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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La Dernière Nuit De Marie-Ange Guillaume Editeur : Le Passage Parution le : 1 Novembre 2002
BALTAZAR
Baltazar est chien de bistrot à montmartre. Autour de lui, par un joli matin de printemps, les humains vivent une heure de leur vie.
Ça n’a l’air de rien, mais pour la patronne, c’est du boulot.
TERMINUS
quarante ans de mariage et ils attendent que le bus démarre. Il se rappelle l’avoir aimée, jadis. Il l’aimerait peut-être encore, mais c’est reparti : elle l’emmerde avec sa casquette trop petite— ça lui fait un cercle rouge sur le front, c’est pas joli. Voilà où ils en sont.
CANICULE
L’été en Dordogne. Sa femme déprime et sa petite fille refuse de dormir. Il passe ses nuits à la consoler, il est crevé, il en a marre. Alors il va lui montrer, de la manière la plus bizarre qui soit, pourquoi elle devrait être heureuse.
TÊTE DE MULE
La vielle dame perche au sixième étage, avec ses humeurs et ses manies. Le facteur lui monte son courrier et ses camemberts, çafinit par tisser un lien ; mais voilà qu’il doit partir dans les Pyrénées, et il n’ose pas lui dire qu’il va l’abandonner. Il a tort, elle va très bien se débrouiller avec ça.
LA DERNIÈRE NUIT C’est l’amour fou, et totalement invivable parce qu’il est marié. Ils décident de se séparer, mais elle lui arrache la promesse d’une dernière nuit ensemble. (Autant dire un cauchemar.) Après, c’est fini. En principe.
LUI
Il parle beaucoup, au téléphone — sa dernière rupture, sa dernière idée de scénario, sa progéniture…C’est un créateur. Tout ce qu’il vit, il l’utilise. Et puis il s’aime bien, installé au centre du monde. Elle l’écoute. Elle prend des notes. |
Commentaires Amazon| 2005-06-10 | Note : 4/5 | La vie au ras des pâquerettes Recueil de six nouvelles, toutes plus croustillantes les unes que les autres, "La dernière nuit" parle de la vie banale, du quotidien, du couple usé par le poids des années, des amours lassées et trompées. En six versions, Marie-Ange Guillaume décline des portraits touchants, navrants mais toujours drôle. Car croquer le temps qui passe et tue l'amour, là, elle en dégaine des propos grand-guignolesques pour décrire la chose !Cela s'ouvre sur un couple qui se mène respectivement en bateau, lui marié, elle blasée, et pourtant amoureux, jaloux, je t'aime, je te quite, fais-moi un enfant, pense à ma femme, etc... Cela croque un couple impossible, lui facteur, elle petite mémé avec ses patins pour circuler dans l'appartement, tatillonne avec son yucca, la marque de son beurre et fière de récupérer du camembert en douce... Puis conversation téléphonique entre Lui et Elle, entre un cavaleur pathétique et amnésique, et une ex refoulée et aigrie... Ensuite, moiteur de l'été dans une maison en Dordogne, un homme, une femme et l'enfant, couple usé, décalé, petite fille aux cauchemars jusqu'à une certaine virée nocturne (bonjour l'effroi chez le lecteur !!!)... "Terminus" propose le bilan de quarante années de mariage, entre Robert et Gisèle, qui houspille son homme d'avoir acheté une casquette trop petite et qui laisse une marque rouge sur le front, lui soupire en songeant au passé, ce n'est ni trop tard ou trop tôt pour l'aimer ou la détester, pour s'habituer, ou qu'importe !... Et ça se boucle avec une patronne de bistro, qui bichonne ses clients, ses fidèles, son quartier, en essuyant les verres et en transpirant au-dessus de la machine à café, avec le chien Balthazar à l'affût de quelques sucreries... Ce livre, c'est une touche épatante. Il y a une perpétuelle bonne humeur malgré les aléas dépeints au cours des 94 pages, une satire bienveillante des gens ordinaires, des travers de tout le monde. C'est tendre, ironique et impertinent, oui.
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