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Déraison

Déraison

Auteur :

Editeur : Les Allusifs

Ayant fui son pays, un journaliste paranoïaque échoue au Guatemala où il révise les mille cent feuillets d'un rapport sur le génocide perpétré par l'armée contre les Indiens. La lecture des témoignages terribles des rescapés, à quoi seule est comparable la plus haute poésie, le précipite alors dans un réalité de cauchemar et de démence. Le sexe lui-même n'est plus une consolation, mais un motif de dérision, un sujet de panique de plus. Horacio Castellanos Moya réussit le tour de force à la fois de nous faire rire des mésaventures du narrateur et de nous plonger dans l'horreur d'une société basée sur le crime.

14,20 €
Vendeur : Amazon
Parution :
140 pages
ISBN : 978-2-9228-6842-5
Les avis

La presse en parle

Horacio Castellanos Moya a le verbe cruel et l’imaginaire loufoque. Le Dégoût, déjà, nous immergeait dans la tête d’un type qui, de retour dans son pays, le Salvador, ne vomissait que de la haine pour les siens. Son quatrième livre est du même acabit : récit délirant, cruauté et drôlerie à toutes les pages. Le narrateur, journaliste salvadorien, se voit confier une lourde tâche par l’Eglise catholique du Guatemala : réviser les témoignages d’indigènes rescapés de massacres. Fasciné, il plonge dans la douleur des autres, récits de viols, tortures, assassinats, s’en repaît autant que de bière. Et explose.

Moya, tyrannique, le malmène, le pousse dans la folie : n’est-il pas vain de fouiller le passé, d’exhumer la vérité, alors que l’oubli serait plus raisonnable, plus sage, et si attendu des princes de ce monde ? L’écrivain s’en donne à cœur joie.

Il égratigne les ex-militants gauchistes, l’Eglise catholique, s’en prend aux tortionnaires recyclés en maniaques du fric. Horacio Castellanos Moya assassine les faux-semblants, honnit les petits arrangements. Le monde est magnifique (c’est de l’ironie !). Avec son écriture déraisonnable (c’est encore de l’ironie !), l’écrivain donne à ce monde magnifique un tonus d’enfer.

Martine Laval, Télérama

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