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Litanie

Litanie

Auteur : Deville Benoît

Editeur : [email protected]

La perte de la mère entaille la vie de l'enfant devenu adulte. Elle, est l'absence, le rejet, l'oubli, l'indifférence. Elle, s'amuse à emmêler les souvenirs de la réalité et du rêve. Elle, est la blessure infligée, jamais avouée, toujours reniée. Elle, est la cause et le but, la spiritualité et une religion, un art de vivre et d'aimer, la cause première et la finalité. Elle, est le passé et l'avenir, en oubliant que le présent, c'est aujourd'hui, ici et maintenant. Elle, c'est la recherche imposée à celui qui cherche sans trouver à rejoindre le premier pas avec elle et sans elle. Blessure de l'âme qui empoisonne le coeur et le corps, en tourmentant l'esprit. Né en 1964, l'auteur est un enfant du rock et du cinéma. Imbibé de ces deux « géants », ses poèmes, ses contes, ses nouvelles et ses romans sont des témoignages des principales étapes de l'existence : Naissance, vie, amour et mort !

10,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
ISBN : 978-2-9540-4091-2
Les avis

LITANIE - Bis repetita : époustouflant ! Je dirais même plus, à présent que j’ai lu "vraiment" (en essayant de ne pas éclater en sanglots comme une hystérique). Si ces "Chants" ne sont pas édités, alors je "démissionne" ou je m’appelle Armand ! Juste un mot pour dire - ce que toute femme "amoureuse" devrait peut-être savoir - je crois que la vraie source de vie et bien c’est l’Homme. A mon sens, BD confirme que pour lui l'écriture est un réel plaisir. C'est ce qui, précisément, transpire dans le style de son écriture. Tous ses mots semblent couler de source et d'un seul jet comme si rien n'était laborieux. Une impression de "facilité" à maîtriser la langue et c'est, à mon humble avis, la marque ou "la griffe" de ce que, sans doute, doit être- le don pour l'écriture.

PANDORA

LITANIE par Georges-André QUINIOU, le samedi 30 avril 2011. Litanie est un texte à la fois déroutant et agaçant. Déroutant parce qu’il est difficile, durant plusieurs chapitres, d’y trouver des repères, difficile d’identifier quelque référent à quoi l’on puisse s’accrocher pour produire un sens que l’on trouverait cohérent (selon nos traditionnels critères de lecture). Il est vrai que nous n’avons pas les clefs de ce genre nouveau que Benoît Deville appelle le « proman ». L’une de ses premières caractéristiques serait justement pour moi l’incertitude de son référent (à quoi renvoient ces mots, ces phrases, à quelle expérience que nous pourrions partager ?), une sorte de référent flottant. A quoi contribue beaucoup l’hypostasie de la plupart des sentiments ou émotions qui se voient dotés systématiquement d’une majuscule en faisant des sortes d’entités abstraites, un peu à la manière d’une Carte du Tendre (mais une Carte du Tendre inversée, cynique et désespérée). Cela relève d’une forme de Préciosité, mais ici de Préciosité noire, infernale.Agaçant parce qu’on est sans cesse partagé entre l’envie d’abandonner et la nécessité de poursuivre la lecture ; et que cela met mal à l’aise. Car ce texte peut paraître quelquefois trop fabriqué, donner l’impression que l’auteur en rajoute (et il accumule en effet les signes de ponctuation expressifs, le vocabulaire le plus cru ou violent, toutes les ressources de la typographie – italiques, pronoms en gras -, crée un rythme par la brièveté de phrases nominales et le recours à la parataxe, par le ton vaticinateur). Mais en même temps on y perçoit la force d’un souffle, une puissance d’expression qui ne peuvent pas être inauthentiques et l’on continue sa lecture tout en plaignant le narrateur s’il exprime là vraiment le plus profond de son désespoir d’être.C’est peut-être en effet de cela qu’il s’agit : du désespoir d’être au monde, ou plutôt d’avoir été mis au monde par cette Mère dont on n’a jamais pu supporter d’être séparé. Autrement dit – on croit le comprendre peu à peu – il s’agirait du déchirant traumatisme de la naissance. Un traumatisme dont le narrateur ne s’est jamais remis et qu’il tente désespérément d’effacer par un délire de régression intra-utérine et incestueuse. Un narrateur, donc, qui n’est jamais devenu adulte et que caractérise parfaitement cette formule de la page 64 qui me paraît condenser l’essentiel de cette œuvre : « Et l’immature se serre contre le ventre chaleureux ».
Mais si l’on ne veut pas rester sur cette interprétation psycho-pathologique peut-être trop réductrice, on pourra trouver aussi à ce roman une portée universelle, à propos de la difficulté d’être, de ce que Pavese appelait « Le métier de vivre ».« Roman » n’est d’ailleurs peut-être pas le terme adéquat : il s’agirait plutôt d’un (très long !) poème en prose qu’il faudrait lire à haute voix pour en apprécier pleinement la puissance et le rythme.Dans le doute, entre adhésion et rejet, on ne peut qu’inciter les lecteurs à y aller voir par eux-mêmes. Une seule certitude : Litanie ne laisse pas indifférent. Dans l’ensemble de la production littéraire diffusée sur le Net, ce n’est pas si fréquent

http://ga.quiniou.pagesperso-orange.fr

Nabatena Di Lumo, le vendredi 30 septembre 2011 toujours sur la plateforme [email protected]

Il peut apparaître quelquefois que votre ombre écrivait sur le sable une histoire de noms propres, dont il ne reste rien qui concerne votre tête qui en appelle encore à l’écriture par le judas d’un mot, d’où giclent, un peu plus grand qu’à l’ordinaire, des sortilèges qui vous font au flanc du doute, Litanie, entre elle et Elle, un bouclier d’images. On dirait que l’hôte, en vous, se calame à la page, qu’il majuscule en plus grandes lettres parce qu’il prévoit de vous suivre jusqu’aux racines de l’inaudible, en cette magistrale cassure d’un rêve lourd à la gorge serrée qui passe si rapidement, entre vous et Elle, et que des vents forts surprennent. Il vous faut déjà survivre. Où plus rien n’est le même. Où l’arbre a mangé ses racines. Que vient-il de s’user de Litanie qui flotte en l’espace comme corbeille de mots-en-fleurs, de se perdre du gouffre à l’étoile, que vous eussiez, dans l’instant, écrit avant que le mot, capital, ne s’écoute, ne vienne à se séparer du corps, le vôtre qui ne consent plus à l’être là, non plus à aucune autre douleur. Et plus près de vous, encore, il faut apprendre tous ces riens, comme impossible est l’approche, et la main, impossible la main, enfin, qui caresse l’enfant frise de l’horizon. Et si loin de vous, encore le lieu du dire, laissé, débrouillé seul, sous le nom du baptême, le dire, beau comme une île, et vous, jouant, belles vos jambes dans l’eau, souriant et ne sachant si c’est nuit qui vient à jour, ou jour qui suit à nuit, vous, évanoui de la valeur des changes, ni bleu, ni vert, ni rouge, ni spectre lorsque vous les nommiez, ces choses de couleurs, ne les ayant jamais connues qu’en les soulignant d’un archangélique rappel. Sachant qu’il n’est pas trop tard pour éveiller les pétales des roses qui se flétrissent aux contacts douloureux de vos longs jours, hier aussi, Litanie, en vous, a ôté ses souliers... comme tombe une feuille d’automne...

Nabatena Di Lumo

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