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<title>Actualité du livre</title>
<link>http://www.rue-des-livres.com/</link>
<description>Toute l'actualité des livres.</description>
<language>fr</language>
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<title>Le grand prix du Roman de l'Académie française attribué à Eric Faye</title>
<description>Tweet 
			Eric Faye, lauréat du grand prix du Roman de l&amp;#8217;Académie française 2010
Eric Faye a reçu le grand prix du Roman de l'Académie française 2010, pour Nagasaki (Stock). Il l&amp;#8217;a obtenu au 3e tour par 9 voix contre 6 à Maylis de Kérangal (Naissance d&amp;#8217;un pont, Verticales).
Le livre
Il s'étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu'une inconnue déambulait chez lui en son absence. Le récit est divisé en deux parties : le point de vue de cet  homme,  fortement perturbé par cette intrusion, puis la vie de cette  femme, qui  explique ses actes.
L&amp;#8217;auteur
Eric Faye,  né en 1963, commence à écrire vers l'âge de 20 ans. Son  oeuvre est  faite de nouvelles, souvent à caractère absurde ou penchant  vers le  fantastique, de romans dont Croisière en mer des pluies (Stock),  prix Unesco-Françoise-Gallimard en 1999, mais aussi de récits et d&amp;#8217;essais.
-&gt; voir la fiche du livre sur Rue des livres</description>
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<title>Le prix Renaudot essai a été attribué à Mohammed Aïssaoui</title>
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			Le Renaudot essai a été attribué à L&amp;#8217;affaire de l&amp;#8217;esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui (Gallimard)</description>
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<title>Le prix Roman 2010 FranceTélévisions décerné à Jérôme Ferrari</title>
<description>Tweet 
			Le président de France Télévisions Rémy Pflimlin a remis vendredi le prix Roman 2010 FranceTélévisions à Jérôme Ferrari pour son roman, « Où j&amp;#8217;ai laissé mon âme«  (Actes Sud).
Jérôme Ferrari a obtenu au 3e tour de scrutin 12 voix contre 6 à Eric Faye (Nagasaki) et 3 voix à Robert Bober pour « On ne peut plus dormir tranquille quand on a ouvert les yeux« . Etaient ausi en lice : Anne Berest, La fille de son père (Seuil), Marc Dugain, L'insomnie des étoiles (Gallimard), Claude Louis-Combet, Le livre du Fils (José Corti).
Les romans avaient été choisis par  le jury de sélection du Prix Roman France Télévisions 2010 présidé par Olivier Barrot (Un livre un jour et Un livre toujours), et composé d&amp;#8217;animateurs et journalistes littéraires de France 2, France 3, France 5 et RFO : Laure Adler (Tropismes), Monique Atlan (Dans quelle éta-gère...), François Busnel (La Grande Librairie), Guillaume Durand (Face aux français), Franz-Olivier Giesbert (Semaine critique), Olivia de Lamberterie (Mots dans Télématin), Bruno Le Dref (rédacteur en chef culture des JT de France 2), Philippe Lefait (Des mots de minuit), Daniel Picouly (Café Picouly), Frédéric Taddeï (Ce soir (ou jamais !)), Christian Tortel (l'actualité littéraire des JT de France Ô), rejoints cette année par Patrick Hesters (rédacteur en chef culture des JT de France 3).</description>
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<title>Le Prix Décembre 2010  été attribué a à Frédéric Schiffter</title>
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			Frédéric Schiffter, l'auteur de Philosophie sentimentale paru aux éditions Flammarion, a été sélectionné par le jury du prix Décembre 2010 au quatrième tour par sept voix contre cinq à Olivia Rosenthal pour Que font les rennes après Noël ? aux éditions Verticales. Cette récompense, qui se distingue comme l' « anti-Goncourt », vient confirmer l'éditeur Flammarion en grand vainqueur des prix cette année avec le Goncourt de Michel Houellebecq obtenu hier.
Professeur de philosophie dans un lycée technique d&amp;#8217;Anglet, sur la côte basque, Frédéric Schiffter se définit lui-même comme un « philosophe sans qualités » en opposition à des intellectuels tels que Michel Onfray, Luc Ferry ou Bernard-Henri Lévy qu'il qualifie de spécialistes dans « le commerce florissant des raisons de vivre » (Le bluff éthique). Grand amateur de Schopenhauer, il est également très influencé par Montaigne, La Rochefoucauld, Cioran ou Clément Rosset.
