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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Le contrôle de la parole L'édition sans éditeurs, suite De André Schiffrin Editeur : La Fabrique éditions Parution le : 4 Février 2005
Cinq ans ont passé depuis la publication de L'Edition sans éditeurs. Cinq ans qui ont vu l'écroulement de l'empire Messier, le partage de Vivendi entre Hachette et Wendel et la vente des éditions du Seuil à La Martinière/Wertheimer/Chanel : un bouleversement sans précédent dans l'édition française, dont André Schiffrin retrace les étapes et les redoutables conséquences. La situation n'est guère moins préoccupante dans la presse : avec le rachat de la Socpresse, l'essentiel de ce qui est imprimé en France est désormais sous le contrôle de marchands d'armements (Lagardère/Matra, Dassault) qui dépendent étroitement des commandes de l'Etat. Hors de France, le paysage décrit dans ces pages - qu'il s'agisse de l'édition, de la presse, du cinéma, de la radio et de la télévision, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis - montre partout, la concentration à l'œuvre, avec comme seul critère la rentabilité des investissements. Mais Schifrrin l'indomptable ne se laisse aller ni au pessimisme ni a la résignation et le livre se conclut par des propositions nouvelles que seuls les néolibéraux endurcis jugeront utopiques. |
La presse en parle« En pleine actualité à l’heure où Lagardère prend une participation importante dans le capital du Monde, le nouveau livre d’A. Schiffrin va à nouveau susciter la controverse. La France se trouve cette fois au centre du Contrôle de la parole. L’auteur y poursuit son analyse des méfaits de la concentration dans l’édition en prenant comme exemple « le grand chambardement » qui s’est produit chez nous au cours des trois dernières années. Il analyse ainsi , à la lumière de la recherche de profits des groupes, « l’affaire Vivendi » et la vente du Seuil à La Martinière. Mais cette fois, il élargit son propos à la presse en montrant comment les concentrations de ces deux univers, la presse et l’édition, se répondent et se complètent. Il consacre ainsi un chapitre à la montée en puissance de Dassault dans les médias, avant de revenir à titre d’exemple, vers la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. ». Livres Hebdo | | | « Résultat : un passionnant petit opus intitulé Le Contrôle de la parole sort ces jours-ci aux éditions La Fabrique. Il fait suite à L’Édition sans éditeurs (La Fabrique, 1999), ce livre devenu un classique où l’auteur décrivait la mainmise des grands groupes sur l’édition indépendante américaine. André Schiffrin se souvient, non sans ironie : « Quand L’Édition sans éditeurs est sorti à Paris, la réaction générale avait été qu’il s’agissait là d’une situation très grave pour les États-Unis, mais qu’une évolution de ce genre ne pourrait jamais se produire en France. Dans les semaines suivant la parution, Le Monde ne publia pas moins de trois points de vue d’éditeurs développant cet argument. » Hélas, il suffisait d’attendre pour constater, semble dire aujourd’hui A. Schiffrin : « Les bouleversements dans l’édition, en France et ailleurs, vont bien au-delà de ce que j’aurais pu prévoir à mes moments les plus pessimistes. » En France, explique-t-il, c’est justement l’absence de débat qui l’a frappé. « La discussion publique sur l’affaire Hachette-Vivendi et sur les récentes acquisitions par Dassault et Wendel a été des plus limitées. Presque personne n’a proposé de solution alternative. » Que le gouvernement, sous couvert de privilégier l’intérêt national, ait pu pousser à la fusion Hachette-Editis le laisse pantois. Si cette opération s’était concrétisée, « ce groupe aurait contrôlé les deux tiers du marché, ce qui, même aux Etats-Unis, est impensable. » Le Monde, février 2005, . Florence Noiville, Le Monde |
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