Une saison à Venise
Marek ne rêve que d'une chose, partir à Venise avec sa mère comme elle le lui a promis. Mais nous sommes en 1939 et Hitler n'a cure des vacances des petits Polonais. Le garçon doit donc se résigner à passer l'été dans la maison de la tante Weronika, où il est rapidement rejoint par le reste de la famille. La guerre s'insinue peu à peu dans l'univers de l'enfant, doucement d'abord, puis de plus en plus violemment jusqu'au jour où une source miraculeuse jaillit de la cave et inonde le sous-sol. La maisonnée ne s'inquiète pas, bien au contraire : ils sont enfin à Venise. Avec les moyens du bord, ils reconstituent la ville et ses canaux, places et gondoles. Le vieux piano et les lampions sont descendus pour que la fête continue la nuit tombée. Et les rêves d'évasion se faufilent comme l'eau claire. Chronique d'une folie douce, ce roman simple et loufoque exalte le monde de l'enfance, des rêves et surtout de l'imaginaire, dernier rempart contre la barbarie.
