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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Un peu de cocaïne pour me délier la langue De Sigmund Freud Editeur : Max Milo Editions Parution le : 3 Novembre 2005
" J'étais très beau et je me faisais à moi-même la meilleure impression. Nous avons pris une voiture (en partageant les frais). Ricchetti terriblement nerveux, moi tout a fait serein grâce à une petite dose de cocaïne, bien que son succès à lui soit assuré, et que j'ai pour ma part toutes les raisons de craindre le ridicule (...) Voilà quelles ont été mes performances (ou plutôt celles de la cocaïne) et j'en suis très satisfait. " Freud, lettre à Martha datée du 20 janvier 1886. Dans le courant des années 1880, le jeune Freud, qui n'a pas encore arpenté les labyrinthes de l'Inconscient, tente de se faire connaître en publiant des études concernant l'erythroxylon coca, plante à partir de laquelle on fabrique un alcaloïde, la cocaïne, dont il vante les propriétés. Nous joignons à ces études, dont le lecteur francophone trouvera ici une nouvelle traduction, quelques lettres à Martha Bernays, sa future épouse, qui nous éclairent sur l'intimité de Freud avec la drogue. |
Commentaires Amazon| 2007-09-15 | Note : 3/5 | Intéressant « Un peu de cocaïne pour me délier la langue » n?est pas, à proprement parler, un ouvrage de Sigmund Freud, mais plutôt une anthologie de ses textes relatifs à la cocaïne.
On passe un moment bien agréable dans cet ouvrage malgré la rigueur scientifique de la grande majorité des pages, durant lesquelles Freud analyse l?utilisation de la coca sur des cobayes et lui-même. Aussi étrange cela puisse-t-il paraître, il ne semble y avoir, à l?époque, aucun phénomène secondaire important à l?utilisation de la cocaïne ! Mieux, cette dernière est même utilisée pour guérir les morphinomanes de leur addiction. N?ayant aucune connaissance sur ce domaine, je ne m?explique pas l?absence de contre phénomènes.
En tout cas, la partie la plus intéressante du livre réside probablement dans les lettres de Freud à sa fiancée : il réside alors à Paris où il fait la cour à Charcot tout en poursuivant ses études médicales sous sa direction. Les qualités littéraires dont fait preuve notre médecin, son sens de la description, son honnêteté dans la peinture qu?il fait de lui-même à Martha sont très appréciables et concourent à donner un visage humain et touchant à l?homme.
Malheureusement, il nous faut bien confesser que ce recueil manque d?un réel appareil critique : l?introduction du psychanalyste Charles Melman voit ce dernier défendre l?idée que les médicaments anti-dépresseurs sont l?équivalent de la cocaïne de l?époque (sic) et Jean-Louis Chassaing, autre psychanalyste lacanien, prétend que Freud aurait compris que la cocaïne abâtardissant la liberté de l?homme : il aurait alors tout quitté pour retrouver, sans le sou, Martha : des propos que rien ne vient justifier, ni les propres paroles de Freud, ni un courrier, ni même un ouvrage cité en note?
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