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Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction

Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction

De Jean-Marie Guyau

Editeur : Allia
Parution le : 1 Janvier 2008
ISBN : 978-2-8448-5262-5
EAN13 : 9782844852625
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Parti de la conception fondamentale de la vie intense et extensive, J.-M. Guyau (1854-1888) se propose de rechercher ce que serait une morale où aucun préjugé n'aurait part, où tout serait examiné et apprécié à sa juste valeur. C'est donc la liberté en morale qui consiste en l'abstention du règlement scientifique chaque fois qu'il ne peut se justifier avec une rigueur suffisante.


Prix conseillé : 15,20 € - Prix : 14,44 €

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Commentaires Amazon

2009-12-30Note : 5/5
Le plaisir de lire
Je cherchais des réflexions sortant des lieux communs pour évoluer dans la réflexion sur la morale.
Lors d'une conférence j'entends parler de cet ouvrage comme d'un travail connu de Nietzsche et qui probablement l'aurait intéressé, voire influencé, si l'on en croit les commentaires retrouvés dans les marges de son exemplaire, après sa mort....mais, nous dit le conférencier, ce livre est épuisé et l'exemplaire qu'il a réussi à se procurer serait hors de prix !!!
Quelques jours après je consulte Amazon, et je reçois cet ouvrage peu de temps après, à mon domicile, pour une somme très raisonnable !!
Et depuis j'ai un grand plaisir à le lire et à réfléchir à partir de lui.
Merci à Jean Marie GUYAU (et à Amazon....), grâce à qui je dors mieux.


2009-05-05Note : 5/5
Oeuvre féconde, qui pose les bonnes questions.
Je réagis au commentaire précédent, qui s'apparente davantage à une réaction conditionnée qu'à un véritable commentaire construit et argumenté. En témoigne la prose négligée, et une tentative de soupçon ("ilveut se faire croire ...") bien superficielle.

Dans un style simple et élégant, ce qui n'est pas donné à tout le monde, Guyau donne à penser les éléments d'une morale à venir, non plus basée sur des absolus transcendants et impersonnels (LE devoir ; LA loi morale ; etc.), mais au contraire sur l'appropriation personnelle des éléments moraux. Après avoir écarté l'optimisme et le pessimisme métaphysiques comme fondements potentiels et absolus de la morale, Guyau considère qu'on ne saurait fonder scientifiquement la morale - et que la morale, pour ne sombrer ni en idéologie autoritaire (le kantisme, d'après lui) ni en abstraction illusoire (l'utilitarisme), doit être une création individuelle. C'est là le sens de l'anomie : la vraie morale sera une création individuelle - ou ne sera pas.

Est-il besoin de rappeler que ce livre suscita l'enthousiasme de Nietzsche - qui écrivit, par exemple, à côté de cette merveilleuse page sur l'indifférence de la nature, "moi", pour souligner qu'il se reconnaissait dans ces pages écrites par Guyau ?

Certes , de nombreuses pages peuvent paraître bien désuettes, quand on les lit avec ses propres problématiques contemporaines - et aussi ses propres réponses. Mais, d'une part, n'en va-t-il pas de même de tous les auteurs dits classiques (Platon, Descartes, Leibniz, Rousseau, Kant, Nietzsche) ? D'autre part, n'est-ce pas là le signe que nous devons apprendre à nous approprier les auteurs, à les lire lentement, à les ruminer - plutôt qu'à les compulser, les consommer, les préjuger à l'aune de notre intelligence souveraine ?

Le problème de cet ouvrage provient sans doute de son titre, un peu trompeur, qui laisse entendre la possibilité d'une morale sans aucun principe, sans aucun caractère obligatoire. C'est faux : Guyau va bien parler d'obligation - il ne parle même que de cela. Comment obliger l'individu ? Mais obligation n'est pas contrainte : l'obligation est intérieure, la contrainte simplement extérieure. La morale de Guyau est une éducation immanentede la volonté qui a pour but d'amplifier la volonté même (élevage dirait Nietzsche) au lieu de la castrer (dressage) : comment augmenter le feu intérieur de notre activité, sans contrainte, sans sanction extérieures ? Voilà un questionnement essentiel, et bien loin d'être dépassé - comme tous les problèmes authentiquement philosophiques.

