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Le Peintre disgracié

Le Peintre disgracié

Auteur : Dominique Cordellier

Editeur : Passage

Dans l'ombre des frères Le Nain, de Bamboche, de Vermeer, de Poussin et de tant d'autres encore, Michael Sweerts mène une vie obscure. Peintre du menu peuple, il donne beaucoup à tous et leur prend quelque peu. La vie va comme elle vient. Mais voilà qu'à Paris, où il croise un Molière dont nul ne sait le nom, Madame de Saint-Sauveur lui laisse une blessure au coeur. Cet amour secret l'illumine et l'étreint. Jeté sur les routes, il ne peut s'en défaire. Il le portera partout.
À Rome, où il peint dans une lumière noire, empruntant ses couleurs à la suie du soleil. À Amsterdam, où les Missions étrangères l'enrôlent. Puis en Syrie, en Perse, et jusqu'en Inde. Là, devenu musicien par le chemin des solitaires, il chantera pour tous l'infini madrigal du néant et celui des soupirs abolis.
Avec Le Peintre disgracié, Dominique Cordellier nous offre le roman coloré d'un artiste, parmi les plus ténébreux de son temps, qui, tout au long d'une vie en mouvement, pris entre la peinture et la musique, l'intégrisme et l'amour, choisit à chaque instant d'échouer en beauté.

15,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
144 pages
ISBN : 978-2-8474-2350-1
Les avis

Que sait-on de Michael Sweerts ? Il fut au XVIIe siècle un peintre baroque d’origine brabançonne, et s’inscrivit dans le sillage prestigieux des frères Le Nain, de Vermeer et de Poussin .Dominique Cordellier, dans un style élégant, riche lexicalement, alerte, nous expose avec force détails dans son premier roman « Le peintre disgracié » la vie de Michael Sweerts .On y apprend au fil des pages de ce récit très réussi comment ce peintre concevait son art et quels furent ses certitudes artistiques et picturales .C’est d’abord le partage entre l’ombre et la lumière dont l’importance est d’ores et déjà soulignée : « Michael Sweerts sait déjà l’essentiel :qu’un visage se partage entre ombre et lumière, que l’on monte le clair sur le sombre, que la femme est la lueur de l’homme. »
Mais c’est la rencontre avec Madame de Saint-Sauveur qui imprime à sa vie un tournant décisif ; il éprouve pour elle des sentiments intenses qui le blessent, car ces derniers ne peuvent trouver de réponse .Pourtant, il est habité par cette passion secrète. Lors de son séjour à Rome, il penche pour la peinture des plus modestes : « Dévoué aux amis de Dieu, Michael Sweerts ne les peignait pas ; il peignait des petits pâtres, des païens et des pauvres. Il peignait des pasteurs. ».Notre peintre, comme pour exorciser cette déception sentimentale, voyage beaucoup : Rome ; Amsterdam, la Syrie, la Perse, l’Inde .Et c’est à l’issue de relations épistolaires avec Poussin que nous découvrons, à l’issue du récit, l’une des dernières certitudes esthétiques de Sweerts : « Le gris est le luxe du peintre, sa perle, son orient, son soleil voilé, un argent sans éclat mais sonnant, le camaïeu de l’ivresse. »

Beau roman, d’une très agréable lecture, qui séduira les esthètes et amateurs de peinture.

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