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Fiche livre | | |
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Commentaires Amazon| 2008-08-26 | Note : 3/5 | Quand le style contredit le message littéraire « Ce n'est plus contre les abus de droit, la corruption, le mensonge, les faux témoins qu'elle se bat, c'est tous azimuts, contre les forces du Mal au complet» (p. 367). Ce combat, c'est Madame de Breyves qui le mène. Après avoir perdu son mari - endetté, ce noble trop gentil a préféré se pendre -, elle élève son garçon Alexis afin de lui permettre d'affronter ce monde impitoyable de l'Ancien régime.
Craignant qu'Alexis ne soit lui-même trop tendre, elle ne voit qu'une solution : «s'en faire haïr. » (p.405)
Ce roman d'éducation alterne entre les passages bien écrits (par exemple, page 302 : « Il faisait si chaud que la rambarde de fer la brûlait, si lourd que l'horizon fondait. Tout dégoulinait : le ciel sur les bois, les bois sur les prés ») et ceux, plus nombreux, où la plume de l'auteur se prend les pieds dans le tapis de la complication stylistique. Il n'est pas rare de buter sur des phrases d'une quinzaine de lignes qu'il faut relire trois fois pour en comprendre le sens.
Tout comme le roman commence dans l'Ancien Régime pour se terminer sur un monde nouveau, Chandernagor écrit souvent de manière pompeuse - à l'ancienne - et parvient de temps en temps à émerger vers un style plus accessible pour le peuple.
Mais pour venir au bout de ce pavé, il faut quand même une bonne dose d'abnégation. Non seulement le style pose problème, mais également l'histoire qui contient un certain nombre d'idées lourdes (toute la partie sur l'économie, où même « la comtesse suivait la discussion avec difficulté » (p. 158), alors que c'est elle qui est la mémoire narrative de cet épisode) et de points peu convaincants (elle adore son fils et souhaite s'en faire haïr, ou ce mari qui préfère garder son honneur, et se suicider, plutôt que de combattre les injustices financières dont il est victime).
Tant d'obstacles rendent cette lecture laborieuse.
De la même auteur, j'ai préféré « La chambre », plus touchant d'authenticité.
| | 2002-11-15 | Note : 5/5 | Ah que la langue française est belle! Quel talent a Françoise Chandernagor! Chaque page est un régal. Une description du 18ème dans ses splendeurs, ses misères et aussi ses ridicules. Elle ébranle quelques idées reçues notamment au sujet de Necker. Le tout est narré avec une maitrise éblouissante et le sourire permanent de ses touches d'humour. Après l'avoir fermé, j'ai considéré l'éducation de mon fils sous un autre angle!!!
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