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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Comment je suis devenu stupide De Martin Page Editeur : Le Dilettante Parution le : 1 Janvier 2001
Tout est affaire de méthode. Même la course au néant. « Surtout la course au néant », rétorque le narrateur de Martin Page. Birman de souche, sorbonnard de maintien, faible mais obstiné, il a décidé de s'offrir en proie au rien, de s'annihiler avec rigueur. Et dans son cas, néant = sottise. il lui faudra donc « couvrir son cerveau du suaire de la stupidité ». Mais d'où plonger pour ce grand bain de vide, d'où s'autopropulser au cœur de l'absence ? Première procédure envisagée : l'éthylisme. Il y a en effet dans l'alcool des potentialités à l'affaissement cérébral, des richesses en matière de dissolution mentale qu'il serait vain de nier et bête de négliger. L'ingurgitation méthodique de breuvages fatals est donc envisagée, ce sous l'œil d'un spécialiste. Las ! la mousse d'une simple bière n'a pas effleuré la lèvre de notre candidat à l'auto-dissolution que le voilà comateusement jeté à terre. Reste l'acte ultime, qui réclame une volonté de boxeur et une discipline de samouraï : la crétinisation. La tâche s'annonce complexe, l'effort énorme. Il lui faut, pour plier ses bagages mentaux, abolir sa bibliothèque, effacer sa mémoire, dissoudre son q. i. Il s'aide pour la chose d'une substance idoine censée le bêtifier sans faille. La chose prend tournure. Mais c'est sans compter avec de redoutables anges gardiens qui s'en viennent glisser sous son œil vide un choix de la correspondance de Flaubert. Patatras ! Un éclair d'intérêt se remet à brasiller dans cette prunelle promise à l'atonie. Son retour au monde des mammifères cérébrés se fera grâce à une espastroulante séance d'exorcisme. Est con qui peut. N'est pas crétin qui veut (vieux proverbe birman). |
Commentaires Amazon| 2007-12-10 | Note : 1/5 | Comment j'ai perdu mon temps Antoine, curieux de tout, insatiable de connaissances, de préférence sans aucun débouché pratique, est-il vraiment intelligent ? On peut en douter si l'on en juge non pas d'après ses diplômes, mais d'après son comportement. Quoiqu'il en soit, il croit que son intelligence - supposée ou réelle - le rend inapte à profiter de la vie et à s'intégrer à la société ambiante, laquelle veut du prêt-à-penser, des préjugés et des certitudes en béton. Après avoir vainement tenté de noyer son intelligence dans l'alcool et exploré - de loin - la voie du suicide, il estime que sa seule planche de salut est la crétinisation.
Pour bien assumer ce contre-emploi, il demande l'indulgence de ses quatre amis et la complicité de son médecin, qui lui prescrit de mauvaise grâce et à titre temporaire des comprimés d'Heurozac ayant l'effet d'endormir tout esprit critique, tout recul, tout humour par rapport aux diktats de la société. Cest ainsi qu'Antoine, au risque d'y perdre son âme, se lance dans une course à la consommation, une surenchère dans le matérialisme, un conformisme de bon aloi. Quelque chose en lui, pourtant, résiste : de temps en temps refait surface un scrupule, une objection, une infime distance par rapport à qu'il sefforce de vivre étourdiment. Heureusement, Heurozac est là et c'est reparti pour un tour ! Le meilleur d'Antoine résistera-t-il à ces doses massives de bonheur artificiel ? Ses amis le laisseront-ils sombrer définitivement dans la stupidité la plus crasse ?
Que notre société de consommation fonctionne comme une vaste secte intolérante et castratrice réclamant tout notre argent et toute notre liberté de penser en échange d'un confort, dérisoire et fort mal partagé, n'est guère douteux, mais ce n'est pas vraiment une découverte révolutionnaire ! Or, c'est l'unique idée du livre, lequel s'épuise bien vite après un départ qui promettait mieux. La fin est une pirouette sans charme ni inventivité. Comme l'a dit un autre commentateur, ne manie pas l'humour anglo-saxon qui veut. Celui de Martin Page semble forcé et tombe souvent à plat. Un livre raté.
| | 2007-08-17 | Note : 1/5 | déception Quelle déception !! d'autant plus que ce livre m'avait été vivement recommandé. J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps, enfin heureusement que c'était dans les transports :)
D'après moi le problème n'a rien à voir avec l'intelligence et j'ai trouvé l'auteur plutôt pédant.
| | 2007-07-10 | Note : 5/5 | Merveilleux ! C'est vraiment un livre que j'ai beaucoup aimé, traité avec beaucoup d'humour et de dérision. C'est ici une critique de la société que Martin Page écrit.
L'intelligence vécue comme une maladie, nous fait découvrir le monde d'Antoine. Très amusant, ce livre fait à présent partit de mes préfèrés !
| | 2007-01-02 | Note : 2/5 | Comment je me suis ennuyée sur 120 pages ! N'est pas anglo-saxon qui veut. Le non-sens, l'humour décalé, cette marque de fabrique so british, ne la maîtrise pas qui veut. Et Martin Page ne la maîtrise pas. Son court roman (120 pages) est un long pensum laborieux, où toutes les idées tombent à plat, où les essais de poésie font flop, bref, à part les quelques dernières pages, qui sauvent un peu le reste, l'ensemble est oubliable.
| | 2006-09-24 | Note : 3/5 | Comme la fin devient stupide On est passé à côté du livre culte d'une génération... Au début on s'amuse, on pouffe, on rit de la peinture ironique d'une société qui se dit intelligente (mais l'est-elle vraiment ?) et d'une autre qui assume son imbécilité (mais l'est-elle vraiment aussi ?).
Bref, ça commence plutôt très bien, c'est vraiment agréable mais... ça se termine par une pirouette tellement "hénaurme" et décalée qu'on en vient à se demander si le livre ne devient pas à son tour idiot(ou intelligent stupidement à force de chercher le quarantième degré!).
Entre grosse pirouette potache et satire bien vu, difficile de trier le bon grain de l'ivraie : bilan fort mitigé !
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