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 Cliquez pour agrandir | Bleu catacombes Un été meurtrier De Gilda Piersanti Editeur : Le Passage Parution le : 4 Janvier 2007
Sélection Rue des Livres
Eté 2003, en pleine canicule, les catacombes romaines battent tous les records de fréquentation… jusqu’à ce qu’un groupe de visiteurs réfugié dans ces chambres froides d’un genre nouveau tombe nez à nez avec une tête coupée.
L’inspecteur principal Mariella De Luca se voit rapidement contrainte d’interrompre son idylle amoureuse en bord de mer. D’autant que les catacombes ne sont pas les seules à faire perdre la tête aux Romains… L’enquête vient à peine de débuter que déjà les décapitations se multiplient.
Mais quel rapport peut-il exister entre une star internationale du monde de l’art et une paisible directrice d’orphelinat ?
Et quel sens faut-il donner à cette référence macabre au mythe de Judith, héroïne biblique qui, de son bras armé, tranche la tête du général de l’armée ennemie ?
Récit passionnant d’un amour trahi, Bleu catacombes nous conduit de main de maître jusqu’aux sources de la tragédie.
Après Rouge abattoir et Vert Palatino, Bleu catacombes, terrible course contre la montre dans les rues de Rome, est le troisième volet des saisons meurtrières de Gilda Piersanti, où l’on retrouve l’inspecteur Mariella De Luca, le commissaire D’Innocenzo et l’atmosphère oppressante de la Ville éternelle. | Policier et SuspenseLe début- La porte:
La soeur bénédictine répétait ces mots cinquante fois par jour depuis que les catacombes étaient devenues le refuge de caravanes entières de touristes en quête d'air frais.
Pamela entra. Tous les regards se portèrent sur la somptueuse masse de cheveux blonds qui encadraient son visage. Les yeux sautillant comme des lucioles, épaules et bras dorés, l'apparition du guide le plus demandé des catacombes romaines produisait toujours le même effet sur des visiteurs qui s'intéressaient soudain plus à l'archéologue qu'à l'archéologie. |
L'avis de Rue des livresC'est une femme, elle est archéologue et écrit des romans policiers. Plutôt bien d'ailleurs. Non, ce n'est pas Fred Vargas mais Gilda Piersanti. La comparaison s'arrête là car si les personnages de Vargas aiment prendre leur temps, Bleu Catacombes démarre à cent à l'heure. Il ne faut pas trente pages pour que l'on ait retrouvé une tête dans les catacombes et assisté à une décapitation.
Pour organiser une telle mise en scène, il faut que l'auteur de ces crimes veuille attirer l'attention et délivrer un message. Visiblement, une référence est faite au mythe biblique de Judith qui séduit le général ennemi pour ensuite lui couper la tête et la ramener chez elle. A la différence du mythe, ce n'est pas une, mais plusieurs têtes que l'on va retrouver dans Rome. Mariella De Luca l'inspectrice principale mène l'enquête et ne nous laisse n'a pas beaucoup le temps de souffler.
Bleu Catacombes fait partie des quatre saisons meurtrières de Rome. C'est l'avant-dernier volume avant la parution de Blond Tibre en 2008. Chaque enquête est indépendante et peut se lire sans avoir lu les précédentes. Le lien entre les quatre volumes est géographique, toutes les enquêtes se passent à Rome et l'on retrouve Mariella De Luca, l'enquêtrice tenace ainsi que le commissaire D’Innocenzo perturbé par la disparition de son fils homosexuel et la paralysie de sa femme.
Bleu Catacombes est un polar intelligent, subtil et sans temps mort. Une très bonne surprise. J.Marc |
Commentaires Amazon| 2008-04-30 | Note : 4/5 | Un troisième volet très concluant ! Amoureux de l'histoire de l'art et de l'archéologie, installez-vous dans votre fauteuil ! L'intrigue policière, ici présente, va fortement puiser dans ces deux sources d'inspiration pour tisser la toile implacable de cette machiavélique machination. En fait, dès les premières pages, le lecteur est dans la confidence du nom du coupable. L'intérêt, pour la suite, est de savoir pourquoi, quel mobile, quelles circonstances et quelle folie poussent le criminel à décapiter cinq personnes !