Philosophie sentimentale rassemble dix aphorismes signés Proust, Montaigne ou Freud que Frédéric Schiffter commente avec un sarcasme réjouissant.</description>
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<title>Le sénat vote la loi sur le prix du livre numérique</title>
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			Le Sénat a adopté la proposition de loi de Catherine Dumas (UMP &amp;#8211; Paris)  et Jacques Legendre  (UMP &amp;#8211; Nord), président de la commission, qui fixe  un cadre souple de  régulation au livre numérique et permet à l'éditeur  de fixer un prix de  vente au public, comme il le fait dans le cadre de  la loi de 1981 pour  le livre « papier ».
Une application étendue
Le Sénat a cependant étendu l&amp;#8217;application de la proposition de loi sur le prix du livre numérique. Alors que la proposition de loi ne concernait que les seuls opérateurs établis en France, trois amendements  étendent le champ d'application  aux éditeurs et  libraires exerçant  leurs activités en France, même s'ils  n'y sont pas  établis. Ceci vise  notamment les grands acteurs tels que Google, Amazon  ou Apple.
Un prix unique fixé par l&amp;#8217;éditeur
Article 2 de la loi :
« Toute personne [ ] qui édite un livre numérique dans le but de sa diffusion commerciale en France est tenue de fixer un prix de vente au public pour tout type d&amp;#8217;offre à  l&amp;#8217;unité ou groupée. Ce prix est porté à la connaissance du public. »
C&amp;#8217;est donc l&amp;#8217;éditeur, où qu&amp;#8217;il soit qui définit le prix de vente d&amp;#8217;un livre numérique au public.
La conformité avec la réglementation européenne
Cette exception française est-elle conforme aux directives européennes. Jean-Pierre Leleux (UMP - Alpes-Maritimes) auteur des trois amendements estime que la clause de diversité culturelle le permet.
« Il faut saisir  l'opportunité de ce texte pour tenter une percée juridique que les  directives communautaires semblent permettre avec la clause de «  diversité culturelle » a-t-il déclaré. En  effet, la France s'est battue pour que le droit communautaire prévoie  certaines dérogations nécessaires pour atteindre l&amp;#8217;objectif de promotion  de la diversité culturelle et linguistique. Il faut que la Commission  européenne se prononce sur leur application. »
La proposition initiale
La proposition de loi prévoit, pour faire face à l&amp;#8217;émergence du livre  numérique, l&amp;#8217;obligation pour l&amp;#8217;éditeur de fixer un prix de vente pour  chaque offre commerciale se rapportant à un livre numérique, afin de ne  pas léser les ayant droits du livre. Le prix du livre serait soumis à  une obligation de publicité. Les personnes vendant des livres numériques  seraient tenues de respecter le prix fixé par l&amp;#8217;éditeur, quel que soit  le canal de vente utilisé, mais pour les seuls opérateurs commerciaux  établis en France. Afin de ne pas léser les détaillants, l&amp;#8217;éditeur  rémunérera la qualité de leurs services selon des critères définis  contractuellement entre les organisations représentations des  professions concernées.
Est-ce gérable ?
La mise en pratique de la loi risque d&amp;#8217;être difficile. Comment contrôler les achats sur des sites internet situés à l&amp;#8217;étranger (amazon.com) par exemple ? Devra-t-on donner son adresse pour commander un livre numérique ? Et si oui, comment se fera le contrôle ?</description>
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<title>Google supprime des URLs de sites illégaux en masse</title>
<description>La défense du droit d'auteur était un engagement fort du moteur de recherche Google. Ce dernier a déployé de multiples ressources pour arriver à effacer les traces de sites indélicats depuis décembre 2010, pour se conformer au Digital Millenium Copyright Act. Ainsi, tout site ou lien considéré comme illégal par une société légitime peut être signalé, et charge au moteur de le supprimer. 
 
