AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

La mort en carton
Pierre Guinot-Deléry
Le Passage

Nouvelles parutions

Le Livre d'Hanna
Geraldine Brooks
Belfond

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire


  Fiche livre



Les Essais (mis en français moderne par Claude Pinganaud)
De Michel de Montaigne
Editeur : Arléa
Parution le : 21 Septembre 2002

C’est avec une orthographe modernisée que sont proposés ici Les Essais. De quoi nourrir de longs tête-à-tête avec celui qui, se peignant sans cesse, a peint la force de l’homme et l’humaine faiblesse. « C’est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune fin que domestique et privée. Je n’y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire. Mes forces ne sont pas capables d’un tel dessein. Je l’ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m’ayant perdu (ce qu’ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver certains traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive la connaissance qu’ils ont eue de moi. Si c’eût été pour rechercher la faveur du monde, je me fusse mieux paré et me présenterais en une marche étudiée. Je veux qu’on m’y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention [effort] ni artifice : car c’est moi que je peins. Mes défauts s’y liront au vif, et ma forme naïve [naturelle], autant que la révérence publique me l’a permis. Que si j’eusse été entre ces nations qu’on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t’assure que je m’y fusse très volontiers peint tout entier et tout nu. Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre : ce n’est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc. » de Montaigne, ce 1er de mars 1580.

Retour à la fiche de Les Essais (mis en français moderne par Claude Pinganaud)

© Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |