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Stop à l'arnaque du bac

Stop à l'arnaque du bac

Plaidoyer pour un bac utile

Auteur : Jean-Robert Pitte

Editeur : Oh

Le bac est devenu une imposture.
Le niveau du bac baisse d'année en année : sa médiocrité est entretenue par la complicité des correcteurs et le renoncement des responsables de l'Éducation nationale. L'épreuve du bac stresse les candidats et leurs parents, alors qu'elle ne sert à rien.

Jean-Robert Pitte, président de l'Université Paris-Sorbonne, sort de son devoir de réserve. Il nous alerte sur le naufrage du bac qui, à terme, peut faire sombrer tout un pays. Il est urgent de sauver de la déroute des centaines de milliers de lycéens, victimes chaque année de ce dévastateur mensonge d'État.

Un trop grand nombre de ces jeunes se retrouvent ensuite livrés à eux-mêmes, dans des universités qui ne peuvent rien faire face à l'afflux d'étudiants qui n'ont ni le niveau ni les aptitudes pour répondre aux exigences des études supérieures. Ils en sortent déçus et meurtris.

Le bac fête cette année ses 200 ans, il est urgent de le réformer.
Jean-Robert Pitte dénonce l'inacceptable et propose des solutions pour une école et une université du savoir, de la liberté responsable, de l'égalité exigeante et d'une fraternité sans démagogie.

18,90 €
Vendeur : Amazon
Parution :
213 pages
ISBN : 978-2-9150-5654-9
Extrait

Extrait de l'introduction :

Le baccalauréat ne vaut plus rien, hélas !, je le sais depuis longtemps. Mais jusque-là, je m'obligeais au silence. Enseignant à l'université depuis plus de trente ans, président de Paris-Sorbonne depuis 2003, il me semblait périlleux d'infliger une correction au bac, car il est délicat pour un professeur d'université de donner le sentiment de faire la leçon à l'examen phare des lycées et aux collègues qui le font passer. Mais, en 2006, le bac s'est un peu plus enfoncé dans l'imposture et je renonce à la réserve que je m'imposais, d'autant que la cuvée 2007 a tragiquement confirmé l'ampleur du désastre.
Ce qui s'est produit cette année-là illustre en effet jusqu'à l'absurde tous les ingrédients du scandale : la médiocrité du niveau des élèves, la complicité des correcteurs - obtenue de gré ou de force - pour en rabattre sur les exigences, les petits arrangements avec le réel lors des jurys et des commissions d'harmonisation et, pour faire bonne mesure, l'ineffable lâcheté d'un certain nombre de responsables de l'Éducation nationale, qui préfèrent toujours couvrir l'hypocrisie du système plutôt que d'en dénoncer les dérives. C'en était trop pour que je continue à me taire, car, en tant que président d'une université de réputation internationale, je mesure chaque année avec tristesse les effets dévastateurs de la déroute du bac à la baisse de niveau de nos premiers cycles universitaires. Nos amphithéâtres sont emplis de toujours plus de bacheliers incapables d'affronter les rigueurs du travail intellectuel.
En 2006, quand les épreuves du bac commencent, une part importante des 600 000 candidats a manqué jusqu'à un mois et demi de cours suite au mouvement contre le CPE - ce «contrat première embauche» que le gouvernement Villepin avait tenté de créer. Des centaines de lycées ont été bloqués, des milliers d'heures de cours n'ont pas été délivrées.
On pressent alors aisément que de nombreux candidats vont se trouver en difficulté face aux épreuves. Les sujets ont en effet été concoctés plusieurs mois auparavant : le processus de conception s'achève à la fin de l'hiver précédent. Ils peuvent donc porter sur tous les points des programmes de terminale, y compris ceux qui n'ont pas été traités à cause des grèves, qui ont commencé après que les recteurs eurent signé les bons de commande des sujets à l'Imprimerie nationale. Impossible de les modifier dans un délai aussi rapproché.

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