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Misère urbaine : La faim cachée
De Agence Vu
Editeur : Au Diable Vauvert
Parution le : 6 Avril 2006

Action Contre la Faim poursuit depuis 25 ans sa mission contre la faim dans le monde. Mais durant les trois dernières décennies, la faim a changé de visage et l'association en a été le témoin sur le terrain. Ainsi, dès ce début de 21ème siècle et pour la première fois de son histoire, la majorité de l'humanité vivra en milieu urbain. Un tournant dont les conséquences sont multiples, en particulier pour les pays les plus démunis, spoliés, ravagés par la guerre ou victimes des déséquilibres géopolitiques.
Banlieues sans fin, bidonvilles, fractures sociales aggravées, inégalités géographiques et politiques croissantes : une des plus flagrantes mutations des visages de la faim est liée à la question urbaine. Car, en univers urbain, la faim est moins visible, mais tout aussi réelle.
Au-delà des nouveaux enjeux que posent ces mutations à une association comme ACF, donner à voir et à comprendre ces nouvelles formes de misère et de famine, sensibiliser l'opinion à cette injustice fondamentale qu'est la faim dans un monde qui pourrait pourtant nourrir tous ses enfants, reste un devoir de témoignage. Ce que nul ne doit plus ignorer.
En Mongolie, Cisjordanie, Haïti, Argentine, au Congo, ACF intervient contre ce fléau. Cinq photographes se sont rendues sur place pour accompagner ses missions.
Puissent la beauté et la puissance sans appel de leurs visions contribuer à faire grandir chez nous la conscience de ce premier droit de l'homme, fondamental : le droit de manger à sa faim.


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2008-03-29Note : 1/5
de la vulgarisation au vulgaire
Jean-Christophe Rufin donnait jusqu'à présent dans les romans plus ou moins didactiques, romans de vulgarisation du savoir, et le faisait, ma foi, avec une certaine classe. Rufin, c'était une pause agréable, un voyage ravi et tranquille, passionnant (mais sans abus) dans l'histoire et la géographie. Mais là, les yeux m'en sont tombés : qu'est-ce que c'est que ce "machin" ? Usant d'une langue sans intérêt, plate au possible et bourrée d'adjectifs racoleurs, l'auteur nous emmène au Brésil dans une histoire fumeuse, ouïe sans doute ici ou ailleurs, car des personnes qui perdent la boule sous le soleil, cela existe, mais voilà. Ce n'est pas l'histoire qui est en cause (donnez-la à un autre, il en fera une ?uvre profonde), c'est le manque de style et de rythme, et surtout cette misogynie insupportable et vulgaire qui imprègne le livre de la première à la dernière page. A vous de voir...

2007-04-16Note : 2/5
petite combustion tranquille des ailes du désir
Que fait elle Catherine, notre petite secrétaire française en vacances sur la côte touristique brésilienne ? Comment réagit cette célibataire quadragénaire grise face à la jeunesse vigoureuse d'un autochtone entreprenant ? Cette femme rougit par les morsures du soleil se brûle soudain aux feux de l'amour. Elle est salamandre triste si sombre qu'il n'y a que les flammes qui lui soient si douces.
L'écriture de Rufin, permet de parcourir cette fable moderne (aux accents surfaits), avec allégresse et rapidité. Pourtant la présentation de ses personnages relève de la vieille école du romancier scrupuleux, nous infligeant la description méticuleuse de carapaces humaines avant de s'introduire en elles pour expliquer tel ou tel comportement (page 57 à propos de Catherine jeune épousée : elle préféra donc penser que ce divorce était un malheur et en fit retomber le reproche sur ses parents, espérant se libérer par là d'une autre dépendance).
J'ai l'impression de connaître par moment quelques lourdeurs administratives obligatoirement introduites au fil des pages pour donner un sens cohérent à certaines actions. Ce qui ne l'empêche pas d'introduire, par petites touches, elles par contre, délicates presque inaperçues, ses idées sur les rapports déséquilibrés entre les peuples (page 91 : Catherine l'européenne, offre l'argent nécessaire à une tenancière de cabane « paillote » afin qu'elle puisse devenir propriétaire de son outil de travail : Ce qu'elle venait de faire n'était plus à ses yeux une action généreuse mais un acte de violence. Chaque fois que l'injustice du monde s'illustre dans le rapport concret d'un être humain à un autre, elle devient insupportable. La charité est le moment privilégié de cette révélation.)
Ce qui me gêne dans ce roman, c'est le côté versatile de l'histoire, genre drame conté par un journal à sensations. C'est un drame humain. Certes. Rufin avec Rouge Brésil et Globalia, nous avait séduit d'une toute autre manière.
Sur la Salamandre, quelques flammèches incolores ne pourraient survivre longtemps tant le foyer manque de combustible.(bertrand-môgendre)


2005-04-23Note : 5/5
la force du désir...
Comme dans Rouge Brésil, l'auteur qui connaît intimement le pays, nous en donne une vision magnifiquement juste. Ici, il ne s'agit pas de faire revivre l'Histoire des premiers occidentaux en cette terre lointaine. C'est la petite histoire qui nous est contée, celle de Catherine, Française révélée à elle-même par sa passion pour Gilberto, un garçon des favelas.
L'amour se mêle à la violence, la cupidité et l'incompréhension qui relie un être éduqué à la beauté du monde, même si celle-ci n'est restée que fantasmée, et un être qui n'a connu que l'école de la misère et de la rue.
La force du conteur, c'est sa simplicité. Pas de morale. L'histoire est forte et belle parce que sans issue, sans vainqueur non plus, au-delà de l'horrible destin réservé à Catherine...

2005-04-18Note : 4/5
gouffre qui sépare les pays riches des pays pauvres
Merci à l'auteur, qui par ailleurs s'engage directement dans ce combat, d'attirer l'attention du public sur la tragédie de la différence entre nous et les pays du tiers-monde. Cette différence produit beaucoup de malheurs, de malentendus , de déviances, de mort.
"La salamandre " parle d'un des aspects de cette différence.
Il y en a beaucoup d'autres.
Que nos politiques, par conviction ou par opportunisme, se préoccupent de cette injustice! : c'est grâce à la pression de l'opinion publique qu'ils risquent d'inclure le règlement de ce problème dans leur programme.
L'évènement du Tsunami, avec son magnifique élan de générosité, a montré que nous nous sentons tous concernés.
Continuons le combat.

2005-04-10Note : 5/5
Confrontation de deux mondes
Dans un style entrainant et avec un vocubulaire riche l'auteur nous fait partager l'histoire d'une française qui abandonne tout pour partir vivre aec un jeune brésilien des favelas qu'elle a rencontré à l'occasion d'un séjour à Recife. Ce tournant définitif nous confronte au fossée existant entre deux mondes.

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