Régulièrement, Google revendique et affirme ses progrès dans le domaine, montrant que ses mesures ont une certaine efficacité.
 
Un rapport présenté par la firme montre que plus de 1,2 million de demandes de suppression d'URL ont été déposées au cours du mois dernier, avec plus de 24.000 domaines concernés. 
 
Et ce million de demandes revient chaque mois, preuve, estime le moteur, que d'une part il reste à l'écoute des ayants droit et d'autre part, qu'il s'active à faire appliquer ses bonnes décisions. 
 
Selon son avocat, Fred von Lohmann, l'infraction au copyright reste la principale raison de demande de retrait de liens. Et 97 % du temps, la société se conforme aux demandes, après inspection. 
 

 
 
L'an passé, la firme a reçu 3,3 millions de demandes ; c'est donc une spectaculaire augmentation qui est constatée
 
Comme on peut le constater, Microsoft reste de loin le premier titulaire de droits à réclamer la suppression de liens, et parmi les sites les plus concernés, bien entendu, on retrouve des outils de partage, plus spécifiquement tournés vers BitTorrent. 
 
Pour l'heure, les principales sociétés à réclamer la suppression de liens sont celles de la pornographie et du logiciel. Le problème n'est pas simplement limité aux industries culturelles, que ce soit le cinéma ou la musique, assure la firme. 
 
Toutefois, la Publishers Association n'est pas en reste. Ce syndicat des éditeurs américains a ciblé durant le mois d'avril 224 domaines, avec 1855 URLs concernées. On parle évidemment de livres numériques, disponibles de manière frauduleuse sur des sites de partages. 
 
À la frontière de la pornographie et de l'édition, la Hentai Anime Legal Committee a également déposé des demandes, bien moindre, pour des fichiers également contrefaits. </description>
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<title>Étonnants Voyageurs à Saint-Malo : 'un regard décentré'</title>
<description>Pour sa 23e édition, le festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo largue les amarres pour les mers du Sud, avec sur le pont 200 auteurs et dans ses cales une cargaison riche de récompenses, projections, rencontres et café, tous bien évidemment littéraires. Petit aperçu des réjouissances à venir du 26 au 28 mai prochain, à travers l'oeil de la longue-vue.
 
Yaaar ! Cap vers les mers du Sud
 
« Nous voulions absolument faire intervenir des auteurs des mers du Sud, cette zone Asie-Pacifique où quelque chose de nouveau est en train de naître » explique le capitaine Le Bris. L'aiguille de la boussole ne s'est pas affolée, et Étonnants Voyageurs a toujours l'intention de présenter une francophonie à mille lieues du label néo-colonialiste qu'elle devient parfois : « Le Festival est à un tournant de son histoire, parce que le monde occidental est en train de changer. Si la crise est bien réelle en Europe, elle est aussi l'occasion d'un renouvellement total. » L'équipage organisateur du Festival acquiesce d'une seule voix : le « décentrement du regard » ne fait loucher personne.
 

De gauche à droite : Lucie Milledrogues, Mélani Le Bris, Michel Le Bris, Maëtte Chantrel, Patrice Blanc-Francard, Agathe du Bouäys

Programmation-monde
 
Du coup, la programmation est à la hauteur des ambitions : le public n'aura que l'embarras du choix pour vadrouiller entre la trentaine de lieux qui accueillera les différents évènements du festival. Océanie, Polynésie, Australie, Nouvelle-Zélande et Calédonie constituent quelques-uns des pays d'origine des auteurs invités. Beaucoup d'intervenants, une condition nécessaire pour une 23e édition qui veut redonner la parole à ceux qui furent surtout des objets d'étude pour la longue lignée des ethnologues occidentaux. « Les spécialistes, parce qu'ils sont spécialistes de ce qui est, sont peut-être les moins à même de prédire ce qui sera » précise, sibyllin, Michel Le Bris.
 
« Avec la révolution numérique, le voyage est différent » explique ce baroudeur jamais à court d'anecdotes. En passant par Saint-Malo, il sera aussi éprouvant : outre les mers du Sud, Étonnants Voyageurs fait aussi un crochet par la Belgique et son mouvement surréaliste (le groupe CoBrA, par exemple) en rupture avec celui des traditionnels Dalí et Buñuel. Une « Nuit de la Belgique Sauvage », notamment, promet beaucoup. Grâce à la Maison du Québec, le pays fera aussi partie des escales du festival. 
 

 
Ajoutez à cela des remises de prix à la pelle (Prix Kessel, Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs, Prix Nicolas Bouvier, Prix Ganzo de la poésie), un « tour du monde en poésie », un hommage à Kerouac et une sélection de films tout droit débarqués du FIFO (Festival international du Film documentaire Océanien) mais aussi des rendez-vous pour les plus jeunes avec goûters/rencontres littéraires, spectacles, contes et l'anniversaire de Gallimard Jeunesse à fêter tous ensemble.
 
