Dix-huit baisers plus un
Pourquoi Alex, ce garçon de Terminale, si blond et si beau, a-t-il fait une tentative de suicide par pendaison, dans le local à poubelles de son immeuble ? Autour de cette question pas franchement drolatique, Rachel Corenblit présente, à la première personne, une série de dix-huit témoignages de personnes de son entourage plus ou moins proches, d'âge et de conditions très différentes, puisque même un foetus prend la parole !
Chacune d'entre elles a donné ou reçu un baiser, en lien avec Alex, et ces dix-huit voix construisent ainsi une sorte de ronde des baisers, ce qui donne à ce roman un ton plutôt optimiste, en dépit du sujet. On découvre ainsi les voix de ses copines de lycée, de sa jeune voisine de palier qui, à 13 ans, est amoureuse de ce grand ado, des deux locataires de l'immeuble l'ayant sauvé lors de sa tentative de suicide, d'une prof, d'un médecin, etc.On entend aussi le témoignage de sa mère, Jeanne, femme dépressive qui vient d'être hospitalisée, celui de sa grand-mère, qui dévoile le secret du malheur familial. Entrent enfin en scène les deux ados hospitalisés avec Alex, qui lui redonneront le goût des baisers. Car, comme l'affirme la dernière phrase du livre, les baisers, qui ne les aime pas ?
