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Penjab

Penjab

Auteur :

Editeur : Editions de Fallois

En deux mots...
Des soldats de Napoléon ont vécu un véritable conte de fées. Après la chute de l’Empereur, ils sont partis à l’aventure dans l'empire sikh du Penjab, et, avec l’appui du maharadjah de Lahore, ils ont obtenu gloire et fortune.

Présentation de l'éditeur
La chute de Napoléon et son exil à Sainte-Hélène dont il ne reviendra pas ont désespéré des milliers de ses soldats qui ne vivaient que dans l'attente de son évasion et de son retour. Le capitaine Allard et le maréchal des logis Ventura sont de ces désenchantés. Fuyant une Europe sans âme, ils vont chercher en Inde la vie supérieure qui leur est interdite par l'insupportable Sainte-Alliance "des rois contre le peuple". La gloire donc, et la fortune, la première entraînant la seconde. Au pied de l'Himalaya, entre l'Hindoustan et l'Afghanistan, l'empire sikh du Penjab ne cesse de s'étendre et son maître, Ranjit Singh, maharadjah de Lahore, a besoin d'hommes sûrs pour assurer cette croissance. En dix-sept ans, l'intime alliance d'un prince exceptionnel et de quatre fidèles de l'Empereur, Allard ayant fait venir en renfort deux camarades de leur grande époque, va contre- dire les lieux communs de la faiblesse humaine, en premier l'inconstance et l'envie. L'empereur a marié lui-même Allard etVentura à deux belles princesses pour les attacher au Penjab, mais surtout - c'est un prince qui voit loin - pour contribuer au rapprochement des peuples grâce à leurs enfants et préparer l'avènement d'un monde pacifié. Conte de fées ? Pas du tout. Résultat concret d'une alliance de vertu et de grandeur que seule la mort interrompra.

19,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
232 pages
ISBN : 978-2-8770-6962-5
Les avis

Les conséquences de la chute de Napoléon et de son exil à Sainte-Hélène ont provoqué le désespoir de ses soldats et officiers. Le capitaine Allard et le maréchal des logis Ventura, deux principaux personnages du roman d’Éric Deschodt, Penjab, vont aller chercher en Inde une sorte d'accomplissement qui est leur est dénié dans le cadre de la Sainte-Alliance qui dresse « les rois contre les peuples ».
En effet, un autre empire ne cesse de s’étendre, il est situé au pied de l’Himalaya entre l’Hindoustan et l’Afghanistan. C’est l'empire Sikh du Penjab, dirigé par Ranjit Singh, maharadjah de Lahore. Ces deux officiers, dont la curiosité intellectuelle est grande vont rejoindre pour parfaire l’organisation de l’armée de cet empire en pleine expansion. Mais qui sont-ils ? Pour le savoir, Allard et Ventura font appel à Baroud Singh Ahluwalia, un érudit local :
« Le mot Sikh vient du sanscrit. Il signifie « disciple ». Nous sommes les disciples du Guru Nanak, né au Penjab en 1469, fils d’un riche négociant. Le message tient en quatre mots : un seul Dieu, égalité, altruisme et tolérance. (….) Sikh et altruiste sont synonymes. Le vrai Sikh n'agit que pour Dieu et pour son prochain. La paix est le bien suprême. »
La réorganisation de l’armée de l’Empire Sikh se poursuit, Allard et Ventura reçoivent des renforts en la personne de Claude-Auguste Court et de Paolo Di Avitabile, également anciens de la Grande Armée. Ils ne se doutent pas encore qu’ils formeront le quatuor qui va transformer définitivement la puissance militaire du Penjab par le renforcement de l’artillerie.
L’un des passages les plus significatifs du roman est celui où Ranjit Singh se pose la question de l’explication de la supériorité de l’Occident .Sans trouver de réponse convaincante ni définitive-il n’est pas un homme dogmatique : « Cette digression abandonnée pour ne pas y épuiser le reste de ses jours, il revenait au fond de la question : hégémonie et christianisme sont-ils liés ? La puissance matérielle dépend-elle du spirituel ? »
Le roman caractérise bien la situation de ces quatre idéalistes, cherchant sur le continent indien une concrétisation de leurs aspirations : « Après 1815, ils refaisaient leur vie de manière à réduire autant que possible le gouffre qui séparait leurs grandes années de la misère présente eue Europe. Misère morale, la seule qui compte. »
Beau roman, qui s’inscrit dans l’esprit des Trois Mousquetaires de Dumas .Il fait partager aussi, et c’est essentiel, les interférences et liens forts entre êtres humains issus de civilisations différentes.

STEPHANE BRET

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