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A l'ombre des humains

A l'ombre des humains

Auteur :

Editeur : Atelier In8

« C'est insensé ! s'exclama Martin. Couper les pieds d'un pauvre homme qui n'a jamais fait de mal à personne ! »
Franck pensa que ce n'était pas pire que de trancher la tête d'une femme décédée depuis trois jours. Ou d'ajuster sur le cou d'une autre un crâne d'homme. Ils furent interrompus par un agent qui leur apportait les résultats du labo.
« Pas trop tôt, râla Martin. Voyons voir… »
Albertini se leva pour lire par-dessus son épaule, et finit par lui prendre le rapport.
« C'est qui, ce Félix Bourdieu ?
- Aucune idée, je vais me renseigner.
- Attendez… Le légiste précise que le crâne aurait dû se trouver avec le reste du corps, à savoir au cimetière. Il rappelle qu'il y a eu profanation des sépultures et que la tombe de Bourdieu a peut-être fait l'objet de cet acte de vandalisme. Ça vous dit quelque chose ?

Franck Albertini recherche sans succès Jeanne Debords, mystérieusement disparue depuis un an, et va se retrouver malgré lui au coeur d'une enquête complexe.
Lieux étranges, chant omniprésent des éoliennes, consciences cadenassées et éléments déchaînés pour un puzzle macabre qui ne peut être que l'oeuvre d'un fou ! Mais qui est fou ?
L'ombre des humains, pas vraiment rassurante, c'est celle qui recouvre un récit haletant dans un décor de carte postale estivale…

14,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
192 pages
ISBN : 978-2-9161-5950-8
Les avis

Lalie Walker nous entraîne dans le sillage de son personnage favori dans un récit cauchemardesque. Franck Albertini a beau être la pierre angulaire de l'enquête, Jeanne Debords imprègne chacune des pages de son aura nerveuse de chasseresse intrépide. Les personnages dépeints par LW sont comme d'habitude des êtres à part que la vie malmène, les centrifugeant pour mieux les mettre à la marge du monde des hommes. On aime : l'écossaise chasseuse de nuages et sa cour de jeunes branques, le jeune peintre schizophrène qui enterre les boutons pour que puisse pousser les boutonniers, l'inspecteur qui sait monter des murs en pierre. On est aussi saisi par la finesse de la mise en scène qui dépeint de façon précise le quotidien cauchemardesque des villageois qui vont courir contre leur volonté, visiter le musée tous les jours (!), ramassent le moindre papier qui traîne.
Le dénouement de l'intrigue est assez classique, mais ça n'empêche pas le récit qui y conduit d'être captivant. Un bon cru de Lalie.

Marion Godefroid-Richert

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