AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

Remarquable, n'est-ce pas?
Robert Benchley
Louverture

Nouvelles parutions

L'interaction des couleurs
Josef Albers
Hazan

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire


  Fiche livre



Eloge de la trahison : Note du traducteur
De Sylvie Durastanti
Editeur : Le Passage
Parution le : 29 Septembre 2002

La traduction littéraire est certainement un travail de chartreux, contraignant parfois à une existence de carmélite. Mais il faut bien avouer que le métier de traducteur a quelque chose d’interlope. Un faux air déplaisant : apache de l’édition, voyou de la littérature… Pour s’y lancer, s’y attacher, et s’y tenir, pour l’exercer en somme, il faut donc avoir chevillé au corps le goût de traduire.
Traduire, c’est partir à l’aventure. Bien malin qui dirait où ! Vu de l’extérieur, on aura tantôt l’air de piétiner sur place, tantôt l’air d’être embarqué pour une espèce d’errance immobile, de paisible divagation… de cette équipée, on ne ramène rien d’autre que des émotions confuses, des trouvailles verbales, et bien sûr, un livre. Mais que ramène-t-on de n’importe quel voyage, sauf, parfois des bribes d’une langue nouvelle ?
La traduction ouvre à la découverte d’un paysage mental particulièrement parlant aux uns, mais risquant d’en laisser d’autres désorientés. Désorientés devant de nouvelles voies ouvertes inopinément à la réflexion – traverses, raccourcis, clairières lumineuses, pistes complexes aux discrètes balises, fragiles passerelles oscillant au dessus d’on ne sait quel vide. Si n’importe quel texte devient Pierre de Rosette, c’est celle d’une langue inexistante. Son décryptage ne livre pas de secret définitif – pas d’autre secret que celui du plaisir.

Retour à la fiche de Eloge de la trahison : Note du traducteur

© Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |