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La Voleuse de livres
De Markus Zusak
Editeur : Oh ! éditions
Parution le : 15 Mars 2007

Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter. Une histoire étrange et émouvante où il est question : d'une fillette ; des mots ; d'un accordéoniste ; d'Allemands fanatiques ; d'un boxeur jui.


Commentaires Amazon

2008-02-25Note : 4/5
Belle histoire!
Un livre d'une grande beauté: La couverture est belle, le titre est intriguant, et l'histoire est magnifique!
La voleuse de livres:Un titre particulier pour un livre sur la guerre,mais au fond pas du tout. Après tout, un livre est bien composé de mots et les mots sont capables du meilleur comme du pire!
Ils peuvent nous faire rire,nous faire aimer, nous faire pleurer, nous blesser, et nous ammener à faire la guerre...
Ce livre raconte cette deuxième épouvantable guerre, mais où l'on voit que la première n'a pas finit son impact, d'un point de vue particulier car premièrement, c'est la mort qui raconte et oui la mort...qui a eu un dur travail...et qui admire , est touchée et en même temps sous-estime les humains dans ces temps malheureux et magnifique à la fois. Magnifique parce-que magrè cette horreur, de forts sentiments persistent et sont plus présents que jamais...
Deuxièmement, le personnage principal est une allemande, Liesel Meminger, et c'est son histoire que la mort raconte, grâce a un livre.
Toute l'histoire se déroule à travers elle et à travers les livres qui passent sur son chemin ou qu'elle va aller voler.Tout au long de cette histoire tragique, ils auront une importance capital!
En arrivant chez les Hubermann, dans la rue Himmel à molching à coté de Munich, tout va se déclencher... Elle va vivre avec des personnes qu'elle va aimer, apprendre à lire , se faire de nouveaux amis, faire des rencontres avec des gens aussi différent les uns que les autres: Des personnes riches qui sont pour le Fuhrer, d'autres qui ne l'apprécient pas mais font semblants, des gens qui ne s'aiment pas mais dans les pires moments sont solidaires, et bien sûr ces pauvres gens que l'on tue sans aucune raison valable, et Rudy et Max...
L'histoire est touchante évidemment, les personnages sont extraordinaires
. Ils sont tous attachants dans leur genre différent. La mort montre bien le côté stupide et incontrolable de la Guerre où la vie de chacun ne tient pas à grand chose, parfois qu'à une simple place..., qu'à un simple mot oui ou non, qu'à une intrusion dans une cuisine qui n'a pas été faite..., qu'à un morceau de pain...De ce côté rien a redire, c'est formidable!
Mais de l'autre, il y a le style de l'auteur qui est très particulier et qui au début fonctionne à merveille mais plus on avance dans l'histoire plus il est handicapant, il freine l'histoire et surtout son côté sentimental. C'est un style saccadé, qui interrompt l'histoire, qui casse le rythme et vers la fin je trouve cela dommage! Car on ne rentre pas assez profondément dans l'histoire pour ressentir les sentiments en même temps que les personnages. Et puis dans ce livre, la mort commence par la fin puis raconte comment ça en est arrivé là. Au départ ça marche parfaitement bien, on a envie de savoir comment ça c'est passé, mais arrivé vers la fin du livre vers la septième partie, ça ne marche plus aussi bien, ça pert de l'interêt, c'est superficiel...
Du coup, je mets 4 étoile, ce qui me semble juste.
Mais je ne reste pas sur cette phrase, je finis mon commentaire quand même en écrivant ce mot: époustouflant!




2008-01-11Note : 5/5
Magnifique
Le mode de narration original de l'auteur laisse aussi transparaître des sentiments et des émotions intenses ! Vraiment un trés beau livre !

2007-07-02Note : 5/5
Le versant lumineux des Bienveillantes

L'histoire, c'est la petite histoire des petites gens dans un quartier pauvre de Munich, pendant les années de guerre et d'horreur, de 1939 à 1943, racontée par la mort.
C'est l'histoire d'une fillette qui ne peut apprendre à lire sans apprivoiser les mots avec son coeur et comment elle devient une voleuse de livres. C'est l'histoire d'un juif qui raconte et dessine le malheur en poésie. C'est l'histoire d'un jeune garçon qui résiste au facisme de toutes les façons....
Essoufflée au terme de la lecture, comme si j'avais couru jusqu'au bout du livre pour savoir....
Le caeur battant très fort.
Essoufflée, les yeux pleins d'images, avec l'envie d'écrire pour laisser couler le flot d'émotions.
J'avais été intriguée par le sous-titre : « quand la mort vous raconte une histoire, vous avez intérêt à l'écouter ». Je me suis dit que cette lecture risquait d'être morbide. Mais non, la mort raconte son oeuvrage. Comment et pourquoi il a fallu qu'elle travaille sans relâche pendant ce vingtième siècle à cause de la folie des hommes. La mort raconte son labeur quand elle vient prendre dans ses bras, les hommes, les femmes et les enfants qui sont au bout du chemin de la vie. Souvent à cause des autres humains. La mort est condamnée à faire ce travail. Immortelle, elle sait qu'elle doit cueillir les vies jusqu'à la fin des temps. Mais la mort n'en peut plus pendant ces années de folie. Il y en a déjà eu d'autres, des années où son oeuvrage la débordait. Mais cette fois, c'est la folie d'un homme, la fureur du führer, une fureur qui éclabousse toute l'Europe.
La mort remarque que quelques vies ne marchent pas au même pas que les autres. Parmi celles-ci, la petite Liesel, son ami, Rudi, ses parents adoptifs. La fureur du Führer les contraint à vivre dans l'ombre...
Dans l'ombre de la cave avec le boxeur juif et peintre écrivain... Dans l'ombre des faux semblants pour cacher leurs opinions....
Dans l'ombre, ils sont là comme des petites lumières pour donner un peu de chaleur humaine aux autres. Et la mort est étonnée.
Enfin, que vous dire d'autre que de lire ce livre. Ce n'est pas de la science-fiction. C'est fantastique mais au-delà de la thématique. C'est fantastique parce que ça déborde de poésie et d'émotion.
C'est comme le versant lumineux des « Bienveillantes » de Jonathan Littell.
C'est un jeune auteur australien qui nous emporte dans ce voyage chaotique, poétique, fantastique, dans les pas de la mort, avec le caeur battant.




2007-05-15Note : 5/5
Magnifique histoire
Le style de narration est particulier. Avoir le point de vue de la mort est intéressant, un peu angoissant mais aussi rassurant. Elle emporte souvent les âmes dans ses bras, dans la douceurs et s'émeut parfois de la pureté des êtres.
Le livre est long mais il vaut la peine d'être lu puisqu'à chaque page on est surpris par un événement ou par une vision d'un personnage. Ce livre est plein d'originalité. Il nous fait relativiser les événements de la vie pour nous porter sur l'essentiel.

2007-04-15Note : 3/5
Une carrière illustre
"Je n'ai pas de faux, ni de faucille. Je ne porte une robe noire à capuche que lorsqu'il fait froid. Et je n'ai pas cette tête de squelette que vous semblez prendre plaisir à m'attribuer. Vous voulez savoir à quoi je ressemble vraiment ? Je vais vous aider." C'est cette voix glaciale, sépulcrale qui nous raconte l'histoire de la voleuse de livres, autrement dit Liesel Meminger, une gamine de 9-10 ans qui arrive chez les Hubermann, conduite par une mère désespérée. Nous sommes en Allemagne nazie, près de Munich, la guerre est déclarée et c'est en zoomant sur la rue Himmel que le lecteur va suivre le cours des événements, à la façon du voyeur qui regarde par-dessus l'épaule de la Mort, narratrice bien flippante de cette histoire. Oui, le lecteur est vite au courant qu'il doit entendre le discours lugubre de cette faucheuse qui cultive un certain humour avec une grande ironie ! Il faut savoir apprécier le style, mais nous y reviendrons plus tard...
Liesel Meminger est une enfant vive mais qui ne sait pas encore lire ni écrire. Qui pourrait alors penser que cette fillette s'exerce pourtant à la carrière illustre de "voleuse de livres" ? Car les mots la fascinent, lui font peur, la dégoûtent. Tout a commencé en janvier 1939 lors de l'enterrement de son petit frère quand elle découvre un livre noir dans la neige qu'elle conserve dans sa poche au lieu de le restituer à son propriétaire. D'autres menus larcins vont suivre, mais il faudra le temps, des circonstances étranges et surtout un aplomb en béton. Car dans la rue Himmel, où Liesel court chercher le linge des riches familles pour sa mère nourricière, la fillette et son grand ami Rudy Steiner crèvent de faim et tentent d'oublier leurs souffrances en jouant au football. Et puis, il y aura Max, l'ancien boxeur, le juif qu'on planque dans la cave sans dire un mot à quiconque. Cet homme va attirer l'enfant, va lui montrer les mots comme jamais auparavant, et de voleuse notre Liesel va devenir une secoueuse de mots. Mais bon, le raccourci est facile et vite réducteur.
En fait, il est très difficile de raconter ce livre de Markus Zusak où les éléments vont s'embriquer progressivement. Dans ce roman, on y découvre la perplexité des couleurs (blanc, rouge, noir) et on croise les silhouettes des Nazis, du Führer et des juifs qui défilent vers Dachau... Dans le quartier où grandissent Liesel et Rudy, la vie est rythmée par la faim, les parties de football, les vols puis par les bombardements. Ce n'est évidemment pas une lecture facile, malgré les passages malicieux pour atténuer l'ambiance plombante qu'impose la Mort qui rôde en observant la jeune Liesel et les siens, mais c'est loin d'être morose au bout du compte.
En fait, les éléments pour s'attacher ce livre comptent beaucoup (la couverture, le titre, le bouche-à-oreille) mais le style de ce livre est épouvantable, hélas. Sous prétexte qu'il s'agit de la Mort, le ton est mécanique, se défend d'être insensible mais bien amèrement, et cela ne suffit pas pour convaincre. Quant à l'histoire, c'est vrai qu'elle nous embarque, qu'elle est compatissante et admirable grâce à ses personnages charismatiques, mais bon...
Pour moi, le style est pénible et pénalise l'entrain et l'aisance de la lecture. J'ai pourtant lu jusqu'au bout ce roman car je tenais à connaître son issue coûte que coûte. Petit bémol, cependant.

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