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L'Ensecret

L'Ensecret

Auteur : Bernard Fauren

Editeur : Brumerge

Récit autistique d'une errance à la recherche d’une marionnette mythique...

"Gypsie m’avait toujours fasciné, car elle avait beau n’être que de bois, de tissu, et animée par des fils, elle paraissait infiniment vivante. Je pensais que cette magie n’était due qu’au procédé d’attache des fils sur le croisillon. La façon de les agencer était appelée autrefois « l’ensecrètement », car cela se pratiquait à l'abri des regards indiscrets."

9,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
ISBN : 978-2-9177-4520-5
Les avis

Dès les premiers mots, je suis entrée en résonance avec "Je", et au fur et à mesure de ma lecture, je l'ai vu chercher un parcours de vie, une espérance éclairée qui l'inspire, l'aspire, le porte et l'oriente sur son chemin et dans ses agissements.
Je l'ai vu errer, tomber dans des impasses, tout en se trouvant dans un désert mental et moral terrible.
Je l'ai vu rebrousser chemin, et se remettre en marche, en tâchant de mieux écouter sa voix intérieure, et finalement, malgré encore des hésitations, et des tâtonnements, il sera sur le bon chemin pour la rejoindre, Elle : Gypsie.

"L'Ensecret" de Bernard Fauren est un livre qui ressemble à son auteur. C'est un livre triste, avec un personnage torturé "Je", mais tellement vrai, sincère et vibrant de vie.
Toujours présent, le fond de tendresse, de sensibilité, de nostalgie douce-amère d'une écriture riche et belle, parce qu'elle vient du fond des entrailles et du cœur de son auteur.
Lire Bernard Fauren, est un véritable plaisir...

Carine Geerts

Une belle métaphore que cette quête de la marionnette Gypsis. On accompagne « je » dans sa longue marche qui n’a d’errance que sa lenteur et ses méandres car cet homme qui parle (à soi-même ?) poursuit un but et l’atteint finalement dans ce point de non retour que représente la Baie des Trépassés. Un livre plein de douceur et de douleur pudique, même quand la violence ou la peur ne sont pas loin. J’ai bien aimé la tonalité du roman tout en demi-teinte avec une histoire qui s’éteint peu à peu, on est à la fois dans le rêve, presque le fantastique ou le fantasme, et une réalité dure. Le non-dit semble aussi important que ce qui est écrit ou seulement suggéré.
J’ai beaucoup aimé le passage qui décrit Gypsie, j’ en aurais volontiers prolongé la lecture ; même ce moment qui devrait être de pur bonheur pour lui conduit le héros à constater comme en passant que « cette marionnette n’[est] vraiment pas à [sa] main ». La découverte de la nudité de Gypsie (je ne veux pas trop en dire !) est troublante et émouvante, très symbolique bien sûr.
Autre beau passage, celui de la rencontre avec un homme « malicieux » qui « pouvait tout entendre et jamais […] ne ramenait la conversation à lui. », un "éveillé" dont la "seule présence [était] comme une grâce."
L’écriture de ce roman a demandé du temps, je ne serais pas étonnée qu’elle ait aussi demandé une certaine souffrance ; puisse son achèvement avoir apporté la sérénité à son auteur.

Nicamic

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