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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | L'Automne des chimères De Yasmina Khadra Editeur : Baleine Parution le : 15 Avril 1998
Qualifié par Newsweek de «dernier homme de son pays capable de donner un sens à la violence algérienne», Brahim Llob, le policier-écrivain de Yasmina Khadra, est convoqué par le grand patron de la police algérienne, qui lui apprend sa radiation pour avoir publié un certain... Morituri, livre jugé déshonorant et mensonger. Après un voyage plein de lyrisme et de nostalgie dans son village natal victime d'une attaque des commandos du GIA, Llob rentre à Alger... Troisième et dernier volet des «aventures» du commissaire Llob, L'Automne des chimères est le plus abouti et le plus désespéré de la série. Ce remarquable roman est dédié «aux absents, à la femme, au soldat et au flic» de l'Algérie. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2007-04-07 | Note : 5/5 | « Et qu'en reste-t-il, d'Alger d'antan, aujourd'hui ? » La guerre civile algérienne fait des ravages dans le pays. Arezki Naït-Wali, intellectuel de génie, vit en marge de la société « dans un cul-de-sac au fin fond de Bab El-Oued, enseveli sous les piaillements des mioches et le linge des familles nombreuses ». Son frère est mort, assassiné par les intégristes, à l'arme blanche. Le commissaire Brahim Llob passe le chercher avant de se rendre à Igidher, lieu de l'enterrement mais aussi village natal de Llob. Les Naït-Wali et Llob se connaissent depuis l'enfance (« Avant, c'était un moment folklorique. Les étoiles étaient à portée de nos mains. Les saints patrons de la dechra veillaient au grain [...] nous étions une tribu et nous savions ce que ça signifiait. ») À son retour d'Igidher, Llob est invité à se présenter chez le dirlo, au Central ; celui-ci lui apprend qu'il a reçu une convocation de la part de Slimane Houbel, haut fonctionnaire, à l'intention de Llob. Peu de temps après, ce dernier se retrouve dans le bureau de Houbel. « Le grand manitou » lui tend un bouquin qui n'est autre que le dernier ouvrage de Llob, à savoir : « Morituri ». On reproche à Llob sa forte tendance à la satire et à la caricature du gouvernement algérien et des huiles qui gravitent autour. La sentence est sans appel : le commissaire / écrivain est mis à la retraite et doit renoncer définitivement à ses fonctions (« Monsieur le Délégué m'a chargé aussi de vous informer que vous êtes, à partir d'aujourd'hui, en instance de mise à la retraite... Maintenant disparaissez de ma vue. ») La nouvelle circule en haut lieu et dans les rangs de la mafia algérienne qui se gargarisent de cette défaite cuisante du commissaire et de la perte que cela représente pour la police. Un obstacle de taille vient de tomber sur la route jonchée de cadavres de l'intégrisme islamiste, qui dès lors peut reprendre en toute impunité sa logique de massacres. Llob est menacé...
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