On a failli mettre notre véto (symbolique, évidemment) en apprenant la présence des vampires dans la programmation : pitié, cadenassez-les dans leurs cercueils ! Mais, finalement, on comprend que la programmation de Patrice Blanc-Francard est plus tournée vers les films de la Hammer que vers du pseudo-indé pour adolescents. Quand il imite Christopher Lee et annonce qu'il sera présent (bon, par téléphone pour cause d'anniversaire, le sien, pas celui de Bram Stoker) au festival, on adhère complètement, au point d'en être presque à ouvrir un bouquin de « bit-lit » (mais en fait, non).
 
Festival mondial
 
« Quand on s'ouvre au monde, le monde s'ouvre à vous » déclare soudain Michel Le Bris, tel un gourou new-age : l'écrivain explique que le festival Étonnants Voyageurs s'est joint à la Word Association, qui rassemble les plus importants festivals littéraires du monde : Melbourne, Édimbourg, Pékin... L'objectif ? Favoriser les « échanges d'auteurs » entre pays. « Par ce biais, nous allons contribuer à la circulation de la littérature française, loin de son nombrilisme et de son formalisme habituels ». Un ouvrage collectif de réflexion sur les enjeux de la fiction devrait d'ailleurs suivre.
 
Mieux encore, les organisateurs évoquent, les yeux brillants, les possibilités de cette association Word Alliance : la création d'une plateforme numérique qui rassemblerait tous les fichiers (mp3, vidéo, photos) relatifs aux festivals membres, soit un fameux trésor.</description>
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<title>Attention : un illustrateur peut cacher un espion</title>
<description>Le 13 juin prochain, Christie's mettre aux enchères un ouvrage de 1848, Croquis de l'Amérique du Nord et de l'Oregon, signé Henry James Warre. À première rien que du très commun pour l'époque, avec ce mélange caractéristique entre sciences et art, puisque, faut-il le rappeler, la photographie n'existait pas à l'époque.
 
Mais la genèse de l'oeuvre s'avère autrement moins banale : les dessins et descriptions du livre furent produits « à l'apogée de la tension entre la Grande-Bretagne et les États-Unis pour la maîtrise de ce territoire », explique Christie's, qui évalue l'ouvrage entre 18.000 et 25.000 £.
 

 
Son auteur, Henry James Warre, n'était en fin de compte rien d'autre qu'un espion américain envoyé aux abords de la frontière canadienne, lieu stratégique pour les forces en présence. Envoyé sur place avec un acolyte, Warre a pu produire une vingtaine de dessins des paysages, comme autant de microfilms - en un peu plus classieux.</description>
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<title>Édition universitaire US : sans moyens, plus de bonne presse</title>
<description>Les presses de l'Université du Missouri vont bientôt se taire, après 54 années d'activités qui auront vu naître environ 2000 titres, qui vont de l'histoire à la littérature, en passant par la philosophie, les sciences politiques ou encore des biographies. Cette fermeture rappelle la condition financière plus que délicate des universités américaines, aux budgets sans cesse plus réduits.
 
En 2009, la University of Missouri Press avait pourtant fait preuve de « bonne volonté » : face aux réductions des dépenses exigées par l'État américain, l'équipe est réduite de moitié, passant de 19 à une dizaine d'employés. Autant de chômeurs en puissance, puisqu'ils ont appris hier seulement la fin programmée des activités.
 
 

 
 
Malheureusement, le cas n'est pas rare aux États-Unis, où les fermetures de maison d'édition universitaires se multiplient depuis 2008, année de la crise. La Louisiana State University Press fut la première concernée, mais réussit à obtenir un léger sursis grâce au soutien public. Les suivantes, la Eastern Washington University, l'université de Scranton et la Southern Methodist University, eurent moins de chance : les unes après les autres, elles annoncèrent l'arrêt définitif de leurs presses. Même l'université de Californie fut touchée l'année dernière, et contrainte de stopper la production de sa collection poétique.
 
« Les transformations technologiques ont profondément bouleversé les médias, et donc la communication académique » explique le doyen de l'université du Missouri Brian Foster, qui considère justement la communication comme élément central de l'édition universitaire, et admet ne pas savoir « vers quoi celle-ci se dirige. »
 
D'autant plus que la conversion numérique n'est pas vraiment la panacée : dès 2006, la Rice University s'était ainsi tournée vers une édition via une plateforme numérique, espérant que « sans la charge d'un inventaire imprimé à gérer, l'édition universitaire puisse se suffire à elle-même grâce aux ventes en impression à la demande », comme l'explique Eugene Levy, l'ancien doyen de l'université. Peine perdue : en 2010, la Rice University met fin à son « expérience », laissant planer le doute sur la survie des petites structures d'édition universitaire.
 
