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Louis XIV : le Roi-Soleil. Volume 1, 1638-1682

Louis XIV : le Roi-Soleil. Volume 1, 1638-1682

Auteur :

Editeur : Xo

14 mai 1643 : Louis Dieudonné, cinq ans, est proclamé roi de France. Louis le Quatorzième.
Ce roi-enfant va tirer de ses premières années de règne un caractère inflexible et des principes qu'il n'abandonnera jamais. Le roi doit être fort, incarner le pouvoir, savoir écouter mais surtout être capable de commander. Sous la plume de Max Gallo se dessine le portrait d'un monarque au grand courage physique et intellectuel, d'un séducteur auquel aucune femme ne résiste et qui restera fidèle à chacune, d'un homme, enfin, sensible aux beaux-arts et passionné de danse.
Grâce à ses dons de conteur, l'intimité de Louis XIV se dévoile - les arcanes de la cour et leur jeu mondain, la solitude de celui qui gouverne malgré la foule qui l'entoure en permanence, les blessures d'un homme qui voit la mort faucher ceux qu'il aime.
C'est un Louis XIV proche et terriblement humain que Max Gallo nous donne à découvrir.

Dans ce premier tome qui court jusqu'à l'apogée du règne de Louis XIV, Max Gallo peint d'une plume magistrale ce roi plein de vigueur dont la volonté s'impose à tous.

21,90 €
Vendeur : Amazon
Parution :
393 pages
ISBN : 978-2-8456-3240-0
Extrait

Il est debout devant le lit de sa mère.
Il sait qu'elle va mourir.
Il voudrait rester impassible parce qu'il est le roi, celui qu'on appelle, déjà, Louis le Grand.
On le guette. Il ne doit montrer aucune faiblesse.
Il se cambre. Il croise les bras. Il redresse la tête, mâchoires serrées.
Il domine de sa haute taille la foule des courtisans qui se pressent dans cette chambre du palais du Louvre où l'on a transporté la reine mère.
Il fait un pas. Il veut s'approcher d'elle, la voir et l'entendre encore.
Elle murmure :
- Ah, Seigneur, je vous offre ces douleurs ! Recevez-les pour satisfaction de mes péchés.
Il se penche vers elle. Elle ouvre les yeux et il reconnaît son regard, celui d'autrefois, quand elle était la forte, la rayonnante Anne d'Autriche la régente, la reine, et qu'il marchait vers elle, si fier d'être son fils, de sentir qu'elle l'admirait, qu'il la comblait de joie, et il était heureux de s'incliner devant elle, puis de saluer d'un hochement de tête toutes les suivantes aux cheveux bouclés tombant sur leurs épaules souvent nues.
Qu'était-elle devenue cette mère, cette reine, la courageuse, la déterminée Anne d'Autriche, fuyant la nuit des grands seigneurs en révolte, défendant bec et ongles le pouvoir royal ?

Il voit ses mains, jadis si fines, enflées et déformées. La peau des bras est marbrée, les chairs gangrenées.
Les médecins et les chirurgiens ont entaillé les abcès, les tumeurs qui se sont depuis quelques jours multipliées. Ils ont percé les seins, y enfouissant des morceaux de viande pour que le cancer s'en nourrisse, ne dévore plus le corps. Ils ont versé sur les plaies à vif de l'eau de chaux, pour les nettoyer, brûler les impuretés, les miasmes, ont-ils dit. Ils ont bandé la poitrine et les épaules avec des pansements que les humeurs nauséabondes ont imbibés et jaunis.
Anne d'Autriche a pourtant la force d'esquisser un sourire, de dire :
- Ah, voilà le roi !

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