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Le violon noir
De Maxence Fermine
Editeur : Arléa
Parution le : 1 Novembre 2004

À Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier, passionné d'échecs et amateur d'eau-de-vie. Très vite, entre ces deux hommes du secret, se noue une complicité faite de respect, de silence et de musique, qui se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort. Le violon noir, douleur et chef-d'œuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ? Après Neige, où Maxence Fermine a décliné l'Orient, le froid et le blanc, Le Violon noir, avec la même exigence, la même langue concise et poétique, nous parle de la guerre, de l'amitié, de l'alcool, et de la puissance du noir.

  • Littérature

  • Commentaires Amazon

    2008-04-18Note : 3/5
    agréable à lire, mais sans grande consistance
    Décidemment, je fais un blocage avec M. Fermine. Je me laisse bercer par la poésie du style, mais je n'arrive pas à rentrer dans les histoires qu'il veut nous raconter. C'était vrai avec Neige, ça l'est aussi avec ce Violon Noir : c'est joli, agréable à lire, mais "volatile" : une fois le livre refermé, je n'en garde aucun souvenir.

    2003-04-15Note : 5/5
    du grand art
    M Fermine, à travers le récit d'une rencontre entre un violoniste et un luthier , élève de stradivarius, nous fait partager le lien si particulier qui peut exister entre un luthier et son Suvre et cette dernière et celle du musicien.
    L'instrument devient une voix, qui touche à l'humanité.
    L'art n'est plus une création de son auteur mais une expression du sublime, une voix humaine, qui se trouve révélée grâce à l'interprète.
    Il faut posséder la maîtrise de Fermine pour, en si peu de mots, arriver à faire voyager le lecteur dans un univers des sens.
    A-t-on jamais ressenti la voix d'un violon sans être musicien ?
    Avec le violon noir et la poésie de l'auteur cette émotion est naturellement partagée.

    2002-09-22Note : 5/5
    Encore et toujours...
    Venise, la rencontre d'un jeune violoniste talentueux et d'un luthier vieillissant,une femme en noir au timbre absolu...Une histoire toute simple qui nous ramène dans la magie de l'univers de l'auteur; quelle alchimie secrète amène Maxence Fermine à nous livrer des récits aussi sobres,emprunts d'une poésie envoûtante qui touche à l'essence du verbe ? à lire avec modération au risque de tomber dans le piège d'une lecture si pure qu'elle semble trop accessible.Voilà un écrivain rare dont la pudeur doit cacher une plume longuement travaillée.
    "la vie n'est qu'un théatre et il n'y a qu'une seule représentation"
    mais l'auteur nous livre plusieurs actes à travers TOUS ces autres livres d'un égal raffinement.

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