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Fiche livre | |  |
 | Chez les fousDe Albert Londres
Editeur : Arléa Parution le : 4 Juin 2009 ISBN : 978-2-8695-9860-7 EAN13 : 9782869598607
Sélection Rue des Livres
Après avoir dénoncé les bagnes de Guyane et Biribi, c'est à une autre forme d'enfermement qu'Albert Londres entend s'attaquer : les asiles d'aliénés. Se heurtant une fois encore à la mauvaise volonté des autorités administratives, le grand reporter tentera même de se faire passer pour fou. Parvenant enfin à pénétrer dans plusieurs établissements, il réalisera de nombreuses interviews de malades, qui fourniront la matière de douze articles - volontairement polémistes.
La rédaction du Petit Parisien hésitera avant de publier cette enquête, qui ne paraîtra qu'en mai 1925. Devant l'indignation des psychiatres et des aliénistes, Albert Londres, dans le livre qui fera suite à la publication du reportage, sera contraint d'adoucir certains passages et de maquiller quelques noms propres. | [Poche]Acheter ce livreAmazon
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Commentaires Amazon| 2010-01-10 | Note : 5/5 | Qui aujourd' hui s' intéresse aux fous ? Ce témoignage choquant et courageux se lit d' une traite.
Qu' est-ce qui a changé aujourd' hui? Presqu' un siècle plus tard?
Les fous et les folles sont les-mêmes. Il y les fantasques, les imaginatifs, les paranoîaques, une poignée de monstres sadiques et à l' opposé, tous ceux qui peuvent revenir dans la société dite "normale". Tous ceux-là Albert Londres les décrit avec justesse et bienveillance, malgré les difficultés qu' il rencontrées pour pénétrer dans les asiles.
Aujourd' hui, dans les hopitaux psychiatriques, avec les neuroleptiques, il y a moins de violences , moins de scènes répugnantes, telles que celle où quelques dizaines de "folles" se ruent dans la sauvagerie sur un plat de nouilles gluantes.
On ne verra pas non plus des "fous" attachés à des chaises suspendues au plafond, comme ceux observés par Albert Londres.
Aujourd' hui, il y a les neuroleptiques qui calment l' agressivité et les angoisses. Il y a aussi le politiquement correct qui ne nous permet plus de parler de "fous" et de "folles". On parle de "malades", c' est moins suggestif, c' est plus technique. Cela permet de continuer à les isoler et à les ostraciser, comme le dénonce Albeert Londres.
Alors que les hopitaux psychiatriques diminuent leurs nombres de lits dans un souci d' économie à la petite semaine, alors que de nombreux fous mènent la dure existence de sans domicile fixe ... Le livre d' Albert Londres n' a rien perdu de son actualité.
Un nouveau CHEZ LES FOUS serait bienvenu.
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