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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Moon Palace De Paul Auster Editeur : Actes Sud Parution le : 26 Avril 1993
Marco Stanley Fogg raconte ici les circonstances étranges qui ont marqué sa vie, depuis son arrivée à New York en 1965 jusqu'à ce que, sept ans plus tard, il découvre l'identité de son père... à temps pour assister à son enterrement. Et ses amours, ses rencontres, sa misère, ses errances dans les paysages mythiques de l'Amérique rêvée constituent le matériau d'un formidable roman d'aventures en même temps qu'elles apparaissent comme les étapes d'un voyage initiatique aux confins de la solitude et de la déréliction. | [Poche]Littérature
Commentaires Amazon| 2008-11-04 | Note : 4/5 | Complexe et riche Moon palace raconte un jeune homme, MS Fogg, né de père inconnu. Etudiant, il vit chez son oncle Victor qui lui lègue tous ses livres. De murs entiers recouverts d'ouvrages, des heures de lectures et de voyages, une vie entière passée à amasser mots, phrases, histoires. Une vie de mots dans laquelle MS Fogg s'immerge. Mais il a besoin d'argent, et va peu à peu vendre les livres, quitter son appartement, errer dans les rues de New York. MS Fogg devient un fantôme errant, caché dans une grotte de Central Park. L'ombre de lui-même. Mais même les ombres finissent par se réveiller et des rencontres fortuites ou non mèneront MS Fogg sur un nouvel itinéraire.
Au delà des mots, donc, un parcours, des rencontres, des aventures. Fogg devenu l'ombre de lui-même, l'homme qui voulait s'effacer de sa propre vie, gratter peu à peu toutes les couches de sa personne jusqu'à devenir rien, va lentement refaire surface. Un ami, une amie, un vieil homme, des personnages parfois cyniques, parfois cruels, ou doux, ou lumineux, viendront croiser son chemin, l'accompagner, le séduire, le dégoûter, l'attirer, l'abîmer aussi, parfois. Et ces rencontres amènent Fogg à se découvrir, à redevenir quelqu'un, à trouver enfin l'homme qui se terrait en lui.
Paul Auster nous entraîne sur le chemin d'une quête, de quêtes d'identités. Ses personnages se perdent pour se trouver et se trouvent pour se perdre. Que sont les hommes sans identité propre, sans passé pour asseoir les bases d'une personnalité, pour renforcer l'essence même de leur moi ? Paul Auster répond par un récit troublant en forme de voyages initiatiques, où ces hommes se découvriront pères et fils et bâtiront par là même leur propre identité, se déferont de tout, se mettront à nu pour trouver tout au fond d'eux ce qu'ils sont réellement.
Certes, il y a dans le récit de Paul Auster des références à ses autres romans, des petites allusions qui viennent clignoter le temps d'un instant, des silhouettes fugaces qui effleurent ses personnages. Parfois, quand le lecteur connaît ses aeuvres précédentes, il sourit, s'amuse de ces petites lueurs fugitives. Parfois, il peut s'agacer, se sentant exclu comme un enfant mis sur la touche et que personne ne vient aider. Il faut l'accepter, recevoir ces clins d'oeils comme une invitation à aller chercher ailleurs ces personnages, aller faire leur connaissance dans un autre roman de l'auteur.
Il faut accepter le désir de Paul Auster d'entraîner son lecteur sur une voie sinueuse ou obscure, et qui peu à peu s'éclairera. D'abîmes en réflexion, le parcours initiatique de son personnage devient une renaissance, une lente résurrection vers un moi jusqu'à présent larvé, en sommeil, qui verra enfin le jour.
| | 2008-08-10 | Note : 5/5 | Au règne des coïncidences « L'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là ». Cet extrait de la page 324 s'applique bien au style romanesque de Paul Auster. « C'était tellement extravagant, et pourtant les excès mêmes de son histoire en étaient les éléments les plus convaincants » (p. 286). Ce deuxième extrait sonne juste également. Contrairement à d'autres romans du même auteur où on finit par se dire qu'autant de coïncidences rendent l'histoire totalement farfelue, « Moon Palace » parvient à restituer l'émotion intense que vivent ses principaux personnages, malgré l'accumulation des faits surréalistes qui leur arrivent.
