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1943, un été sicilien

1943, un été sicilien

ou Enfances en guerre

Auteur : Liza Lo Bartolo Bardin

Editeur : Pietra Liuzzo

C'est avec respect et émotion que l'auteur s'est appliquée au fil des années à recueillir auprès des membres de sa famille encore vivants, anecdotes et souvenirs, parfois attendrissants, parfois difficiles et même terribles lorsque les secrets de famille sont entachés d'opprobre et de mystère.

Avoir 5 ans pendant la seconde guerre mondiale, en Sicile, pour une petite fille sans maman, ce n'est déjà pas facile.

L'histoire se corse lorsque le père, juste avant le débarquement des alliés sur les côtes siciliennes, décide de "vendre" la petite Lucia à un jeune couple sur la foire aux bestiaux de Catane.

Lucia, n'est pas seule. Sa petite tribu (1 frère et 6 soeurs) espère son retour, tout en subissant les aléas d'une guerre qui s'accentue à partir du 10 juillet lorsque les nouveaux envahisseurs (américains, anglais, canadiens) chassent les premiers (allemands) vers le nord. Et il y a Chiara aussi, la "mamina", fillette de 12 ans qui a pris la place de la mère et dont le rêve est de... mais chut ! Secret ! Secret de famille !

Alors "Un été sicilien" ou enfances en guerre, c'est la vision et le ressenti d'une dizaine de petites graines siciliennes, enfants malmenés par la vie, mais jamais pathétiques, jamais désespérés, toujours prêts à découvrir le meilleur derrière l'ignoble, à découvrir le bonheur derrière les horreurs de la guerre. Faites attention aux rêves des petites filles siciliennes, un jour ils se réalisent ! Et leurs vengeances aussi ! N'est-ce pas Chiara ?

15,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
ISBN : 978-2-9166-8519-9
Extrait

...
Son cœur battait à tout rompre, cette nuit-là lorsqu’elle osa le questionner à son retour. Il revenait seul. La petite Lucia qu’il avait emmenée trois jours auparavant sur sa mule n’était pas revenue avec lui. Elle se souvenait avec douleur du pressentiment qui l’avait envahie à l’annonce du père. « Prépare la petite, je l’emmène à Catania ». La petite, c’était Lucia. Il ne l’appelait jamais autrement. D’ailleurs, aucune de ses filles ne se voyait jamais appelée par son prénom. Seul le garçon, Fabio, avait ce privilège. Chiara, l’aînée des filles, subissait depuis la mort de sa belle-mère une situation ambiguë dans le seul intérêt des enfants. Pour qu’ils ne soient pas séparés. Ou pire... Or l’absence de Lucia venait de faire chavirer l’émotive Chiara. Elle prit sur elle, sur son courage, pour le questionner car l’autorité brutale de son père lui faisait toujours peur. Il disait avoir le droit de vie et de mort sur chacun d’eux. Et Chiara tremblait car elle savait de quoi cet homme tyrannique et violent était capable. Elle aurait tant voulu épargner à ses frère et sœurs ce qu’elle subissait. Dans sa maison même !

- Padre… Qu’avez-vous fait de Lucia ? ...

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