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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Arlington Park De Rachel Cusk Editeur : Olivier Parution le : 23 Août 2007
Les femmes d’Arlington Park – une banlieue résidentielle en Angleterre – ont tout pour être heureuses. En apparence.
Car il n’en est rien. Derrière ces vies tirées au cordeau, frustrations, jalousies, déceptions règnent sans partage.
Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly Keir-Leigh : chacune a le sentiment d’être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse le désir, fane la beauté et affaiblit les êtres.
Fille spirituelle de Virginia Woolf et de Nathalie Sarraute, Rachel Cusk raconte vingt-quatre heures de la vie de ces femmes. On entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans une cabine d’essayage. On pénètre aussi dans leur conscience et leurs pensées.
Arlington Park dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité, avec une lucidité dévastatrice. C’est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde « barbare jusqu’à la moelle ». | Littérature étrangère
Commentaires Amazon| 2008-10-18 | Note : 5/5 | Des femmes sous influence ! Le livre de Rachel Cusk est si fin, si subtil dans sa description de l'ennui banlieusard de quelques femmes atones qu'il était prévisible qu'il suscite la disgrâce de lecteurs qui s'attendaient sans doute à lire dans "Arlington park" un énième thriller domestique à la Douglas Kennedy. L'écriture de Rachel Cusk est si phénoménologique dans sa saisie du réel, si précise dans la description d'états d'âme qui d'ordinaire, ne suscitent que des clichés romantiques ou des phrases bien frappées au coin du sens commun, qu'il faut un peu s'accrocher pour rentrer pleinement dans cet univers qui a plus à voir avec l'oeuvre de Virginia Woolf (avec l'humour en plus) qu'avec "Desperate housewives". Non, Rachel Cusk n'est pas une Frédérique Hébrard plantée dans une banlieue anglaise avec ses bons conseils familiaux et ses recettes de cuisine sympatoches. Elle ressemblerait plutôt à une version sardonique et sophistiquée de JG Ballard qui pratiquerait l'écriture au vitriol comme d'autres les balades en forêt.
On est presque désolé de dire que dans ce livre, il ne se passe pas grand chose. Ce qui en fait, au bout du compte, le reflet le plus fidèle de nos vies... mais un tel degré de réalisme est-il supportable ?
| | 2008-10-15 | Note : 2/5 | Déçue J'ai été très déçue par ce livre. Je m'attendais à roman dans le style "desperate housewives". En fait, ces femmes sont bien désespérées, mais il n'y a pas d'humour, ni de légèreté. Il ne reste que le gris de leur vies.
A quoi bon lire un livre qui, loin de nous faire rêver, est encore plus sombre que nos vies quotidiennes ?
| | 2008-10-02 | Note : 2/5 | pas mal Ce livre montre la vie de quelques mères de famille dans une banlieue chic du Nord de Londres, leur déception d'être devenues mères au foyer, l'absence et l'incompréhension des maris, l'ennui profond de leur vie monotone et sans but. J'ai passé un bon moment en lisant ce livre, qui peut être assez drôle, comme lorsque l'une de ces mère de famille déclare que son mari est un bon père, très présent avec ses enfants, le seul problème étant qu'il n'est jamais là...
En revanche, j'ai regretté l'absence de trame dans ce livre. On suit les pensées de quatre ou cinq femmes successivement, sans véritable lien entre les chapitres, puis quelques unes se retrouvent pour un dîner avec les maris, lors duquel il ne se passe finalement pas grand chose. Il ne faut donc pas en attendre un développement spectaculaire.
| | 2008-09-03 | Note : 4/5 | Les nouvelles femmes de Stepford ? * Le roman de Rachel Cusk commence par un long travelling très maîtrisé qui survole la banlieue résidentielle dArlington Park, non loin de Londres .Le décor est planté , placé sous le signe dune pluie obstinée et agressive, presque voyeuriste,instaurant demblée un vague sentiment de malaise.Unité de lieu donc,Arlington Park,ses"bonnes "adresses et les autres ,où le mal est tenu à distance (le terrorisme est à Londres)mais où les allusions à l'enlèvement d'une petite fille qui reviennent en leitmotif signalent qu'il rôde quand même...
Unité de temps,vingt-quatre heures dans la vie de femmes au bord de la crise de nerfs , voilà qui donne un cadre au roman.
Lauteure sintéresse donc à des habitants de cette banlieue, leur consacrant successivement un chapitre,en se focalisant davantage sur celles qui sont lâme de ce lieu déserté la journée par les hommes.
Ces femmes dont une seule travaille (à mi-temps dans un lycée de filles) vont nous livrer leurs pensées les plus intimes, parfois mélancoliques,parfois pleines de ressentiment,l'une d'elle ayant le sentiment qu'elle a été assassinée par son mari, au demeurant le plus charmant des hommes, sorte de saint laïc. Elle se sent "lourde" , "pleine du dépôt des jours gâchés", une autre, sorte de Bree van de Kamp, se rendra comptedel'image qu'elle projette et qui n'est pas forcément celle qu'elle espérait.9782879295749
D'autres ,au contraire se rassurent en disant que le confort dont elles profitent, elles l'ont bien mérité même si la seule escapade quelles s'accordent est une virée au centre commercial le plus proche... Centre commercial où elles vont croiser celles qu'elles auraient pu devenir,du moins pour certaines d'entr'elles : des filles de seize ans déjà mère de famille.
Les enfants,les leurs et ceux des autres, sont bien sûr au coeur de leurs réflexions mais c'est surtout sur elles mêmes,qu'elles se penchent, sans indulgence, essayant d'être au plus près de leurs vérités.
"C'était un endroit dangereux où vivre, une famille: aussi tumultueux que la pleine mer sous un ciel traître, avec ses allégeances passagères, ses rafales de cruauté et de vertu, ses grandes vagues d'humeur et de mortalité, son incessante alternance de tempête et de bonace" (p. 228). Ou bien encore
"C'est ici que Maisie se sentait le plus éloignée de ses aspirations, voyait son mari et ses enfants comme les étrangers qu'ils étaient de temps à autre. C'est ici qu'elle sentait le plus souvent qu'il étaient dans une pièce de théâtre,et que ce n'était pas une pièce de théâtre qu'elle appréciait"(p.214).
L'auteure ne stigmatise pas pour autant les hommes,ils sont souvent pleins de bonne volonté et mettent volontiers la main à la pâte.
L'auteur se moque comme d'une guigne du politiquement correct, les hommes, la famille et les valeurs de la plus ou moins petite bourgeoisie sont joyeusement passées à la moulinette, le tout avec un style sensible, imagé et puissant. Rachel Cusk sait créer son propre univers et j'attends déjà avec impatience la traduction de ses autres romans. Une vraie auteure.
* Roman d'Ira Levin dans lequel des femmes tout à fait normales au départ se transforment mystérieusement en parfaites petites ménagères pour le plus grand bonheur de leurs époux....
| | 2008-06-19 | Note : 4/5 | Desperate housewives une vision assez réelle de la vie des femmes en Angleterre et des rapports entre différentes classes sociales
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