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Le coeur régulier

Le coeur régulier

De Olivier Adam

Editeur : Olivier
Parution le : 19 Août 2010
ISBN : 978-2-8792-9746-0
EAN13 : 9782879297460
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Depuis que son frère Nathan est mort, Sarah se sent incomprise et de plus en plus prisonnière de sa « si parfaite » vie de famille. Elle décide de partir sur les traces de Nathan, au Japon, et s’installe dans un petit village connu pour une étrange raison : ce village est en effet le lieu d’élection de tous les candidats au suicide. Un homme, Natsume, arpente les falaises pour les dissuader de commettre l’irréparable. Nathan, avant son accident, prétendait avoir enfin trouvé la paix auprès de lui. Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de son frère. Mais il lui faudra plus qu’un voyage pour se réapproprier son histoire et reconnaître qu’elle s’est dupée elle-même. « Toutes ces années, je m’étais tellement échinée à me perdre, à me fondre dans le décor, à me noyer dans la masse. Je m’étais noyée tout court ».Le Coeur régulier raconte le voyage intérieur qu’entreprend Sarah pour reconquérir, peu à peu, une sérénité.

  • Littérature française

  • Prix conseillé : 18,00 € - Prix : 17,10 €

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    2010-10-04Note : 4/5
    Redevenir soi après un drame familial
    Olivier Adam récidive avec une histoire de personnage à la dérive. Mais si le livre déroule la longue plainte lancinante de Sarah qui vient de perdre son frère, ce n'est jamais "misérable". Parce que tout comme Sarah, le lecteur émerge de la peine grâce à la quiétude des paysages, que ce soit au Japon ou dans le Sud de la France et grâce à la découverte d'autres personnages (Natsume, Midori, Hiromi ou Louise). Ainsi l'auteur prouve que l'on peut surmonter sa peine en se ressourçant auprès de la nature et en allant vers les autres.

    Il est vrai que la quiétude des temples, le rythme de la nature japonaise permettent de retrouver "le c?ur régulier" et d'échapper au stress des sociétés modernes où il n'y a pas de place pour la faiblesse.

    Sarah pourra-t-elle se libérer de la culpabilité, du sentiment d'avoir abandonné son frère?

    J'ai vraiment beaucoup aimé cette introspection, cette analyse d'une vie, comprendre comment on sombre et comment on peut continuer à vivre cette vie.

    J'ai un bon souvenir du premier livre d'Olivier Adam que l'ai lu, "A l'abri de rien". J'avais un peu moins aimé "Des vents contraires" mais j'adore la sensibilité de ce dernier roman.

    J'aimerais maintenant lire cet auteur sur un sujet différent.

    2010-09-23Note : 4/5
    sur les traces de Nathan
    Même si on retrouve des liens communs à plusieurs de ses romans (les falaises : Falaises),la fuite (Vents contraires), on plonge tout de suite dans le coeur de cet ouvrage où tout est important : le suicide, la perte d'un être cher, la vie étriquée et routinière, la générosité et l'ouverture aux autres.

    Sarah a perdu son "presque jumeau" Nathan qu'elle pensait connaitre si bien. Elle a suivi sa trace jusqu'au Japon où elle se re-trouvera enfin ! (cette fuite vers la mer-refuge me rappelle "les déferlantes" de Claudie Gallay).

    Natsume, ce vieillard au grand coeur ne sera pas étranger à cette renaissance.

    Olivier Adam nous fait partager toute la poésie de ce pays du matin calme aux paysages de laque. A quand le prochain ?

