Etonnament vrai Véhément, La droit à la paresse balance sévère sur les bourgeois, la religion, le capitalisme, les idées reçues encore en cours de nos jours et critique même un peu les prolétaires.Paul Lafargue nous fournit ici un plaidoyer pour que cesse la religion du travail, il préconise l'abolition du dogme du travail et le salariat instauré comme droits fondamentaux par les Droits de l'homme, qui se révèle être de nouvelles formes d'esclavage moderne. Il nous dit qu'avec l'avénement des machines, trois heures de travail par jour sont suffisantes pour assurer la production, le reste du temps servirait à la consommation et à la liesse des ouvriers, alors affranchit des malheurs que le travail apporte. C'est écrit sur un ton tellement enjoué qu'on a envie d'y croire, d'autant plus que Lafargue n'oublie pas d'argumenter son point de vue, tout en balançant des piques sur à peu près tout. L'oeuvre a également une raisonnance bien actuelle sur notre société, où le travail est toujours sacralisé, portée comme une valeur universelle, alors que l'humain a toujours eu envie de flemmarder. Rien à dire, ce bouquin m'a enthousiasmé, j'y ai découvert des points de vues que j'avais déjà auparavant. OUI le travail est aliénant, certains y verront comme une blague d'utopiste, mais pour d'autre la vérité les frappera au visage : travailler n'est pas le progrés, le progrés, c'est travailler moins.
|