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  Fiche livre


Toca León!
De Dominique Lin
Editeur : Elan Sud
Parution le : 1 Mars 2007

Lucie et Léon sont musiciens passionnés de rythmes afro-cubains.
Un soir, ils reçoivent un appel étrange. À des milliers de kilomètres un ami a besoin de leur aide…
Imprégnés par l’histoire nous nous laissons prendre par l’aventure, on se sent aussi perdu que ce couple, qui, sans savoir vraiment ce qu’il cherche, se retrouve plongé dans un univers Vaudou pour retrouver leur ami Michel.
Lâcher prise, confiance envers les personnes et les événements, cette aventure est aussi une leçon d’humilité.
La cadence du livre est enivrante, on se sent happé, imprégné par le son des tambours et des chants, envoûté par le corps des danseuses. La moiteur de ce climat tropical nous enveloppe. L’auteur nous fait découvrir un Cuba sorti des sentiers battus, loin des plages de sable fin et des langoustes, il nous plonge au cœur des racines africaines, où musique et rites religieux sont étroitement liés.

  • Littérature française
  • Collection : Aventure
  • L'avis de Rue des livres

    Que reste-t-il de Cuba ? Fidel Castro s'étiole, le grand frère soviétique a abandonné l'île à son sort, le cigare est devenu un luxe inaccessible pour les cubains et les exilés ont détruit l'image d'un Cuba moderne et paradisiaque. Reste la musique, ancrée dans la tradition, mélange de cultures européenne, américaine et surtout africaine suite à l'importation massive d'esclaves condamnés à travailler dans les plantations de canne à sucre.
    Toca León! nous entraîne dans ce Cuba musical aux antipodes du Cuba décrit par les guides touristiques. Dès les premières pages du roman, nous sommes plongés dans une ambiance tropicale et sonore sur fond de pauvreté et de surveillance permanente de la part des autorités. L'intrigue, un couple venu aider un vieil ami, n'est que le support à cette immersion dans les percussions cubaines et leur rythme endiablé. Si la première partie de l'ouvrage est un peu descriptive avec des personnages attachants mais qui manquent un peu de fantaisie, la seconde partie est plus déchaînée. Aux rythmes effrénés s'ajoutent la magie, le vaudou et les rites initiatiques.
    J.Marc

    Vos avis

    Le réalisme des situations, l'ambiance et le son des tambours , cette chaleur humide et douce à la fois… J'ai retrouvé le Cuba sensuel et sauvage loin des plages à touristes. L'écriture reste un plaisir, j'ai ressenti un texte pesé travaillé. Pour un premier roman , bravo à Dominique Lin. Le prochain??
    Patricia


    Pour une fois, enfin, je découvre un livre qui ne me ressasse pas les mêmes clichés. Je viens de terminer Toca Leon et j'ai pu rêver à nouveau sur une aventure à Cuba, une vraie.
    Cela faisait longtemps que j'avais éprouvé cette sensation d'évasion. J'en ai même raté deux stations de métro tellement j'étais parti. Le "réveil" à Chatelet m'a rappelé combien un livre pouvait nous faire voyager et nous sortir de la grisaille quotidienne.
    L’auteur nous offre une écriture simple, ouverte, laissant place à l’imaginaire de chacun. Pas de longues descriptions ennuyeuses, mais des sensations, des odeurs, des rumeurs dans une ville si méconnue.
    J’ai défilé avec eux dans les rues de Santiago au milieu de cette foule enivrée. J’ai eu chaud sous les chaleurs humides des Caraïbes, j’ai même joué des tambours avec Léon (un des personnages principaux), moi qui ne suis pas musicien.
    Merci à Dominique LIN, vous avez su me faire voyager, promis, dès que je peux, je prends un billet pour Cuba!
    Paul
    Paul


    Toca Leon ! (« Joue Léon, frappe le tambour, défonce toi… ») est un livre intimiste et pudique, faussement exotique, vraiment envoûtant

