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Fiche livre | | |
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 | Le corps incertain De Vanessa Gault Editeur : Arléa Parution le : 7 Septembre 2006
" Est-ce qu'on a déjà parlé de sclérose en plaques ? " Une phrase lancée par un médecin, et une jeune femme ordinaire devient brusquement une malade. Elle va devoir lutter pour rester elle-même malgré cette nouvelle étiquette et son corps qui lui échappe. Dans ce récit, Vanessa Gault raconte les effets d'une maladie imprévisible. Elle dit les sensations, les émotions, les efforts pour ne pas perdre son corps, les ruses pour maintenir le secret, le choc d'être soudain exposée. Elle décrit ses négociations intérieures avec l'ennemie, ses colères contre une médecine de laboratoire, sa révolte face aux humiliations quotidiennes. Mais c'est aussi et surtout le portrait attachant d'une jeune femme, un texte lumineux sur la force de vivre. |
Commentaires Amazon| 2007-09-20 | Note : 5/5 | Merci vanessa... Quand j'ai commencé ce livre je l'ai pris comme je le fais avec les autres, les livres je connais... Je l'avais choisi au hasard, il fait qqf bien les choses, le hasard.
Quand je l'ai fermé il est resté en moi parce qu'enfin je lisais qq'un qui comprenait que qqf mon corps me laisse tomber, que qqf ce qui me paraissait facile hier je ne peux plus le faire auj...
J'ai aussi retrouvé tous les "trucs" que j'utilise tous les jours pour donner le change qqf même, à moi même... Enfin qq'un qui avait les mots justes, drôles (car promis ce livre est drôle!), durs et vrais...
A lire par tout ceux qui vivent avec un sépien, qui travaillent dans le milieu de la santé, ceux qui veulent savoir et porter un regard juste sur cette maladie qu'on connait mal,et à lire comme une thérapie pour ceux qui eux aussi doivent vivre avec un corps incertain...
Au délà de la SEP, de la maladie au sens large un livre qui peut changer le regard que l'on porte sur l'autre, sur sa propre vie.
Merci à toi Vanessa en donnant un peu de toi tu m'as permis de me sentir moins seule. Il y a du monde sur ma planète...
| | 2007-07-20 | Note : 3/5 | Tranche de vie d'une personne souffrant de la SEP ce témoignage personnel ne peut pas laisser indifférent ...
Moi je l'ai acheté avant même d'entendre mon neurologue m'annoncer que j'avais la SEP, j'étais déjà persuadée d'en souffrir. OK, j'avais déjà le résultat du 1er IRM ! (cérébral).
Il faut bien que j'avoue avoir eu du mal à lire le témoignage de Vanessa jusqu'à la fin : on sent bien qu'elle aurait aimé CACHER sa maladie. On sent aussi qu'elle adore son boulot et agit presque comme une mère qui fait tout pour protéger ses enfants ...
Moi je ne vis pas la SEP de la même manière -- faut dire que les doc ont mis 20 ans avant de la diagnostiquer !!!! alors j'aurais plutôt envie de la CRIER !!!! j'ai la SEP !!!!!!
J'espère parvenir moi aussi un jour à écrire un livre sur le sujet -- certainement très ironique car c'est ma manière à moi de vouloir voir la vie ...
J'ai lu des passages poignants dans son livre, notamment lorsqu'elle partage ses grands moments de difficultés, mais à mon goût avec tjrs trop de pudeur ...
Ayant également acheté le livre d'Arnaud, je peux comparer : mon caractère se rapproche plus de celui d'Arnaud dans la manière de parler des évènements. J'ai adoré le passage où il parle de l'IRM (moi j'ai cru être dans une boîte de nuit avec de la techno dans les oreilles pendant 15 minutes !) et de l'infirmière qui le prend pour un douillet (elle mériterait 10 injections d'interferon pour la calmer !!!)!
| | 2006-10-10 | Note : 5/5 | Un livre fort, enrichissant, pour apprendre sur la SEP mais aussi et surtout sur soi même ! L'auteur[e] nous raconte la découverte de sa maladie, comment elle a appris à vivre avec et les réactions des gens autour.
Beaucoup de choses m'ont touchées dans ce livre et j'en sors à peine, encore toute emportée par son histoire. J'ai vraiment aimé son style, fluide, rapide, concret, avec ses indignation, avec son humour aussi. Elle nous emmène dans sa vie, tout à coup les escaliers du métro deviennent des montagnes pour nous aussi, et j'entrevois enfin à quel point vraiment la fatigue assaille les personnes qui ont une SEP.
