On me baise longtemps
Un monde érotique à la langue tournoyante, qui choisit ses mots avec autant de soin que ses bas, se pose délicatement sur la page où sa tension charnellement violente éclate.
Avec On me baise longtemps, Marie-Laure Dagoit crée un univers érotique non dénué de poésie où la chair se mêle au pourpre, l’émotion aux étoffes précieuses, et l’extase — délicatement — à l’angoisse, ténue comme une voix qui susurre.
La facture du livre souligne le mystère de cette atmosphère étrange : écrin noir velouté et photographie de couverture (par Gilles Berquet) à l’érotisme contenu.
Au détour d’un couloir, on se surprend à pénétrer plus profondément qu’on aurait pu le croire dans cet univers incertain où " l’on se brûle délicieusement les doigts ". Puis l’on tournoie du jouir au dire, de la langue à la langue, du foutre blanc au blanc de la page… et s’il s’agissait aussi — surtout ? — d’écriture ?…
