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Porte Louise

Porte Louise

Auteur : Christopher Gérard

Editeur : Editions l'Age d'Homme

Après trente-huit ans d'absence, Louise revient dans sa ville natale, Bruxelles, pour mener une enquête sur la disparition de son père, Charlie, séduisant Irlandais mystérieusement assassiné alors qu'elle n'était qu'une enfant. Au cours de ses recherches dans la capitale, Louise découvre les facettes d'une ville qu'elle croyait connaître et nous entraîne à sa suite d'endroits disparus en lieux bien réels où l'on se régale. En quête d'une vérité qui se dérobe sans cesse, Louise rencontre des interlocuteurs aussi variés qu'attachants : un commissaire de police, tombé amoureux d'elle à douze ans; Ingrid, la secrétaire et confidente de Charlie; une avocate branchée; un espion français, libertin et amateur d'art; Lord Pakenham, l'ancien chef de l'Intelligence Service, qui a rencontré son père pendant la guerre. A une Louise de plus en plus désemparée, chacun dévoile un aspect de la vie de Charlie et propose, non sans arrière-pensées, son hypothèse sur la mort d'un homme insaisissable. Procédant par cercles concentriques, l'enquête de Louise aboutira à une étrange révélation. Les continuels allers et retours entre Bruxelles et Dublin des années soixante à aujourd'hui, le balancement permanent entre suspense et gourmandise constituent une mosaïque pleine de fantaisie.

18,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
157 pages
ISBN : 978-2-8251-4020-8
Les avis

"Christopher Gérard n’a pas seulement une mémoire redoutable mais l’amour de Bruxelles chevillé au cœur, comme ont pu le découvrir les lecteurs de son roman "Aux Armes de Bruxelles" (L’Age d’homme), paru l’an dernier.

Cette fois encore, il entraîne sa Louise - et nous à sa suite - de la place du Châtelain à la place de Brouckère, de la terrasse de chez Gaudron, place Brugmann, à celle de chez Richard, un bistrot de la rue des Minimes, des salons du cercle Gaulois au bar de l’Hôtel Métropole, d’un restaurant libanais à une maison de thé chinoise, car telle est bien à ses yeux une qualité de Bruxelles, si provinciale à première vue, que les cultures s’y superposent bien plus qu’à Madrid, Rome ou Dublin. Un bien juste hommage.

Inventif dans l’échafaudage de ses hypothèses, mettant l’eau à la bouche par la seule description d’une tartelette aux framboises, Gérard est aussi collectionneur de pépites du parler bruxellois : "slaches" pour sandales, "clouche" pour une généreuse cuillère à soupe, "rouf rouf" pour "à toute allure". Et de belgicismes, tels "mon franc est tombé" pour dire qu’on a compris quelque chose avec un certain retard. Mais le plus beau est sans doute ce constat : "Quand avec lassitude, il soupire "je sais de rien", Monsieur Emile manifeste une ignorance désolée. Il peut aussi gémir, l’air accablé, "je sais rien là contre". Tel un héros homérique, Monsieur Emile se heurte alors à l’irréparable destin. "Je sais rien là contre" traduit la conscience aiguë de notre humaine finitude. Le tragique bruxellois."

Osbert

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