De son côté, l'inspecteur Mariella De Luca (notre super flic, déjà rencontrée dans Rouge Abattoir) est rapidement décontenancée par les événements, n'arrivant pas à trouver le lien entre les victimes : la star internationale du monde de l'art et une paisible directrice d'orphelinat. Elle a deux pistes à suivre : la veuve éplorée, et la maîtresse froide et calculatrice de Max Fegiz. Autre indice : ces meurtres en série paraissent être la signature d'un inconditionnel de Judith, l'héroïne biblique qui a nourri l'art occidental du fantasme de la décapitation.
Ce qui désoriente aussi notre héroïne concerne sa fraîche et éblouissante passion pour un bel archéologue rencontré lors d'une enquête précédente (cf. Vert Palatino), Paolo Ronca. On connaît le parcours sentimental de notre croqueuse d'hommes, sa fragilité à s'attacher et son refus calculé de s'impliquer dans toute relation. Mais son histoire avec Paolo la prend à contre-pied de ses (vains) idéaux. La jeune femme tombe amoureuse, ne peut plus se passer de son amant, et peut-être son enquête en cours souffre de son léger manque de concentration. Pourtant, qu'est-ce qu'on s'attache au personnage de Paolo, qu'est-ce qu'on aime cette idée de passion naissante et prometteuse !
J'aime particulièrement la lecture de romans policiers qui mettent en scène des héros récurrents, dont on suit la vie personnelle qui évolue au fil des épisodes. Gilda Piersanti a saisi cette essence et donne ainsi à sa série des Saisons Meurtrières une autre motivation de s'intéresser à ses romans, en plus de lire une intrigue policière habile et captivante. Bleu Catacombes est le troisième titre de la série. N'hésitez pas !
| | 2007-02-04 | Note : 4/5 | Surprise et originalité pour ce roman inclassable ! Ete 2003, à Rome. La canicule pousse les touristes à se réfugier dans les catacombes pour échapper à la chaleur... jusqu'au jour où un groupe de visiteurs tombe nez à nez avec une tête fraichement coupée. La première d'une longue série, qui entraîne l'inspecteur principal Mariella De Luca sur la piste d'un couple de femmes vengeresses.
Dès les premières pages, Gilda Piersanti cherche à surprendre le lecteur, en lui offrant par exemple dans le second chapitre la clé de tout roman policier classique : l'identité de l'assassin. Malgré cela, l'auteur parvient à maintenir le suspense et l'attention du lecteur, en axant son récit bien ficelé autour du mobile réel du tueur : quelle histoire secrète se cache derrière cet ignoble rituel meurtrier ?
Le lecteur accompagne alors Mariella De Luca dans son enquête, et Gilda Piersanti profite de cette occasion pour nous décrire des personnages originaux et travaillés (malgré certains personnages parfois caricaturaux qui servent à insérer de petites scènes comiques). Et comme dans Rouge Abattoir, le passé et les origines des différents protagonistes liés à des aspects historiques de la culture italienne servira de noeud à l'intrigue imaginée par l'auteur.
Tout au long du roman, Gilda Piersanti change de style pour mieux nous déstabiliser. A l'horreur de la découverte des têtes décapitées succède des scènes plus légères, parfois drôles. Des variations de tons qui contribuent d'ailleurs à maintenir tout l'intérêt du récit.
Dernier point, pour souligner encore la fraicheur et l'originalité du roman : en haut de page, là où d'habitude est répêté le titre du roman, le lecteur sera amusé de découvrir un mot ou une expression extrait du texte qui s'y trouve, et qui résume presque systématiquement le contenu de la page. Intrigant !
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