Ce roman raconte l'histoire de Marco Stanley Fogg. Une fois ses études terminées, il se laisse complètement aller et finit par végéter à Central Parc où il dort à même le sol. De cette expérience vers l'abandon total, il dira : « il me semblait que si je m'abandonnais au chaos de l'univers, l'univers me révélerait peut-être en dernier ressort une harmonie secrète, une forme, un plan, qui m'aideraient à pénétrer en moi-même». (p. 131)
Sauvé in extremis par celle qui deviendra son amie, Fogg est engagé pour s'occuper d'un vieil homme qui lui confie son extraordinaire destin et lui demande de transmettre sa biographie à son fils qu'il n'a jamais rencontré. Dans le plus grand style paulausterien, ce fils inconnu se révélera être quelqu'un de très particulier pour Fogg lui-même.
D'une grande richesse structurelle (parallèles surprenants entre les destins de deux personnages, métaphores sur la lune très variées), ce roman suscite de nombreuses réflexions thématiques (enfance sans père, avortement, emprise sur son propre destin) et explore la solitude au point de la rendre tangible et émouvante.
| | 2007-11-22 | Note : 3/5 | une quête identitaire "Moon Palace" est l'un des romans les plus célèbres de l'écrivain new-yorkais Paul Auster dans lequel il nous raconte les événements étranges qui ont marqué la vie de Marco Stanley Fogg, depuis son arrivée à New York en 1965 jusqu'à ce que, sept ans plus tard, il découvre l'identité de son père... à temps pour assister à son enterrement. Ses amours, ses rencontres, sa misère, ses errances se conjuguent en une quête identitaire et apparaissent comme les étapes d'un voyage initiatique aux confins de la solitude et de la renonciation. On retrouve dans ce roman certains des thèmes chers à l'auteur (rôle du hasard et des coïncidences, solitude, recherche identitaire) ainsi q'un style de narration très caractéristique de l'auteur, qui initie son héros en lui faisant rencontrer une multitude de personnages étranges et excentriques.
Malheureusement et décidemment, je ne suis pas sensible au style austérien... Après un premier essai moyennement convainquant avec "Léviathan", ce "Moon Palace" ne m'a pas plus convaincu. Je reconnais la qualité du style et de l'écriture, et j'aime aussi assez les personnages austériens, toujours à la limite, tous un peu décalés, mais je n'arrive pas à me sentir impliquée dans l'histoire. Peut-être trop d'angoisse et de désespoir larvé dans ces récits, quelque chose qui se dérobe quand j'essaie de le capter et qui fait que je tourne les pages mécaniquement, juste afin de finir mon livre...
| | 2005-11-05 | Note : 2/5 | Ennuyeux On m'avait dit "Si tu ne dois lire qu'un Paul Auster, il faut lire Moon Palace". Ce que j'ai fait. Et bien, c'est une lecture qui m'a semblée bien ennuyeuse ... En effet, ce récit est une sorte de grand fourre-tout où se cotoient des tas de thématiques entre lesquelles Paul Auster peine à faire le lien (l'amour, l'exclusion, l'aventure), faisant de son roman un désagréable empilement d'idées qui auraient pourtant pu être très bonnes si elles avaient été mieux exploitées. Reste la quête de son personnage clé, une belle histoire d'amour, certains personnages truculents et quelques rebondissements de bonne facture, mais rien qui n'en fasse un roman inoubliable.
| | 2003-10-07 | Note : 1/5 | Profondément ennuyeux Ce livre est un fourre-tout de 450 pages sans intérêt : suite de récits d'aventure et d'histoires de famille fabriquée avec de (très) grosses ficelles, abondance de clichés...Quelle déception! On préfère Paul Auster lorsqu'il parle de littérature. Seuls les chapitres 4 et 5 (le récit du vieil homme) auraient mérité d'être édités à part. Lisez plutôt "l'invention de la solitude" du même Auster : beaucoup plus court mais tellement plus riche dans le fond comme dans la forme!
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