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Fiche livre | | |
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 | Tom est mort De Marie Darrieussecq Editeur : POL Parution le : 23 Août 2007
Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour quelques moments passent sans qu'elle pense à lui. Alors, pour empêcher l'oubli, ou pour l'accomplir, aussi bien, elle essaie d'écrire l'histoire de Tom, l'histoire de la mort de Tom, elle essaie de s'y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu'en sachant qu'il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d'avant pareillement, comme s'il fallait tout se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s'en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c'est sûr, la vérité gît dans les détails. C'est la raison pour laquelle ce texte qui devrait être insoutenable et qui va si loin dans l'interrogation de la douleur est si convaincant, si proche. |
Commentaires Amazon| 2008-01-20 | Note : 1/5 | froid et faux Tom est mort est un livre froid et faux, une rédaction de normalienne. Marie Darrieussecq écrit avec sur l'épaule un critique des Inrocks miniature. elle essaie de lui complaire, de ne pas faire ce qu'elle croit être des fautes (l'émotion, le corps etc.). Tout est calculé, soupesé. rien n'est senti. Rien n'est vrai. Rien ne vibre.
| | 2007-12-06 | Note : 2/5 | La mort est-elle bavarde ? Tom est mort à quatre ans et demi. On n'en connaîtra la cause qu'à la toute dernière page, tout dernier paragraphe. Sa mère, 10 ans après, ouvre un carnet, et tente d'écrire sa douleur. Deuil pathologique, disent les psys, elle n'a pas effectué son « travail » de deuil dans les temps impartis.
J'ai eu du mal à finir ce roman. Long, trop long, mais surtout, aucune émotion. Un exercice stylistique extraordinaire qui consiste à écrire le mot mort une ligne sur deux pendant 246 pages. Et croyez-moi, même si l'on veut faire croire que la douleur rend fou, on a quand même compris depuis longtemps que Tom est mort. Alors forcément, on s'ennuie. De temps en temps, la situation familiale de cette mère : ses deux autres enfants, ses déménagements successifs à l'étranger pour suivre son mari. C'est un livre bavard, et je ne crois pas que la mort soit bavarde.
Seules les 10 lignes de la fin offrent une chute intéressante, qui peut expliquer la litanie qui précède, dommage qu'il ait fallu attendre si longtemps.
| | 2007-10-05 | Note : 4/5 | un très beau livre sur un un sujet difficile Je ne suis pas une inconditionnelle de Marie Darrieussecq mais là je suis impressionnée par la manière dont elle raconte cette terrible histoire, celle de la mort d'un enfant et comment vivre après ça. C'est un très beau livre qui nous permet de toucher du bout des doigts la souffrance de cette mère, sans jamais tomber dans le racolage. Certains passages sont difficiles, surtout quand on a soi-même des enfants, mais le style rend supportable, presque léger, la gravité du sujet. Il y abeaucoup d'amour aussi dans ce roman.
| | 2007-09-10 | Note : 1/5 | Faire du Plat Comme souvent chez Darrieussecq, on a l'impression d'une dissertation autour d'un thème. après la naissance, voici la mort de l'enfant (supposé dernier tabou de la modernité par l'auteur). Sauf qu'à part tout un ensemble d'effets littéraires de plus ou moins bon goût, on patauge dans les bons mots, les sentiments prélevés chez l'un ou l'autre, les effets de style, bref un vrai catalogue mais rien de ce qui constitue la littérature. Bref Tom est mort, comme son titre, est un livre à fuir.
| | 2007-08-29 | Note : 4/5 | Sur la perte d'un enfant et le travail de deuil La narratrice est une épouse dévouée et comblée par ses trois enfants, qui a décidé de suivre son mari à travers le monde pour ses missions à l'étranger. Partant de Vancouver, les Winter ont débarqué en Australie, pensant s'engager dans une aventure tout aussi exaltante.
Hélas, le deuxième fils, Tom, âgé de quatre ans et demi, trouve la mort.
Pour la narratrice et les siens, c'est un drame au-delà des mots, c'est la lame de la guillotine qui s'abat et qui tranche le cours normal de leur existence.
Il faut donc apprendre : la vie après, la mort tout court, l'absence, la recherche de l'enfant défunt, l'esprit fantôme, la mémoire, le langage, le travail de deuil.
Dix ans ont passé et la narratrice opte pour l'écriture dans des cahiers afin de tout raconter, de revenir sur cet avant, cette mort terrible. Les mots sont difficiles, les souvenirs aussi.
Son époux Stuart pense que c'est "morbide", "macabre" mais ce travail est nécessaire pour la jeune femme. "La mémoire ça ne s'use pas, ça devient pire avec le temps. Ces premiers jours, si crus, et si flous, luisants, troubles, hallucinés, impossibles... j'étais au point d'impact de la souffrance, et les repères n'existaient plus, le temps était mort."
Si vous êtes parents, la lecture de ce livre vous bouleversera, sans vous arracher toutes les larmes de votre corps. Il est cependant difficile d'être insensible au texte de cette mère d'un mort, comme elle dit, de lire page après page le décompte d'un deuil annoncé, d'un instant pénible à vivre, à encaisser et impossible à ranger dans un tiroir.
"Le deuil rend niais et cynique à la fois, et grave et abîmé. Plus rien de ce que je pense n'a la légèreté, la grâce d'autrefois."
On lit ce roman comme la confession émouvante d'une mère amputée, rongée par la douleur et le chagrin, une femme qui en perd la parole à force de pleurer un fils perdu trop tôt.
Marie Darrieussecq accomplit là un ouvrage impressionnant, jamais accablant car son texte est fort, sonne authentique et force l'admiration. La fin dépasse l'entendement.
A lire pour s'en convaincre !
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