Après Bush, pourquoi l'Amérique ne changera pas
George W. Bush s‘en va, mais l'Amérique peut-elle changer ?
Sur le plan intérieur, le conservatisme américain est un puissant courant, qui n'est pas confiné à une Amérique lointaine et profonde. Sur la scène internationale, les Américains admettent que l'Irak fut une erreur, mais restent prisonniers d'une vision du monde qui fait obstacle à la restauration de leur leadership mondial.
"W." reste l'incarnation fi dèle d'un esprit américain qui continuera, sous une forme ou une autre, d'habiter la Maison-Blanche. L'élection de 2008 est déjà un moment unique dans la politique américaine. Deux candidats très peu conventionnels, John McCain, républicain rebelle, et Barack Obama, fils prodigue, surgis chacun des marges de leur parti, se sont imposés. Signe que l'Amérique doute, qu'elle a besoin de renouveau ?
L'Amérique en guerre, inquiète de la mondialisation, choisira un candidat d'expérience, qui rassure. Le nouveau président saura-t-il maintenir le lien national dans un pays touché par un capitalisme en pleine mutation et la hantise de la protection sociale ? Quelle politique internationale pourra-t-il mener ? C'est à ces questions que répond Yannick Mireur dans un ouvrage remarquablement documenté. Il décrypte les forces et les tendances à l'oeuvre qui, au-delà du 11 septembre, dessinent les contours de l'Amérique du nouveau siècle.
