Bernard Boutet de Monvel
Fils du peintre et illustrateur Maurice Boutet de Monvel, Bernard Boutet de Monvel, dandy du début du siècle, étudie la peinture avec Luc-Olivier Merson et se taille rapidement une réputation qui doit certainement tout autant au milieu qu'il fréquente qu'à son talent artistique. Peintre des mondains, illustrateur à La Gazette du Bon Ton, il expose au Salon et peint surtout ses proches, des scènes de la vie quotidienne (Boucherie) et des paysages dans un style moderniste sage. La Première Guerre mondiale sera le catalyseur de son succès à venir. Engagé dans l'aviation sur le front d'Orient, il s'y révèle comme un copilote émérite. Envoyé au repos au Maroc, il y fait la connaissance du général Lyautey qu'il représente, à la fois martial et débonnaire. Enflammé par la lumière du pays, le chatoiement des tissus, l'amoncellement des maisons, il photographie ces sujets et les retranscrit dans des toiles, copies conformes ou assemblages de ces photos, qui inspireront Majorelle. Installé aux Etats-Unis à partir de 1926, plus que jamais peintre adulé de la haute société américaine pour laquelle il peint portrait sur portrait dans un style académique, jusqu'au maharadjah d'Indore, il peint aussi la modernité du pays qui s'exprime à travers ses usines et ses buildings. Cette première monographie consacrée à la totalité de sa carrière est richement illustrée de photos inédites extraites de ses archives, et de nombreux dessins, peintures et illustrations de journaux.
