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OL : L'irrésistible ascension

OL : L'irrésistible ascension

Olympique Lyonnais : Histoire d'une ascension

Auteur : Benjamin Danet

Editeur : Archipel

Longtemps considéré avec dédain comme «le club de la banlieue de Saint-Etienne», l'Olympique Lyonnais domine aujourd'hui le football hexagonal et force le respect du gotha européen.

La réussite lyonnaise est avant tout due à la ténacité et au talent d'un président visionnaire, Jean-Michel Aulas, qui très tôt a su imposer ses idées et s'entourer d'hommes de valeur.

De la galère des années 1980 au sixième titre de champion de France consécutif obtenu en 2007 - ce qu'aucun autre club d'un grand championnat européen n'avait jamais réussi -, Benjamin Danet retrace l'ascension de l'OL, dont il aborde les aspects sportifs, économiques autant qu'humains.

Interviews - souvent accordées sous le sceau du secret - et anecdotes enrichissent cette biographie ni complaisante ni à charge, la plus complète à ce jour.

Benjamin Danet est né en 1969 à Paris. Ancien rédacteur en chef du service des sports de France-Soir, il collabore notamment à L'Equipe Magazine. Il est l'auteur de plusieurs enquêtes sur le football dont Ils ont tué les Verts et Violentes tribunes, le dossier noir du foot (Solar, 1998 et 1999).

17,25 €
Vendeur : Amazon
Parution :
233 pages
ISBN : 978-2-8418-7961-8
Extrait

À l'ombre d'un géant

À entendre leurs noms, rien ne les distingue. Ni leurs parcours, ni leurs destins. Encore moins les clubs de football qu'ils dirigent. Seule la presse écrite permet aux non-initiés de clarifier leurs inter­rogations. Rocher le Stéphanois, Rochet le Lyonnais. Une lettre les différencie, un monde les sépare.
Le plébéien de la mine d'un côté, prénom Roger, bardé de titres et de reconnaissance après quinze ans de présidence. Sept titres de champion de France et cinq coupes nationales au compteur. Le bourgeois marmoréen de l'autre, prénom Edouard, aux deux Coupes de France en douze ans de règne, contraint d'aller voir ailleurs pour mauvaise gestion au terme de la saison 1976-1977.
Rocher, Rochet, donc. Le premier fume placide­ment la pipe. Le second rumine les regrets, sidéré, comme tant d'autres, par l'évolution d'un sport devenu phénomène de société derrière une épopée. Kiev, Eindhoven, Glasgow, autant de lieux mythiques. La finale, la victoire du Bayern Munich (1-0) et la descente des Champs-Elysées, des faits marquants. La France est triste, mais la France est verte. Pétrie d'orgueil, et de fierté, devant treize besogneux qui doivent leurs succès à leur seule ténacité. À soixante kilomètres de là, passé Saint-Étienne, son ASSE, ses mines et ses crassiers, Lyon et son football se confondent dans l'anonymat. Victimes d'une naissance douloureuse et d'une his­toire chaotique.
En mai 1950, contredisant la formule consacrée, le bébé ne se porte pas bien. Les parents, eux, se débattent en plein divorce. Des querelles de couple entre les sections football et rugby du Lyon Olym­pique Université (LOU). Verdict : le ballon rond mènera sa propre vie et quitte la structure omnisports. Bienvenue à l'Olympique Lyonnais, nom proposé par un chirurgien réputé de la ville, Alain Trillat.
Vingt-cinq ans plus tard, dans son fief de Gerland (ébauché en 1913 et achevé en 1920 par l'architecte Tony Garnier), l'OL a davantage usé ses fidèles que ses adversaires : trois présidents se sont succédé (Grosvelin, Maillet et Rochet), huit entraîneurs (Heissener, Darui, Troupel, Robert, Fernandez, Jasseron, Hon et Mignot) ont ciré le banc. Au palmarès, tout de même, trois Coupes de France remportées en 1963-1964, 1966-1967 et 1972-1973. Et une (éternelle) pointe de regrets au milieu des années i960, alors qu'une génération exception­nelle et des renforts de choix échouent aux portes de la gloire.

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