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Le quotidien | 21 Avril 2007 |  |
 | Livre du jour | | Un été à Cabrera
Pedro ZarralukiPlon Eté 1940. Leonor, épouse d'un haut dignitaire républicain fusillé à la fin de la guerre d'Espagne, et sa fille Camila sont envoyées en exil forcé sur la petite île de Cabrera, au sud des Baléares. Pour seule compagnie, elles auront une brave cantinière râleuse, son mari alcoolique, un pêcheur solitaire hanté par de lointains souvenirs, un mystérieux et séduisant ermite allemand et un détachement militaire terrorisé par une éventuelle attaque de la marine anglaise. Entre temps, à Majorque, un hom ... |  |
 | Les avis des lecteurs | |  | Eloge de la pensée positive Pâvana
J'ai découvert ce livre par hasard, pour me rendre compte en en parlant autour de moi qu'il était en fait très connu. Ce livre est précieux rempli d'exercices pratiques et d'affirmations positives et dynamogéniques pour qui veut retrouver le moral, se positiver, et résoudre les difficultés inévitables dans le monde acturel. A lire absolument! Marie (Bourges) | | |
| Un ascète dans la cour Emmanuel F. Issoze-Ngondet
Pour un premier essai, réussite! Comment ne pas se pâmer d’admiration devant la qualité de ce roman au titre ironique et un brin provocateur ! Ouvrage écrit dans un style attrayant, recherché et très soutenu, Un Ascète dans la Cour est à la fois une fresque- au demeurant très colorée- de la vie politique dans l’Etat postcolonial africain, un hymne à l’intégrité humaine, valeur autrefois cardinale, mais devenue une tare dans notre société plutôt marquée par la corruption et le reniement de soi, et un hommage à ceux qui se battent pour asseoir autre conception de la politique. La vie de Jean-François Ngôh est faite de paradoxes : alors qu’il n’y était pas du tout préparé, il se voit projeter des années durant au devant de la scène politique au point de devenir un membre de la cour, mais il reste humble et répugne la flagornerie ; son statut et ses responsabilités publiques l’amènent à vivre dans les palais et dans de grandes villes, mais il reste attaché à son village natal (Epassendjé), au point d’y retourner vivre, dans la douleur de la solitude, les derniers moments de sa vie ; il flirte avec les merveilles et les délices de la cour, mais préfère mener une vie austère ; il est orphelin, mais reste ouvert à la famille, etc. Etrange personnage dont les contemporains devraient s’inspirer ! Car sa vie est en soi un débat : un débat sur le sens même de l’engagement politique, mais aussi sur la considération que l’Etat devrait accorder à ses serviteurs une fois qu’ils sont admis à la retraite. N’est-ce pas suffisant pour s’intéresser à cet ouvrage qu’Emmanuel F. Issoze-Ngondet a sûrement écrit en pensant ces hommes qui ont eu le mérite d’accompagner, dans la droiture et la dignité, les premiers pas de l’Etat post-colonial africain ? Je lui dis « bravo ! » et lui demande…à quand le second ?
Annette Françoise Giraud
(Professeur de français, Paris)
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