Oui parce que maintenant que j'ai lu ce livre, pour sclérose en plaques je dis simplement SEP. Cette maladie m'apparaît dans sa réalité et non plus dans son fantasme et c'est sûr que c'est moins angoissant. Je connais quelques personnes qui ont une SEP, ce ne sont pas des intimes mais je les connais et grâce à ce livre je me rends compte de ce qu'ils vivent. Parce qu'avant je n'imaginais pas. Je ne pouvais pas imaginer et surtout je crois que ne voulais pas imaginer, ça me faisait trop peur. Je remercie Vanessa Gault pour ce qu'elle fait partager dans son livre, cela m'apporte beaucoup.
Je dois ajouter que j'ai aussi appris sur moi dans ce livre, en particulier grâce à ce que l'auteure nous dit de la manière dont elle ressent les réactions des autres face à la maladie et au handicap. Ces autres, ça peut être moi aussi, malgré moi souvent, mais moi quand même, il faut bien que je l'admette. En fait, en me parlant d'elle et de son parcours, l'auteur me permet aussi d'avancer sur moi, sur ma relation à la maladie (réelle ou crainte), sur mes peurs et sur ma relation aux autres... Merci !
| | 2006-10-04 | Note : 4/5 | Un témoignage sans tralala Vanessa Gault n'a pas trente ans quand son médecin lui annonce qu'elle souffre de la sclérose en plaques. Cette brillante enseignante a cette pensée fulgurante : une vision d'elle assise dans un fauteuil roulant, un plaid sur les genoux, avec trois ans à vivre. Mais qu'est-ce que la SEP ? Comment son corps peut-il la trahir ? Comment la maladie se déclare, comment ruine-t-elle le quotidien et la croyance d'avoir la vie devant soi ? Il faut tout revoir, tout réapprendre. Apprivoiser son corps, le mal qui ronge, les sursauts et les plongées vers la douleur, la paralysie des membres. La SEP est avant tout "un mal secret" qui, un jour, devient "un corps exposé". Dans cette seconde partie, Vanessa Gault expose la honte infligée par le regard extérieur qui se pose sur ses cannes, devenues indispensables pour marcher. La maladie ayant progressé, la jeune femme s'affaiblit et perd la force de marcher, de tenir debout. Devenir handicapée, aux yeux de tous, devient une humiliation ordinaire, affreusement banale mais douloureuse. "C'est rarement de la cruauté volontaire; c'est plus souvent de la maladresse, de l'indifférence, de la bêtise".
"Le corps incertain" est le récit touchant, très peu émouvant, d'une femme douée et intelligente, qui regarde sa maladie avec lucidité. Elle ne se lamente jamais, elle s'emporte quelquefois et épingle les mauvais points dans le système (médical, de la sécurité social, dans la rue, les transports communs, en amitié, etc.). Mais à aucun moment elle ne donne le sentiment de s'apitoyer, il y a une telle force chez elle. Son récit est une leçon de vie stupéfiante. Quand je parle d'un récit peu émouvant, c'est surtout dans le sens qu'elle ne nous tend pas un kleenex pour étancher les larmes. Jamais. Pourtant, il est clair que son combat n'est pas de tout repos, tant la maladie est lâche et perfide. "Je ne suis pas une personne en bonne santé; mais je suis capable à certains moments de faire certaines choses, et peu de temps après je ne peux plus. Et je vous assure que je ne fais pas semblant." Concernant son témoignage, il a beaucoup à nous apporter, à nous apprendre !
| | 2006-09-07 | Note : 5/5 | un livre émouvant, plein de grâce et de drôlerie... mais qui vous colle un électrochoc! Sur un sujet à priori difficile, la sclérose en plaque, l'auteure réussit le tour de force d'écrire un texte où l'amour de la vie et l'optimisme dominent. Elle nous raconte sa recherche pour comprendre ce qui lui arrive comme un roman policier et s'attarde sur la cocasserie et l'absurdité de certaines situations, notemment face aux administrations et face au monde médical. Il y a bien sûr de la gravité dans son texte, et elle change notre regard sur le handicap , car nous entrons avec elle au coeur de la situation, nous qui nous protégeons en général en restant à l'extérieur.
Mais au bout du compte, c'est vraiment l'optimisme qui domine, car la combativité de l'auteure est contagieuse et nous gagne, si bien que l'on sort de son texte en se disant que mince! nous aussi nous sommes là pour un temps limité, et qu'il est urgent d'apprécier ce que l'on a, de vivre et d'être heureux!
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