    2010-09-18Note : 4/5
    humanité et lucidité
    Ce qui est remarquable chez Olivier Adam est sa façon minutieuse de construire son ?uvre, où chaque opus répond à un autre.
    Si Des vents contraires fait suite à A l'abri de rien où la disparition (dans le premier) ou l'absence (dans le second) d'une femme génère des situations cataclysmiques familiales, ce dernier ouvrage semble faire référence à Je vais bien, ne t'en fais pas:
    1)disparition d'un frère (mort brutale dans ce dernier livre; je laisse le suspense pour celles (et ceux) qui n'ont pas encore lu Je vais bien, ne t'en fais pas (quelle chance, ils ont !))
    2)recherche de la vérité de la part de la s?ur inconsolable (peut-on ne pas l'être ?).
    Ici, on navigue au gré de l'errance de Sarah,entre sa vie française pleine de compromissions, de faux-semblants et d'incompréhension familiale où chacun se côtoie sans faire attention à l'autre et son voyage initiatique à la recherche d'une des plus belles périodes de la vie de Nathan, son quasi-jumeau décédé, pour se ressourcer, se perdre et se retrouver dans ces falaises (tiens donc, encore un titre !) japonaises. Elle y rencontre l'humanité personnifiée Natsume et les personnes sauvées, apprécie les paysages (rôle très important donné aux descriptions). Elle y analyse sa vie (là, je dois dire qu'Olivier Adam m'a bluffée par sa grande lucidité sur nos vies actuelles et toujours son profond amour pour les valeurs républicaines humanistes). Même si Des vents contraires et Je vais bien, ne t'en fais pas restent ses meilleurs livres pour moi, j'ai vraiment apprécié de lire Le c?ur régulier et je le conseille pour toutes les remarques si judicieuses de l'héroïne (qui font un joli écho dans nos c?urs).

    2010-09-07Note : 5/5
    De la quête de vérité à la quête de soi...
    Après la mort de son frère Nathan, Sarah s'enfuie au Japon, laissant mari et enfants derrière elle. Sur place, elle marche sur les traces de son frère, essayant de mieux le comprendre.

    Comme tous les autres romans d'Olivier Adam, c'est une lecture précieuse qu'il nous offre une fois de plus. Je me laisse bercé par chaque mot, chaque page qui nous parlent si bien de la fragilité de certaines personnes et leur incapacité à faire face à la réalité de la vie. Ici le Japon joue un rôle essentiel et l'auteur le dépeint à merveille. J'ai aimé me promener avec Sarah à travers les temples et les falaises.

    "J'ai juste perdu mon frère et l'enfant que j'étais auprès de lui. Je me suis perdue et, sans lui désormais, il me semble que je ne me retrouverai jamais, que je me suis condamnée à errer loin de moi jusqu'à la fin de mes jours."

    2010-09-05Note : 3/5
    L'empêcheur de suicides
    Comment dire ? On retrouve dans Le coeur régulier les thèmes de prédilection d'Olivier Adam. Dans une histoire nouvelle, mais pas si différente des autres (Je vais bien ...). Il y a deux récits bien distincts, l'un de la déconstruction, en France, après la mort du frère quasi jumeau et l'impression que sa propre vie est bâtie sur du sable et nourrie de compromis quotidiens avec la société, qui ne sont plus supportables. Cette partie là n'est pas très originale. A cause de l'impression de déjà lu et d'attaque convenue contre l'ultra libéralisme, le conservatisme tranquille et moisi, et une vision de l'entreprise qui est juste, mais attendue, là encore. Comme cette description du stage de motivation dans le Morbihan qui aligne les clichés. La partie japonaise est bien plus intéressante. Pas pour le côté exotique, qui n'y est pas, mais parce qu'il s'agit de reconstruction et de remise en cause de ses propres préjugés, de ses certitudes rebelles, de l'égoïsme qui est tapi en chacun de nous et qui nous ronge à l'intérieur. Et puis, il y a les personnages que rencontre Sarah, l'héroïne du livre. En particulier, cet "empêcheur de suicides" qui est extraordinaire, non seulement pour ce qu'il fait, mais par son humilité et sa discrète humanité. Les falaises, un homme qui veille comme un ange gardien, finalement c'est l'image que l'on retient d'un roman que l'on pense ne pas avoir aimé plus que ça. C'est une erreur, il laisse un goût doux/amer agréable et une douce mélancolie au creux du coeur.

    2010-08-30Note : 4/5
    Une nouvelle plongée dans l'univers certes un peu dépressif, mais au regard d'une acuité si douloureusement juste d'Olivier Adam
    Une nouvelle plongée dans l'univers certes un peu dépressif, mais au regard d'une acuité si douloureusement juste d'Olivier Adam


    Il y a des auteurs dont j'ai du mal à me détacher. Depuis le choc, un samedi après-midi, il y a une petite dizaine d'années, de "Je vais bien ne t'en fais pas",je replonge, à chaque sortie, avec fièvre et curiosité dans le monde si particulier d'Olivier Adam.
    Et cette fois encore je n'ai pas été déçue.... Comment expliquer cet envoûtement?

