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Les Bisons du Coeur-Brisé

Les Bisons du Coeur-Brisé

Auteur :

Editeur : Diable Vauvert

Épris de nature et de grands espaces, Dan O’Brien fait le pari fou de ramener la vie sur son petit ranch des Black Hills en réintroduisant les bisons décimés un siècle auparavant.
Sous l’influence des herbivores, l’écosystème renaît : la terre revit, l’herbe repousse saine et drue, les espèces animales exilées par l’élevage bovin intensif reviennent peu à peu. L’évidence s’impose : les colons blancs ont exterminé un maillon indispensable à la survie des Grandes Plaines…

Conteur hors pair, Dan O’Brien brosse un tableau incroyable de la vie au pied des Black Hills : histoire tourmentée des bisons, portraits hauts en couleurs de ses habitants, beauté sauvage des Grandes Plaines. Hymne à la nature, récit écologique et incroyable autobiographie, son livre témoigne d’une vie de labeur sur une terre sans merci. Il dénonce les abus humains sur des terres millénaires et les conséquences catastrophiques de la production massive, démontre comment les destins de l’homme et de la nature peuvent coexister dans le respect, et ouvre à l’agriculture de nouvelles perspectives.

Véritable leçon de vie, un texte puissant d’humanité où la limpidité du style le dispute à une élégante ironie. Inoubliable !

23,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
363 pages
ISBN : 978-2-8462-6135-7
Les avis

L'avis de Rue des livres

Dan O’Brien est éleveur, fauconnier, et écrivain emblématique du grand Ouest américain. Il nous raconte ici les Grandes Plaines du Dakota, son quotidien, les treize bébés bisons qu’il recueille, son troupeau, ses voisins, l’histoire de cette terre, les pionniers, la vie, l’écologie, les animaux, les difficultés des éleveurs. Le nom de son ranch, qui donne un titre sur lequel on pourrait se méprendre à ce récit, vient de son fer à marquer – un arrangement unique de lettres, de chiffres ou de symboles qu’il est le seul à pouvoir appliquer sur la peau de ses bêtes. Son fer représente un 3-V paresseux. Un 3 paresseux, c’est un 3 couché sur le ventre ; si on le place juste au-dessus d’un V en laissant un peu d’espace entre les deux, le fer forme distinctement un cœur – mais brisé en deux. C’est beau et c’est pur, Dan est un rêveur, un cœur limpide, qui aimerait restaurer l’équilibre écologique des Grandes Plaines, tout en pouvant vivre de ses actions, et c’est un combat de chaque jour. Au fond de lui, il est persuadé que le retour des bisons sur ses terres peut et va réellement améliorer la matrice entière de l’écosystème du ranch, mais il se méfie des réponses simples à des questions essentielles, disons qu’il a grand peur de les évoquer à haute voix. Et puis la malice n’est pas absente, la scène avec le journaliste français qui rate absolument tout ce qui est à voir, les vacances des deux adolescents et le magnétoscope, ou de petits passages comme : « Un jour où j’inspectais mes vaches à cheval, je me suis retrouvé bloqué dans le blizzard. On n’était pas loin de la maison, moins d’un kilomètre, et pas une seconde je n’avais cru être en danger. Mais le vent glacial et la neige m’empêchaient de lever les yeux face à la tempête, or c’était la direction à prendre pour rentrer. J’ai tenté le vieux truc hollywoodien. J’ai lâché les rênes sur l’encolure du cheval, je me suis protégé le visage avec les bras et j’ai attendu qu’il que ramène à la maison. […] Je me rappelais les mouvements apaisants du cheval et le sifflement constant du vent autour de ma capuche. Je me suis souvenu du cheval qui se frayait un chemin dans la tempête, qui serpentait à travers les buissons et les ravines, et qui avait fini par s’arrêter en piétinant et renâclant. Le vent et la neige soufflaient toujours autour de ma tête baissée et en ouvrant les yeux, je m’attendais à être devant la grange. Mais pas du tout. On était en plein milieu d’une colline, sous la tempête, à cinquante mètres de notre point de départ. Cet imbécile de cheval avait tourné en rond. Tout comme l’aurait fait un humain. » Le propos est donc tout à fait honnête, et il nous est livré brut, sans fioriture, on ne cherche pas ici à enluminer une expérience, mais à la transmettre, à témoigner, à affirmer que des actes individuels peuvent avoir un vrai impact sur tout un système. « Arrête de causer et agis ! » est la devise au Broken Heart Ranch, et voilà, tout est là. A titre personnel, j’ai eu du mal à venir au bout de ces pages, sans que je puisse concrètement reprocher quoi que ce soit à cet ouvrage. Je précise aussi que Jim Harrison me fait le même effet, c’est un manque de réceptivité de ma part, c’est tout. Par contre, j’aimerais beaucoup goûter du bison de la Wild Idea Buffalo Company !
cuné

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