    Lucie et Léon, jeune couple, sortent, on le devine, d’une période délicate de leur vie, peut être un risque de séparation. Ils ont besoin de se retrouver dans des lointains complètement déconnectés de leur vie habituelle où Léon se sent trop incertain aux côtés de sa compagne trop méthodique et organisée.
    Léon, musicien amateur de musique cubaine, saisit le prétexte d’un ami à secourir, Michel, errant blessé par la vie qui a disparu dans la grande île. Il entraîne Lucie et, en quelques heures, sans réfléchir, ils atterrissent à Santiago de Cuba juste en ouverture du festival de musiques caraïbes.
    ls franchissent alors une frontière invisible qui les fait entrer dans l’intimité tropicale du « paradis castriste », faite tout à la fois de rythmes, de sensualité étouffante et de misère soviétique, avec des personnages étranges dont un pied plonge dans la dure réalité quotidienne et l’autre dans le mystère vaudou.
    Le prétexte est de retrouver Michel, ça tient la route, on se laisse emporter.
    Mais le livre est en trompe l’oeil, l’intérêt est ailleurs. Dans un parcours initiatique musical et de magie noire, épaissi par la misère et la surveillance policière, Léon plonge au fond de ses propres doutes et faiblesses. Il en remonte pour mieux retrouver Lucie au cœur même d’une transe d’esclave nègre rythmée par des musiciens aussi populaires qu’exceptionnels, que leurs liens avec l’invisible et le maléfique rendent inquiétants.
    L’intimité du couple, divagante et pourtant bien réelle, se reconstruit au travers d’une aventure étonnante qu’eux seuls peuvent partager et qui, pour cela même, les unira à vie.
    L’écriture est retenue, tout en distance, avec quelques phrases de carte postale faussement convenues pour détourner l’attention. L’ensemble, l’essentiel, a l’apparence de la simplicité, comme ces peintures naïves (africaines par exemple !) dont on croit qu’elles sont candides alors qu’elles troublent profondément. Par elles, insidieusement, on est happé vers l’irréel.
    Dominique Lin évite tout pathos, contourne son vrai propos, nous laisse entrer tout seul, comme si de rien n’était dans le personnage de Léon, dont la sensibilité fragile retrouve force grâce à la musique. Tout est en creux et subtil, habile.
    Et puis, il y a les tambours, toutes sortes de tambours, qui prennent progressivement une place retentissante. On n’entend plus qu’eux, ils grondent comme des animaux sauvages, ils sont au cœur de la révélation virile du héros.
    Alors, joue Léon ! Tu es sorti victorieux de l’épreuve, Lucie t’a rejoint.
    Et l’ami au fait ? Ah oui, ils l’ont retrouvé, il est sauvé, rapatrié, mais c’est secondaire. Très.Puisque je vous dis que c’est un livre en trompe l’œil !
    Philippe Hubert


    très bon livre
    and.87



    Commentaires Amazon

    2007-03-26Note : 3/5
    Envôutant et sensible
    Lucie et Léon sortent d'une période délicate. Ils ont besoin de se retrouver. Léon, amateur de musique cubaine, saisit le prétexte d'un ami à secourir. Il entraîne Lucie et ils atterrissent à Santiago de Cuba. Ils franchissent alors une frontière invisible qui les fait entrer dans l'intimité tropicale de l'ile avec des personnages étranges dont un pied plonge dans la réalité et l'autre dans le vaudou. Le prétexte est de retrouver l'ami, on se laisse emporter. Mais le livre est en trompe l'aeil. Dans un parcours initiatique musical et de magie noire, Léon plonge au fond de ses faiblesses. Au fond d`une transe nègre divagante autant que réelle, il retrouve Lucie. L'intimité du couple se ressoude. L'écriture est retenue, avec quelques phrases convenues pour détourner l'attention. L''essentiel a l'apparence de la simplicité, comme ces peintures naïves dont on croit qu'elles sont candides alors qu'elles troublent profondément. Par elles, insidieusement, on est happé vers l'irréel. Dominique Lin nous laisse entrer seul dans le personnage de Léon, dont la sensibilité fragile retrouve force grâce à la musique. Tout est en creux et subtil. Et puis, il y a les tambours, toutes sortes de tambours, qui prennent progressivement une place retentissante. On n'entend plus qu'eux, ils grondent comme des animaux sauvages, ils sont au caeur de l'aventure. .Et l'ami au fait ? Il est sauvé, mais c'est secondaire...



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