L'ouvrage aurait dû s'appeler, à mon avis, Esquisse d'une morale sans contrainte ni sanction ; ou bien, Esquisse d'une obligation sans contrainte ni sanction. Il faut partir de l'individu, dit Guyau, contre toutes les autres formes de morale ; mais individu n'est pas égoïsme : il faut trouver dans l'individu une tendance qui dépasse la simple logique de l'intérêt. La problématique de l'oeuvre est là. Comment sortir de l'égoïsme brut et primitif quand on ne s'est donné comme seul référent que l'individu ? Le but n'est donc pas de penser une morale sans obligation - mais de penser une morale sans contrainte extérieure, une morale de l'obligation immanente. C'est déjà un sacré programme.

2009-03-27Note : 2/5
Obscurentisme d'une science pauvre,dommage le titre était bon...
"L'hypothèse pessimiste" n'est qu'un verbiage pseudo techiniquo-scientiphique d'un petit bourgois,déstiné a ses congénères et qui méprise et ignore complétement les vraies souffrances des gens moins chanceux que lui.
Avec sa pensée de l'époque sur le bouddhisme ou sur les soit disant "sauvages",il parle du haut de sa vie de bourgois occidentale,tout comme ses congénères, de choses qu'il n'a absolument pas compris et reste a la surfface des choses!
Le chapitre "Morale du doute" est interessant et plus sensible,tout comme "l'intensité de la vie,le mobile de l'action"...
"La plus haute intensitée de la vie..."nous ramène a cet archaisme d'une pensée raciste pro-évolutionniste et travailliste qui est au détriment des valeurs anciennes, des cultures encore une fois soit disant "sauvages",des philosophies contemplatives...
Il juge sévèrement l'égoisme et il veut se faire croire que la civilisation est altruiste, mais pour lui cette notion consiste pour ainsi dire a se "travestire" pour obtenir des autres se que l'on désir sous couvert d'une incapacitée a se suffir a soit même .Est-ce cela la générositée?!
Le livre deuxième est sur certains points interressant,mais c'est incroyable comme ces penseurs(comme ils en existes tant aujourd'hui encore)se croyants "libre" des dogmes et religions d'autre fois, s'empressent de faire de leur pensée,aussi libèrale soit elle,de nouveaux dogmes et se gargarisant d'être au "service du progrès" et de la sciences soit disant consciente du doute, ne se rendent pas compte de la religiositée de leur croyance ,justement "irraisonnable", de se fameux progrès darwiniste!...
Le chapitre "le risque métaphisique dans l'action"(toujours du livre deuxième), l'idée de sanction"(du livre troisième, "sanction naturelle" sont des réflexions interessantes,et bien plus plaisante a lire que les chapitres dont j'ai parlé précédament.
"Sanction morale et justice distributive est vraiment très bon et est enfin complètement en accord avec son titre...
Avec "principe de justice pénale ou défensive dans la société" on retombe dans l'obscurentisme d'une refexion simplicte et la naivetée d'un homme qui vénère les "progrès superficiels et hypocrites" de son époque par rapport au passée...Cet homme n'a pas entrevu l'illusion d'un changement de justice qui était au par avant dur mais franche et qui est devenue, par l'intermédiaire des gens de "science" pénale bureaucratique et technocratique, tout aussi injuste mais avec politesse...Se chapitre s'éloigne a nouveau du titre "esquice de morale sans OBLIGATION ni SANCTION "
"Critique de la sanction intérieure et du remords" et "Sanction religieuse" = Un peu de psychologie moyennageuse,un peu de racisme(encore), et avec ça il croit faire de la philosophie?!
"Sanction d'amour et de fraternitée" est interressant sur la fin,La conclusion est sans grand interet puisqu'elle répète complètement le livre sans rien n'y apporter,si se n'est que les êtres forment "l'humanitée",cet notion globalisante qui méprise l'individu et en même temps par je ne sais quel miracle en fait l'apologie.Cette erreur "d'humanitée" unique est,pour moi, la justification de toutes les atrocitées de se monde.
Au final se livre peu avoir un interet dans l'optique d'une histoire de la pensée occidentale.

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