    Une femme perd pied, suite à la mort de son frère, et suit ses traces dans un village de bord de mer au Japon.
    Le regard de la jeune femme se décale petit à petit, de son frère elle en arrive à scruter sa propre vie, avec tout d'abord intransigeance, cruauté, et aussi un peu de mauvaise foi... Manquant de se perdre, elle s'accroche aux personnes rencontrées dans ce village japonais.. Elle va progressivement retrouver des traces de ce frère, peut-être finalement méconnu d'elle, alors qu'elle se croyait si proche de lui. Au final, c'est peut-être une partie d'elle-même qu'elle va retrouver, et sûrement mieux accepter. .

    Il y a tout d'abord le style magnifique d'Olivier Adam. Des phrases au rythme apparemment simple, lent, et musical, qui sait décrire si justement le quotidien, ses sons et ses couleurs.
    La musique familière s'est ici renouvelée, elle a trouvé un nouveau souffle, dans un univers peut-être plus ample : une ampleur géographique, puisqu'une grande partie de l'intrigue se déroule au Japon, mais aussi une ampleur de vue, qui parvient à dépasser la simple relation au sein de ce binôme frère-soeur un peu symbiotique (et déjà présent dans une partie de l'oeuvre d'Olivier Adam), pour explorer, avec un regard sans concession, à la cruauté parfois démesurée, d'autres volets de la vie moderne : le monde de l'emploi et les relations au travail, les enfants qui grandissent, se détachent et parfois nous manquent, une observation de la jeunesse dorée, chanceuse et intégrée ...

    Il y aussi des évocations éminemment précises de la solitude parfois ressentie dans notre monde moderne. Ces moments où l'on voudrait que quelqu'un s'occupe de nous, nous choie, nous prenne dans ses bras."La vie est dure et certaines personnes, à certains moments de leur parcours, ont besoin qu'on s'occupe d'elles."
    Vous découvrirez alors Natsume, un personnage magnifique, qui sauve des vies (mais je n'en dis pas plus).

    La beauté de ce livre, c'est que, même si la musique lancinante d'Olivier Adam semble produire les mêmes sons, elle nous porte progressivement loin d'où on pensait arriver.

    A peut-être juste éviter si l'on n'est pas dans une trop bonne phase de sa vie....








    2010-08-23Note : 4/5
    Renaissance zen
    A la mort de son frère, Nathan, Sarah quitte sa vie bien rangée pour aller sur les traces du disparu au Japon. Nathan, cétait un écorché vif qui se rêvait écrivain, cumulant les petits boulots, ne trouvant jamais sa place dans une société faite daccommodements raisonnables. Sarah et Nathan, cétait un amour inconditionnel, malmené par les choix rangés de lune et le rejet des conventions de lautre. Et la mort de Nathan a ouvert en Sarah un gouffre, un trou béant qui la laisse hébétée et pantelante. Lors dun voyage au Japon, auprès de Natsume - un vieillard qui tente dempêcher les suicides sur les falaises de sa ville Nathan semblait avoir trouvé une forme de renaissance. Sarah va, elle aussi, renaître à sa manière auprès des habitants et des rencontres dans cet endroit hors du temps, bercé par la nature.

    Le c?ur régulier est un récit empreint de douceur et débordant dun amour quasi-passionnel, celui dun frère et dune s?ur. Des alter ego que la vie a parfois éloignés. « Ni avec toi, ni sans toi » pourrait être leur devise. « Ni avec toi » parce que Nathan méprise la vie choisie par sa s?ur : son mariage sage et fade, le moule insipide dans lequel elle sest glissée. « Ni sans toi » car seule Sarah semblait raccrocher Nathan à la vie ; elle était son port dattache, son amie, sa s?ur, sa jumelle, son soutien financier aussi (au grand dam dAlain, le mari de Sarah). Le c?ur régulier, cest aussi un livre porté par la nature et les éléments. La nature dun Japon décrit avec finesse par Olivier Adam et les éléments chers à lauteur aussi, falaises battues par la mer. Un roman qui pose aussi la question de nos choix et des compromissions. Au tout début de ma lecture, je métais dit que ce livre-là naurait pas, pour moi, la même force que Des vents contraires que javais particulièrement aimé. Jai refermé le livre hier et je ne suis plus aussi sûre de cela. Si les deux romans sont différents, ils contiennent une même force qui vous enveloppe et vous maintient au plus près des agitations du c?ur des personnages.

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