FETE ROYALE
Une biographie historique romancée qui met en scène la vie fascinante et mystérieuse de Nicolas Fouquet au coeur de la France baroque. " Le 17 août [1761] à 6 heures du soir, Fouquet était le roi de France : à 2 heures du matin, il n'était plus rien. " Voltaire résume ainsi la fête donnée à Vaux-le-Vicomte par Fouquet en l'honneur de son roi. Cette fête enchanteresse où la beauté des jardins illuminés rivalise avec les plats exquis de Vatel et la pièce jouée par Molière restera comme une des plus belles fêtes du XVIIIe siècle. Le 5 septembre, le surintendant des finances du royaume est arrêté par d'Artagnan sur ordre du roi. Jugé puis condamné à la détention perpétuelle, il meurt en 1680. Fils d'un armateur breton, la carrière de Nicolas Fouquet connaît une ascension rapide, à l'image de l'emblème de sa famille, l'écureuil, et de sa devise " Quo non ascendet " (Jusqu'où ne montera-t-il pas ?). Intendant de Paris sous la Fronde, il donne à son poste une importance inespérée qu'il saura exploiter en gagnant les faveurs d'Anne d'Autriche et Mazarin. Nommé surintendant des finances, il a pour mission de renflouer le trésor vide d'un royaume en guerre et au bord de la banqueroute. Mais son bilan ne fait pas l'unanimité et il doit faire face aux attaques de Colbert, son rival, qui l'accuse de s'enrichir personnellement aux dépens du roi. Grand protecteur des lettres, des arts et des sciences, il fait travailler Le Brun et Le Nôtre dans ses somptueuses demeures de Saint-Mandé et de Vaux. Mécène, il tient salon et s'entoure d'une cour d'écrivains parmi lesquels Molière, La Fontaine, Corneille ou Madame de Sévigné. Un poste-clé au plus près du roi, des réseaux puissants à travers tout le royaume, un train de vie fastueux : autant de réussites qui vont conduire Fouquet à sa chute. Aidé par Colbert, Louis XIV décide, au terme d'un long procès de se débarrasser de cet homme devenu trop puissant.
