 | Les onzeDe Pierre Michon
Editeur : Verdier Parution le : 15 Septembre 2008 ISBN : 978-2-8643-2552-9 EAN13 : 9782864325529
Les voilà, encore une fois : Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André. Nous connaissons tous le célèbre tableau des Onze où est représenté le Comité de salut public qui, en 1794, instaura le gouvernement révolutionnaire de l'an II et la politique dite de Terreur. Mais qui fut le commanditaire de cette oeuvre ? A quelles conditions et à quelles fins fut-elle peinte par François-Élie Corentin, le Tiepolo de la Terreur ? Mêlant fiction et histoire, Michon fait apparaître avec la puissance d'évocation qu'on lui connaît, les personnages de cette " cène révolutionnaire ", selon l'expression de Michelet qui, à son tour, devient ici l'un des protagonistes du drame. | Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009
Prix conseillé : 14,00 € - Prix : 13,30 € |
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Commentaires Amazon| 2010-10-08 | Note : 5/5 | la perfection Le texte (est-ce vraiment un "roman"?) saisit dans un mouvement magistral la vie d'un peintre fictif (Corentin) culminant dans son chef d'oeuvre imaginaire, les onze membres du comité de salut public. Cette saisie, comme le tournoiement des figures du Tiepolo,le maître de Corentin, rassemble la misère des paysans limousins, la sensualité du XVIIIème, la violence de l'histoire et des hommes, et pose la question de la place de l'Art et de l'écriture dans le monde. Pas un mot de trop, pas une phrase qui ne soit immédiatement le révélateur d'images inoubliables- et ce dans une langue d'une merveilleuse musicalité. En un mot, la perfection.
| | 2010-07-13 | Note : 2/5 | Pêché d'orgueil? Que dire de ce récit qui décrit l'origine et le contenu d'un tableau qui n'a jamais existé?
Que dire d'un récit qui se conclut en mettant la propre analyse de Michelet?
Au moins a-t-il le mérite d'être très bien écrit.
Cependant la lectrice que je suis est restée de marbre devant l'élitisme du contenu. L'idée est bonne, mais destinée sans doute à un public "averti" et connaisseur de la Terreur. Ceux qui comme moi ont des connaissances historiques générales seront surement déçus car ce roman ne nous éclaire en rien sur cette période sombre de notre Histoire.
Seul le style et la qualité de la syntaxe m'ont transportée jusqu'à la dernière page.
Bref, vite lu, vite oublié, mais bon cela ne tient qu'à moi....
| | 2010-05-23 | Note : 2/5 | peinturiste et élitiste A partir d'un tableau sur les Onze révolutionnaires de l'an II, Pierre Michon imagine en première partie l'enfance et l'adolescence du peintre . la partie II m'a semblé plus obscure et assez soporifique : je ne l'ai pas comprise. De ce fait,je ne conseille pas ce livre certes très bien écrit mais trop élitiste à mon goût. Pourtant l'idée de départ était vraiment bonne. Convient sûrement aux lecteurs plus exigeants.
| | 2010-04-23 | Note : 2/5 | Déçu J'avais entendu l'auteur a l'émission de Finkelkraut mais la lecture de son livre est plutot soporifique et de compréhension vraiment problématique, je regrette mon achat.
| | 2010-03-29 | Note : 2/5 | Vaincu par asphyxie Un des protagonistes du drame, pour paraphraser la quatrième de couverture, est la langue française. Dans cet ouvrage couronné par l'académie fondée par Richelieu, il semble que les quarante immortels aient été attirés par les onze révolutionnaires plutôt que par les phrases alambiquées de l'auteur. Ne doutons pas un instant de la qualité littéraire déployée par Pierre Michon. il connaît son français et son vocabulaire. Il est amoureux fou des virgules, porte un culte sans vergogne aux point-virgules, mais est un père bien indigne pour ces enfants perdus que sont les points. Par le Diable, pour décrire cette époque tourmentée où le Rasoir National raccourcissait les corps et les idées, pourquoi lui-même n'a-t-il pas employé des phrases courtes ? Je n'ai pas poursuivi ce livre au-delà de la 33ème page (3x11). Qu'on juge sur pièce sur les seules pages 32 et 33 :
"Le corsage de Suzanne s'emplit et la petite reine frileuse s'en apeura presque autant que sa mère ; elles ne pensaient qu'à cette peur l'une et l'autre, mais pour s'en distraire elles s'occupaient à autre chose, aux passe-temps bénins concédés aux femmes de cette époque, tapisserie et poésie ; et à ce qu'on dit elles ne sortaient guère, quelle que fut leur relative fortune à toutes les deux, c'est-à-dire celle du huguenot apostat, non pas qu'elles fussent avares ni d'aucune façon thésauriseuses, mais de l'or elles ne savaient que faire, avaient seulement placé tout cela en vignes et en bateaux à la mort du vieux et laissaient gérer, naviguer, fleurir, ayant entre elles un tout autre trésor, de don, d'amour partagé et heureux, mais étouffant comme le sont toujours les trésors, appelant de tout leur éclat la perte".
Une seule phrase. 136 mots, 2 point-virgules, 15 virgules. Reprenez votre respiration, on y retourne. Phrase suivante :
"Suzanne ne sortait guère, car elle était de porcelaine, sinon avec sa mère les beaux matins le long des levées, ou dans de pauvres sociétés orléanaises un peu ternes, un peu dévotes, un peu littéraires, avec des abbés sans panache et de doux anacréons de la province, mais avec aussi des amies rieuses comme elles le sont en tout lieu, laissant apparaître vraiment le lys et les roses avec des éclats de rire, partout au monde du moment qu'il y a deux filles ensembles".
Une seule phrase. 84 mots, 9 virgules. Pas encore achevé ? Attendez la salve suivante :
"Car je suis sûr qu'en dépit de ce que j'ai dit, la vie étriquée, les ternes sociétés, les abbés cacochymes à tabatière de buis, l'apeurement de sa mère et s'y conformant comme un jumeau à son jumeau, comme un des seins qui lui poussait se conformait à l'autre, en dépit de cela je suis sûr qu'elle ne s'ennuyait aucunement, qu'elle était bonne et gaie, bonne parce que gaie, qu'elle aimait le petit perron, la petite fortune, la vie petite et pleine, et l'espoir pesant comme un ciel au printemps ; car elle était une reine : c'est-à-dire quelqu'un à qui depuis sa naissance l'amour exclusif n'a jamais failli, et quand on a eu cela tout peut arriver, le ciel et l'espoir peuvent s'écrouler, on peut se perdre dans mille forêts, voir mille fois son c?ur sorti de sa poitrine et foulé, la joie est toujours là, dessous, au moindre appel elle va bondir, elle reste là et attend, invincible, éclipsée seulement parfois, mais vivante, éternelle comme on disait quand ce mot avait un sens."
Une seule phrase. 182 mots, 1 point-virgule, 23 virgules.
On peut me reprocher que je tiens là une comptabilité indigne de l'élan artistique et que l'auteur ne peut entrer dans ces considérations grossières d'épicier quand il s'agit de l'essence de son art. J'entends bien mais là, j'ai dû me déclarer vaincu par asphyxie, ce que n'ont pas été les immortels du quai de Conti. Normal, ils sont immortels.
| | 2010-01-28 | Note : 3/5 | michon Malgré une écriture de haute qualité; mais trop alambiquée,je m'ennuie terriblement et je ne crois pas pouvoir terminer ce livre.
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