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Ouest

Prix du Livre Inter 2007

Ouest

Auteur :

Editeur : Editions Viviane Hamy

Un soir, aux tréfonds des terres normandes, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de l’Aubépine est mort. Un fils le remplace. Lambert était un serviteur à l’âme trop près de ses bois pour s’entendre avec l’Aubépine le Jeune pétri de folies politiques, d’obsession des corps et de maladie rentrée. Et pourtant…
Ouest, c’est l’histoire d’un huis clos où deux hommes se détruisent dans l’indifférence d’un paysage. La terre détrempée s’englue sur les chaussures, la pluie colle aux yeux, les odeurs de gibier flottent sans fin et les mâtins sont seigneurs des forêts.
Ouest, c’est l’histoire d’une jeune fille à la peau de dentelle, d’ingénues fines et de demi-mondaines égarées. Dans le château des Perrières, le calvados sert l’oubli, et l’inquiétude, insidieuse, enténèbre les chairs.

19,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
266 pages
ISBN : 978-2-8785-8235-2
Les avis

La presse en parle

D’abord, il y a le paysage. Un coin de forêts et d’étangs, humide et boueux. Un pays qui imprègne et qui colle, enfermé dans son histoire et ses traditions, sauvage comme les bêtes qui le hantent. François Vallejo, qui signe son sixième roman, semble le connaître jusqu’au fond de l’âme et des tripes, ce pays de ténèbres insidieuses. Et puis il y a Lambert, le garde-chasse par lequel tout arrive. Une photo de lui, vieille de plus d’un siècle – il pose, l’air inquiet, près d’un grand chien noir –, détend soudain le ressort d’un récit depuis longtemps retenu.
Nous sommes au XIXe siècle, au château des Perrières, quelque part dans l’Ouest. Lambert, l’ancêtre du narrateur, vient d’entrer au service du vieux baron de l’Aubépine, grand meneur de chouans. Courir les bois, conduire la meute, tenir sa place à l’ombre de son maître, il ne demande que ça, Lambert. « Etre un petit homme au fond de son Ouest », orgueilleux et discipliné, aussi bouillant que conformiste. Mais le fils, qui succède au père, déteste la chasse, lit Proudhon et Fourier, se précipite à Paris en février 1848 quand gronde la Révolution, ramène au château des créatures peu conformes à l’idée que son garde-chasse se fait des « dames »... On rit de ces relations maître-valet cul par-dessus tête, des tourments de Lambert, dont Vallejo rend à merveille l’esprit et la langue surannés. Mais le livre bientôt s’assombrit. La folie du maître, de plus en plus inquiétante, la raideur du garde-chasse, la perversité grandissante de leur relation poussent au paroxysme d’une violence d’autant plus impressionnante qu’elle est suggérée. Et c’est tout l’art de Vallejo. L’histoire accomplie – forcément très noire – garde au bout du compte son mystère irréductible. Reste une photo mal cadrée, portrait ineffaçable d’un garde-chasse qui a fini par avoir peur des chiens.

Michel Abescat, Télérama

Vos avis

Beaucoup de plaisir, même plus, à lire ce livre. Récit impressionnant. Je me rallie aux commentaires qui précèdent. Je n'ai rien à y ajouter et je note également 4/5. Toutefois, qui peut m'expliquer la référence à Abou Ghraib en début de roman?

nike

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