 Cliquez pour agrandir | Si on rentraitDe Véronique M. Le Normand
Editeur : Editions Thierry Magnier Parution le : 3 Avril 2010 ISBN : 978-2-8442-0825-5 EAN13 : 9782844208255
Sélection Rue des Livres
Lieu de rêverie, de fantasme, de jalousie, refuge ou prison, la maison parle de ses habitants, ce qu'ils sont ou qu'ils aimeraient être. Il s'y tisse bien des amours et bien des haines. Un Noël particulier, une invitée encombrante, un voisin impossible, des héritiers cupides, voici une série de nouvelles nostalgiques, féroces, drôles, dont le point commun est une maison. C'est le décor où se joue la vie, où s'écrit notre histoire. | [Nouvelles]
Prix conseillé : 16,00 € - Prix : 15,20 € |
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Commentaires Amazon| 2010-09-03 | Note : 3/5 | Lieu de passage de ma lecture La maison est souvent le lieu de l'intimité, mais aussi le lieu des rencontres, des réunions de famille, un nid d'amour, un lieu de vie, de mort, de jalousie aussi. La maison est au caeur des dix nouvelles, intimistes, peut-être inégales. Si j'aime habituellement ce genre de textes je n'ai pas été très sensible à ce recueil. Seules les deux nouvelles qui ouvrent et ferment l'ensemble m'ont réellement plu. La première, "Le voisin", est une nouvelle à chute qui a su me surprendre, je ne l'ai pas vu venir, cette chute, focalisée sur la jalousie du mari. La dernière, "Maison de famille", décrit bien la culpabilité collective encore prégnante bien longtemps après la guerre. Karine, d'origine allemande, vit en France avec Christian, ils ont deux enfants, Simon et Mark. Quand elle reçoit pour la première fois l'amie de son fils, sa potentielle future belle-fille, elle se noie dans la peur coupable : (p. 98) « « qu'est-ce qui t'inquiète, maman, Sarah est juive, et alors ? » Karine avait peur d'être trop allemande, pour la belle-famille juive de son fils. Mais ça, comment l'expliquer ? ». Les autres nouvelles m'ont semblé plus banales et m'ont laissée assez indifférente, d'ailleurs je n'en garde pas grand souvenir...
| | 2010-04-21 | Note : 4/5 | "Les bonnes maisons sont celles qui absorbent les joies, les peines, les disputes, les réconciliations, les souvenirs ..." Un homme, jaloux de son voisin, qui ne supporte pas la nouvelle affectation des pièces de sa maison; une femme qui, mine de rien, se fait évincer de chez elle, une autre qui aime les maisons plus que leurs propriétaires et les investit un peu comme un bernard-l'ermite, phagocytant leurs souvenirs, tels sont quelques uns des héros qui peuplent le recueil de nouvelles, Si on rentrait
Tous ces textes ont en commun de mettre en scène, à des degrés divers, une maison, révélatrice des tensions ou des rêveries qui s'y donnent libre-cours.
Maisons de famille enjeu de luttes sournoises ou franches, maison témoin de la générosité mal payée de retour, maison vitrine, toutes ont su parler à mon coeur, même si , léger bémol, je regrette l'aspect un peu mécanique de certaines nouvelles à chute. Véronique M.Le Normand passe avec bonheur d'un univers à un autre, peignant toujours avec délicatesse et subtilité les errements des âmes et des coeurs. On part avec Karine au marché, on frémit à l'idée de rencontrer "l'amie des maisons", on sourit, on se réjouit ou on se reconnaît au passage et à peine a-t-on terminé ce recueil qu'on n'a qu'une envie: prolonger le plaisir en le relisant aussitôt. Ce que j'ai fait !
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