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Les brasseurs de la ville

Les brasseurs de la ville

Auteur : Evains Wêche

Editeur : Philippe Rey

Port-au-Prince. Une famille négocie sa survie au jour le jour : il est maître pelle sur un chantier ; elle est repasseuse chez les messieurs célibataires du quartier, n'hésitant pas à se donner à eux car sinon « la chaudière ne monterait pas le feu ». Cinq enfants. Leur fille aînée, Babette, adolescente, est leur seul espoir : elle a son brevet, et sa beauté leur offrira un gendre riche. Sa mère la rêve en Shakira.

Un certain M. Erickson se présente un jour, bien plus âgé qu'elle, généreux pour la famille qu'il installe dans une confortable maison. Mais qui est-il réellement, cet homme mystérieux aux trois maîtresses, vivant dans le luxe, entouré de gardes du corps ? Pourquoi métamorphose-t-il Babette en blonde au point que le quartier la nomme dorénavant la Barbie d'Erickson ?

Sa mère constate, désolée : « Ma fille n'est plus ma fille ». En « putanisant » Babette, ses parents semblent s'être engagés sur une voie aux multiples périls, dont ils pressentent avec effroi qu'elle est sans retour.

Dans Les brasseurs de la ville, épopée à travers les quartiers pauvres de Port-au-Prince, chaque personnage invente ses propres pas pour danser avec sa croix. Evains Wêche signe un talentueux premier roman qui met en lumière la lutte du peuple haïtien contre la déchéance et la mort, un peuple qui brasse la ville entre les bruits et les fureurs où s'entremêlent des histoires de courage, d'amour et de folie.

17,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
190 pages
ISBN : 978-2-8487-6506-8
Les avis

Premier roman donc première découverte pour moi de l'auteur.

J'ai débuté ma lecture en me disant que j'allais découvrir un pays, une culture, ce qui est bien sur le cas mais on ne découvre pas le côté luxueux du pays. Il s'agit ici plutôt du quotidien d'une famille pauvre.

Bien sur la comparaison avec le monde "riche" se fait mais il est vraiment question dans ce livre des méthodes de survie d'une population sans cesse en danger. On ne peut être insensible à ce que dois faire la mère de famille pour permettre à sa tribu de vivre un minimum. Le patriarche aussi fait des sacrifices pour essayer d'apporter le pain quotidien. Jusqu'au jour où cela bascule ! La fille aînée se fait remarquer par un homme étranger mais riche, qui fera évidemment office de "Dieu" au départ...

La vie s'apaise en apparence mais que reste t'il de la dignité humaine ? Que reste t'il de cette famille unie qui ne pourra connaître le bonheur de vivre tous ensemble sans avoir sur la conscience certains choix ?

On assiste impuissant à des parcours de vies tellement inégaux, tellement injustes que par moment il m'a fallu sortir du livre pour réfléchir, penser et une fois de plus apprécier notre vie occidentale soit malgré tout bien plus positive que dans de nombreux autres endroits du monde...
C'est un joli roman qui mérite sa place car il est instructif, dépaysant et bien écrit.

Violaine

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