Stratégies américaines aux marches de la Russie
Dans les États qui bordent la Russie et qui faisaient partie de l'Union soviétique, les organisations non gouvernementales (ONG) américaines, notamment celles financées par le banquier Georges Soros, ont joué un rôle important dans le récent développement de nouveaux mouvements politiques. Ceux-ci, au nom de la démocratie, s'opposent à des dirigeants proches de la Russie qui étaient déjà au pouvoir à l'époque soviétique, ou à leurs successeurs directs, les uns et les autres ayant cependant accepté, à l'instar de Boris Eltsine, le pluripartisme et la liberté de la presse. Les mouvements d'opposition ont décidé d'en tirer avantage et les étudiants, qui y jouent un rôle important, ont reçu le soutien de professionnels de la presse et de la communication rétribués par les ONG américaines, celles-ci ayant pour but de réduire l'influence de la Russie et d'attirer ces républiques vers l'Union européenne. Lors de la publication des résultats électoraux, les mouvements d'opposition, pour dénoncer des fraudes, ont organisé d'importantes manifestations et celles-ci ont été considérées comme de véritables mouvements révolutionnaires. Aussi a-t-on parlé des " révolutions de couleur ", les partisans de l'une d'entre elles, en Ukraine, ayant choisi des foulards oranges comme signes de ralliement, la couleur étant aussi évoquée pour la révolution " des roses " en Géorgie et celle " des tulipes " en Kirghizie. Mais ces " révolutions " ont du bientôt compter avec l'influence de la Russie, qui a su utiliser l'arme de son gaz et de son pétrole, les rivalités d'intérêt entre ses adversaires et, aussi, de fidèles alliés comme la Biélorussie.
