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Lieutenant indigène

Lieutenant indigène

Auteur : Bruno Baverel

Editeur : Decouvrance

«Je suis le lieutenant Mohammed Aouach : j'ai été tué pendant la bataille de Reims, alors que nous étions là depuis trois semaines avec ma section du 1er tirailleur algérien, afin d'empêcher les troupes allemandes de prendre possession de la ville. Depuis, je suis ici en Champagne, entouré de mes frères d'armes morts au combat. Nous avons été rapatriés des divers cimetières militaires alentours où nous étions disséminés jusqu'en 1923, et nous voilà pour l'éternité, nos vieux os d'anciens combattants tout blanchis désormais, à attendre que ça se passe.
Aujourd'hui, c'est une sacrée surprise ! Mon arrière-petite-fille, Séverine, vient me rendre visite. Elle est là, au-dessus de moi, étonnée de voir ce prénom, Georges, qui était celui de son oncle qu'elle n'a pas connu, gravé sur une croix latine. Elle qui s'attendait à trouver un Mohammed sur une stèle musulmane, elle en est pour ses frais ! Tout ça c'est la faute à l'ami Alphonse, mais il faut dire que Marie, son arrière-grand-mère, est fautive aussi ! J'y reviendrai plus tard !
- Mohammed ça fait trop arabe ! Alphonse a raison de t'appeler Georges ; c'est quand même plus joli !
Moi bonne pâte, je ne disais rien, amoureux que j'étais ! Remarque, je ne m'en sortais pas si mal : imagine que cela fût Ignace ou Innocent ! Ah, innocent je l'étais complètement en ce temps-là ! Marie m'aurait fait faire n'importe quoi pour ses beaux yeux verts...»

15,22 €
Vendeur : Amazon
Parution :
136 pages
ISBN : 978-2-8426-5533-4
Extrait

La terre de France

Je suis le lieutenant Mohammed Aouach : j'ai été tué pendant la bataille de Reims, alors que nous étions là depuis trois semaines avec ma section du 1er tirailleur algérien, afin d'empêcher les troupes allemandes de prendre possession de la ville. Depuis, je suis ici en Champagne, entouré de mes frères d'armes morts au combat. Nous avons été rapatriés des divers cimetières militaires alentours où nous étions disséminés jusqu'en 1923, et nous voilà pour l'éternité, nos vieux os d'anciens combattants tout blanchis désormais, à attendre que ça se passe.
Aujourd'hui, c'est une sacrée surprise ! Mon arrière-petite-fille, Séverine, vient me rendre visite. Elle est là, au-dessus de moi, étonnée de voir ce prénom, Georges, qui était celui de son oncle qu'elle n'a pas connu, gravé sur une croix latine. Elle qui s'attendait à trouver un Mohammed sur une stèle musulmane, elle en est pour ses frais ! Tout ça c'est la faute à l'ami Alphonse, mais il faut dire que Marie, son arrière-grand-mère, est fautive aussi ! J'y reviendrai plus tard !
- Mohammed ça fait trop arabe ! Alphonse a raison de t'appeler Georges ; c'est quand même plus joli !
Moi bonne pâte, je ne disais rien, amoureux que j'étais !

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