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U-713 ou les gentilshommes d'infortune

U-713 ou les gentilshommes d'infortune

Auteur :

Editeur : Editions Cornélius

Le capitaine Karl, surhomme nietzschéen et travailleur discipliné, se voit confier par l'Empereur Guillaume II une mission si secrète qu'on ne peut lui en révéler le but. Le guerrier aquatique prend le commandement d'un colossal bijou de plusieurs milliers de tonnes, le sous-marin U-713, chef d'oeuvre de technologie militaire. Mais cet hyper-poisson s'éprend d'une jolie senorita et se révolte contre ses créateurs. Après s'être débarrassé de son commandant, le sous-marin tue son équipage et, plongeant au fond des abysses, s'accouple avec diverses créatures marines. Roman satirique et fantastique, à l'ironie inquiétante, U-713 ou les Gentilshommes d'infortune affirme l'incompatibilité de l'aventure et de la guerre moderne, mécanique et industrielle. Composé à quatre mains, ce petit livre marque le vrai début de la collaboration littéraire de Pierre Mac Orlan et Gus Bofa. Le dessinateur y révèle une imagination résolument fantastique. Sous son crayon surgissent des vaisseaux fantômes, des créatures mi-animales, mi-mécaniques, et des corps humains dans divers états de mutilation. L'insouciance de la Belle Epoque le cède au traumatisme de la Grande Guerre. L'humour qui anime U-713 comprend, selon la formule de Mac Orlan, tout ce qui tient une place entre la vie et la mort.

Né à Péronne en 1882, Pierre Dumarchey choisit le nom de Mac Orlan en hommage à la ville d'Orléans et à l'élégance écossaise. En 1910, il vit entre Rouen et Paris, côtoie de méchantes fripouilles et rêve de devenir coureur cycliste ou peintre. La rencontre de Gus Bofa lui ouvre les colonnes du Rire et du Journal, et lance sa carrière littéraire. Blessé en 1916, Mac Orlan revient de la guerre, certain que le sang humain n'est pas coté à sa juste valeur. Son oeuvre, désenchantée et ironique, mélancolique et cruelle, traque le fantastique social, c'est-à-dire les forces secrètes qui travaillent la société. Passionné d'art graphique, ami de Picasso et de Pascin, Mac Orlan confie l'illustration de ses textes à Chas Laborde, et surtout à Gus Bofa, qui est, selon lui, le " meilleur interprète du fantastique social dans l'illustration. " Entre les deux amis, l'entente intellectuelle et artistique est parfaite, chacun respectant l'indépendance de l'autre. Un dessinateur, selon Bofa, ne doit surtout pas se mêler d'expliquer le roman qu'il illustre mais développer, en marge, un thème parallèle. Mac Orlan en convient et pose en principe que, dans cette association, l'artiste prédomine, comme le réalisateur dans une adaptation cinématographique. Le romancier lui doit une entière confiance et se garder de vouloir l'influencer.

19,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
158 pages
ISBN : 978-2-9154-9298-9
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