, autant avoir la chance d'être du bon côté. Tout y est : corruption, appât du gain, complicité, conspiration du non-dit d'une part et de l'autre altération, désespoir, impuissance, soumission, révolte vaine.
À l'instar des chutes, ce livre envoûte par son bouillonnement morbide et maléfique.
Plus je découvre les ouvrages de cette auteure et plus je suis conquise. Ici, en particulier, elle confirme qu'elle est réellement une militante fort subtile dans sa façon de revendiquer. Difficile aussi à ce moment de ne pas penser au film de Steven Soderbergh, « Erin Brokovich ».
En effet, derrière ce site prestigieux mondialement réputé que sont les chutes du Niagara, se dissimulent les plus grandes usines chimiques américaines. Dans les années 50, elles ont prospéré au détriment de toute protection environnementale et dans la plus totale indifférence écologique.
Je regrette toutefois le « happy end » du livre qui illumine un peu trop la noirceur de l'histoire si bien entretenue tout au long de la narration. C'est un ouvrage dense et dru dont je déplore quand même la longueur de certains passages.
Mais malgré cela, Joyce Carol Oates a assurément, pour moi, un magnifique talent de romancière !
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