De là à dire qu'il n'y a plus que le temps qui presse...</description>
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<title>La librairie Camponovo de Besançon, dans le feu des derniers jours</title>
<description>Depuis plusieurs semaines, le devenir de la librairie de Besançon, Camponovo, est dans une situation peu reluisante. Mi-mars, sa fermeture était déjà presque actée, etle patron, d'origine suisse, de ce groupe, Jean-Jacques Schaer, ne laissait que peu de doutes planer sur l'avenir. 
 
Désormais, confirme l'Est républicain, la fermeture est quasiment actée, et la revente est clairement à l'ordre du jour, pour l'établissement de 1500 m2. Non sans peine, toutefois. Le problème est qu'en effet, aucune des librairies de la ville de Besançon n'est intéressée par le rachat de l'établissement. « Je n'y suis pour rien, des gens m'ont chié dans les bottes depuis quatre ans, ils voulaient casser leur outil de travail, ils ont réussi. L'aventure de la librairie est terminée », assure le PDG avec grâce.
 
Déjà deux librairies de la ville ont lancé des signaux d'alerte, pour attirer l'attention, mais le centre ville ne semble plus aussi accueillant pour les boutiques culturelles. Alors parmi les repreneurs, il faudra compter sur une boutique de bouche - pourquoi pas une pizzéria-kebab, avance-t-on. 
 

 
 
Le projet de vente, qu'avait évoqué Fabien Dan, le directeur général du groupe Camponovo mi-mars, devait être finalisé un mois plus tard. A l'époque, trois acheteurs potentiels s'étaient présentés, et l'on assurait que dans tous les cas, le remplaçant serait également un libraire. Cependant, le devenir des personnes travaillant dans la boutique était déjà, lui, très incertain. 
 
Entre la direction et les salariés, de toute manière, on nous explique qu'il y avait de l'eau dans le gaz depuis longtemps. 
 
Une pétition a été mise en ligne, avec dans l'espoir que les habitants soient mobilisés pour sauver l'endroit, et que la fermeture, annoncée pour le 1er juin, ne se fasse pas :
 
La librairie-Papéterie Camponovo, Librairie indépendante à Besançon depuis plus de 50 ans, occupe une place incontournable dans le paysage culturel de la ville.  Son rayonnement économique et culturel compte dans le paysage national (10e librairie au classement Livre Hebdo).  Forte de ses 1500 m2, elle propose 90 000 références et garantit par là autant d'accès au savoir et au divertissement par le biais du livre.  L'ensemble des libraires, des papetiers et des caisssières ont à coeur, depuis de très nombreuses années, d'accueillir les lecteurs et de transmettre leur passion du livre : impossible d'imaginer la disparition d'un tel lieu de culture dans la capitale Comtoise.   Aussi, dans un souci de sensibilisation de tous, il est aujourd'hui urgent de manifester votre soutien et l'intérêt que vous portez à la librairie et à son personnel.   
Si l'on remonte un peu dans le temps, le syndicat CGT dénonçait déjà les conditions de travail en... janvier 2009. « Les propos cyniques du propriétaire de la librairie CAMPONOVO sont choquants pour les syndicalistes que nous sommes comme est choquante sa décision de licencier des salariés qui n'ont commis aucune faute. » A cette époque, deux des libraires avaient reçu une lettre de licenciement pour le moins expéditive, et une troisième était encore en attente de la sienne. 
 
Aujourd'hui, 39 personnes travaillent dans la librairie, et ils ont appelé à un rassemblement, ce 30 mai, sur la place du 8 septembre, en témoignage de soutien, contre un PDG qui ne fait pas le nécessaire, nous précise-t-on. 
 
De leur côté, les élus locaux, tous bords politiques confondus, se sont lancés dans une mobilisation de dernier recours. Front de gauche, Modem, et même le maire, Jean-Louis Fousseret « souhaite mobiliser l'ensemble des dispositifs d'aides publiques disponibles, tant auprès du Préfet de Région, Préfet du Doubs, que des ministres en charge de la culture et de l'économie qu'il a saisis officiellement hier de cette question [...] Il déploiera toute son énergie pour sauver Camponovo, cette librairie le mérite », ainsi qu'on peut l'apprendre. </description>
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