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Te retourne pas, Handala !

Te retourne pas, Handala !

Auteur : Olivier Gérard

Editeur : Kyklos

Marié à Sandra, une femme qui a embrassé le judaïsme et tenait à faire l’alyah – le retour en Terre Sainte – Asso se retrouve à gérer une boutique d’articles de sport au cœur de la plus riche colonie juive d’Israël, à deux pas de Jérusalem. Son existence monotone aurait coulé sans histoire… c’était compter sans l’irruption de celui qui fut jadis son mentor : Mossan, l’homme qui, en s’appropriant son adolescence au point de vouloir faire de lui son double, a suscité sa haine. Devenu PDG planétaire, Frank Mossan joue les philanthropes et s’avise de vouloir rendre l’eau à un village palestinien de la Vallée du Jourdain au bord de la sécheresse en le dotant des panneaux solaires qu’il fabrique. Soulevant un tollé dans la communauté juive d’Israël et chez ses colons, l’intrusion de Mossan déchaîne tout autant la fureur des terroristes islamistes.
Pris entre deux fanatismes, jeté dans la tourmente qu’ils attisent, montré du doigt comme ancien protégé du milliardaire Mossan, Asso devient, à son corps défendant, le jouet d’un complot infernal.

Handala, créé par le célèbre dessinateur Naji al Ali, souvent tagué sur le Mur qui sépare Israël de la Palestine, est un petit garçon va-nu-pieds et déterminé qui tourne le dos au monde. Enfant palestinien, il était au début le symbole de la lutte palestinienne, mais sa conscience s'est développée pour devenir celle d'une nation, puis de l'humanité toute entière. La légende raconte qu'il ne se retournera que lorsque le Mur sera détruit. Handala veut dire amertume, du nom d'un arbrisseau très amer poussant dans le désert.

19,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
270 pages
ISBN : 978-2-9184-0607-5
Les avis

La presse en parle

... Le Breton Mickaël Herviaux nous livre une galerie de portraits haute en couleur. L’écriture possède le rythme et la liberté d’une partition de jazz, le récit est pétri de références. Le tout avec la fraîcheur d’un premier roman.

Frédéric Hervé - Ouest France


Entre thriller et chronique du siècle...

Dans une Palestine livrée à tous les fanatismes, des gens tentent de vivre, tous simplement... et la venue d'un ténor de l'humanitaire fait s'agiter sous les turbans et les kippahs. Asso le boutiquier né en France, bouddhiste lunaire et pacifiste marié à une juive, va devenir à son insu un enjeu, lui l'ancien camarade d'armes du philanthrope. Lui qui rêve juste de l'impossible : vivre en paix.
Il faut avoir des tripes en acier pour, sur un sujet aussi explosif, écrire un livre aussi lucide, qui chevauche aisément la frontière entre thriller et roman de "blanche" (mais les éditions Kyklos, rappelons-le, publient des polars — dont La Bataille des forts). Œuvre profondément humaniste qui n'épargne personne, mais renvoie dos à dos tous les fanatismes briseurs de vie, c'est aussi un constat amer sur des luttes d'un autre âge ou chacun cherche à faire accuser l'autre au mépris des "dommages collatéraux". Et amateurs de manichéisme chers à nos pseudo-philosophes médiatiques, passez votre chemin...
Le final est assez pessimiste, donnant l'impression que cette lutte aveugle à coup d'explosifs peut se prolonger à l'infini. Si cette chronique d'un état de siège rejoint le thriller, c'est surtout par son écriture sèche et percutante qui sacrifie un peu l'exotisme — les descriptions sont rares — à la pertinence du propos. Des tripes en acier, disions-nous ; vu l'état de l'édition, il est rafraîchissant de voir que de tels livres sortant de la drouille consensuelle pseudo-mondialisée ont encore le droit d'exister...

Thomas Bauduret - K-Libre


Une fois n’est pas coutume, Moyen-Orient vous propose un roman en cette période estivale souvent plus propice à la lecture. Un roman dont l’action se situe en Israël et dans les Territoires occupés, sur fond de tensions entre colons juifs et populations palestiniennes et de montée des fanatismes au sein des deux communautés. C’est bien là que réside l’intérêt de ce thriller sociopolitique qui voit Asso, Français marié à une femme qui a décidé de faire son alyah (sa « montée ») en Israël et de s’installer dans une colonie juive à deux pas de Jérusalem, devenir, à son corps défendant, le jouet d’un complot infernal. En choisissant Handala, le personnage créé par le dessinateur palestinien Naji al-Ali et tagué sur le mur qui sépare Israël des Palestiniens, comme titre et symbole de son ouvrage, l’auteur utilise la fiction pour décrire la réalité actuelle du Proche- Orient, sans parti pris apparent certes, mais avec une certaine amertume (ce que « handala » signifie en arabe) de voir l’incompréhension et les rancoeurs guider ces deux peuples destinés à partager la même terre.

Franck Tétart, Moyen-Orient (août/septembre 2010)


Un beau roman populaire, au sens le plus noble du terme.

Jean-Mathias Joly, Le journal du Centre

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